Statistiques

Vélo : les cyclistes se multiplient à Montréal

Les cyclistes qui empruntent les mêmes axes cyclables depuis longtemps auraient pu vous le dire sans problème : le nombre de cyclistes augmente constamment dans la métropole. Bonne nouvelle : ils ne voient pas double puisque Vélo Québec confirme la chose avec l’étude l’«État du vélo au Québec 2010 – Zoom sur Montréal» dévoilée hier à l’hôtel de ville de Montréal.

Pressé par le temps, je vous refile quelques citations du communiqué officiel de même que des chiffres intéressants. Ma petite réflexion : je suis convaincu que l’ajout d’infrastructures cyclables de qualité incite de plus en plus de citoyens à utiliser le vélo comme mode de transport. Si la tendance se maintient, avec l’objectif de la Ville de Montréal d’augmenter le nombre de voies cyclables chaque année, les cyclistes seront de plus en plus nombreux. Les rues de Montréal deviendront plus sécuritaires et conviviales pour les cyclistes. Plus de voies cyclables veut aussi sans doute dire moins de congestion sur certaines pistes. Résultat : tout le monde en sort gagnant. Sauf les écoliers qui, comme le rapporte Gabriel Béland dans La Presse, sont moins nombreux à utiliser le vélo pour se rendre à l’école. Est-ce parce qu’ils n’ont pas de casier à vélo?

Le vélo urbain à Montréal

Que ce soit pour les déplacements utilitaires, le loisir ou le sport, 731 000 adultes enfourchent un vélo. « Je suis heureux de constater que le vélo gagne de plus en plus d’adeptes. Montréal est une ville où il fait bon vivre et où il est agréable de faire du vélo. Les 530 km de voies cyclables, l’expansion de BIXI, l’application de mesures pour réduire la vitesse des automobilistes dans les rues résidentielles ne sont que quelques-unes des initiatives mises de l’avant par notre Administration pour répondre aux besoins des cyclistes et pour sécuriser leurs déplacements », de déclarer M. Michel Bissonnet, responsable des transports à la Ville de Montréal.

« Il n’y a pas de doute que l’engouement est réel, ajoute Mme Suzanne Lareau, présidente-directrice générale de Vélo Québec. Avec les progrès que nous enregistrons au cours des dernières années, la théorie selon laquelle les aménagements contribuent à l’augmentation de la pratique est vérifiée à 100%. Ce qui est aussi particulier à Montréal c’est la complémentarité des efforts de la Ville et de ceux des organisations citoyennes comme la nôtre dans le développement d’une véritable culture vélo, qui se construit avec des infrastructures mais aussi par l’animation urbaine, comme par exemple la Féria du vélo et l’adhésion récente de Montréal au mouvement Cycle Chic. Il est important de garder le cap et de s’assurer de la pérennité de tout cela ».

Le vélo, un moyen de transport de plus en plus utilisé à Montréal
L’État du vélo au Québec en 2010 – Zoom sur Montréal met en lumière plusieurs statistiques intéressantes :

  • 84 % des cyclistes empruntent les pistes et les voies cyclables ;
  • 82 % des jeunes de moins de 18 ans ont enfourché leur bicyclette cette même année ;
  • 52 % des Montréalais ont fait du vélo en 2010 ;
  • les cyclistes montréalais parcourent en moyenne 500 km par an.

Par ailleurs, ce qui distingue Montréal des autres villes québécoises, c’est l’usage que font les cyclistes de leur vélo. En 2010, 53 % des cyclistes utilisaient le vélo comme moyen de transport alors qu’en 2000, seulement 25 % l’utilisaient pour se déplacer. Si l’on compare Montréal aux autres municipalités, on constate que 22 % des cyclistes montréalais utilisent le vélo comme principal moyen de transport alors que le pourcentage atteint 11 % pour l’ensemble de la province. À titre d’exemple, dans l’arrondissement Le Plateau-Mont-Royal, 8,6 % des déplacements se font à vélo.

« L’aménagement de voies cyclables dans les grands axes nord-sud et est-ouest ainsi que la qualité de notre réseau cyclable expliquent la popularité du vélo à Montréal. D’ailleurs, notre priorité est de poursuivre le développement, de favoriser les déplacements dans l’île et de desservir les grands pôles de services où se trouvent à la fois les hôpitaux, les universités, les centres commerciaux et les grandes entreprises », de rajouter M. Bissonnet.

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Les vélos en libre-service très populaires à Dublin

Quel est le secret du succès du système de vélo en libre-service de Dublin ? titre le blogue vélo du journal anglais The Guardian. Bonne question puisque le système compte déjà 58 000 abonnés et 2,2 millions de trajets effectués depuis son implantation il y a deux ans.

Considéré comme étant l’un des plus populaires au monde, selon l’article, chaque vélo de Dublinbikes a fait 2 200 trajets au cours de la première année, soit pas mal plus que les Borisbikes de Londres avec 1 000 trajets.

JC Decaux, la compagnie derrière les Vélib’ de Paris, s’occupe du système. Trois facteurs expliquent le succès de l’opération vélo selon Jason Frehill de la Ville de Dublin : la population a tout de suite adopté le système et en prend grand soin, l’emplacement des stations a été soigneusement étudié et le service de JC Decaux est à la hauteur des attentes des utilisateurs du système.

Il faut préciser que l’adoption de la population a sans doute été facilitée par le coût annuel de seulement 10 euros. Comme dans plusieurs autres villes dans le monde, les 30 premières minutes d’utilisation sont gratuites.

Plusieurs personnes, en raison des frais d’entretien d’un vélo ou de la peur de se le faire voler, ont décidé d’utiliser le vélo en libre-service.

Un plan de développement 

Pas surprenant que Dublin souhaite développer un réseau aussi populaire. De 550 vélos et 44 stations, le système devrait passer sous peu à 5 000 vélos et 300 stations. Ces dernières seront notamment installées en banlieue. La Ville de Dublin souhaite également développer son réseau cyclable.

Statistiques vélo

– La durée moyenne d’un trajet est de 13 minutes.

– Le nombre d’abonnés est de 58 000.

– 2,2 millions de déplacements ont été effectués depuis le lancement du système.

– 97 % des trajets sont gratuits (moins de 30 minutes).

– 67 % des abonnés à long terme sont des hommes.

– 57 % des abonnés à long terme sont âgés de 18 à 35 ans.

– Journée la plus occupée : 13 juillet 2011 avec 6 280 locations.

Les cyclistes de plus en plus nombreux à New York

Ils seraient environ 19 000 à utiliser leur vélo quotidiennement pour effectuer leurs déplacements à New York, selon un communiqué émis par la mairie de la ville. C’est 2 300 de plus qu’au printemps.

Selon la ville, les déplacements à vélo ont augmenté de 262 % depuis 2000, alors qu’entre cette année-là et 2010, le risque d’être victime d’une blessure grave à vélo aurait chuté de 72 %.

Au cours des dix dernières années, New York a pris un vrai virage sur deux roues en ajoutant près de 650 kilomètres de voies cyclables à son réseau, soit près de 65 kilomètres par année. Les villes de Los Angeles et de Chicago comptent également agrandir leurs réseaux cyclables.

New York compte ses cyclistes différemment des autres villes américaines qui se basent généralement sur des sondages ou le recensement. Afin d’avoir une idée plus exacte du nombre de cyclistes qui circulent dans ses rues, ceux-ci sont comptés à six endroits, toujours les mêmes, depuis 1985 alors que 3 440 cyclistes par jour avaient été dénombrés.

Les New-Yorkais en faveur des voies cyclables

Un sondage révèle que les New-Yorkais sont en faveur de l’aménagement d’infrastructures pour les cyclistes. Pas tous, puisque certains poursuivent même la Ville afin de démanteler des voies cyclables protégées.

New York s’apprête par ailleurs à annoncer l’arrivée du vélo en libre-service dans ses rues.

Via @flipphandle sur Twitter

BIXI : à qui appartient la responsabilité des blessures de ses utilisateurs?

Le nombre de blessures liées à la pratique du vélo reste stable au Canada depuis 2001, rapporte La Presse. Or, selon le Dr Jean-Marc Troquet, chef des urgences au Centre universitaire de santé McGill, l’arrivée du BIXI est responsable d’une augmentation du nombre d’accidents à vélo à Montréal. La faute à qui? À ses utilisateurs!

Dans l’article, il est mentionné que beaucoup d’utilisateurs de BIXI ne portent pas de casque. Je roule à vélo tous les jours et je constate pour ma part que de plus en plus de gens qui utilisent BIXI en portent un. Simple observation qui n’a rien de scientifique. Ce ne sont pas tous les cyclistes qui ont leur propre vélo qui portent un casque non plus. Quant à l’insouciance des utilisateurs de BIXI… disons que ce ne sont pas tous des cyclistes expérimentés. Or, une personne qui s’achète son propre vélo et qui commence à en faire sera moins expérimentée qu’un utilisateur régulier de BIXI. Et un conducteur qui vient d’obtenir son permis de conduire représente également un grand danger. Il me semble qu’on devrait également parler de ces derniers!

D’un côté, l’arrivée de plusieurs cyclistes dans les rues de Montréal qui ne portent pas de casque peut mener à plus de traumatismes crâniens. Or, avant de blâmer les utilisateurs de BIXI, il faut déterminer à qui appartient la responsabilité de l’accident comme dans tous les cas de collision.

Le Dr Patrick Morency, de la Direction de la santé publique de Montréal, indique de son côté que BIXI est une bonne nouvelle puisque le vélo est bon pour la santé. Il dit que ce n’est pas BIXI qui est problématique, mais le manque de sécurité de certaines routes. Il recommande de continuer d’améliorer les infrastructures pour les cyclistes. Comment ne pas être d’accord avec lui? J’ajouterais que de respecter le désuet Code de la sécurité routière n’est pas une mauvaise idée non plus malgré son petit côté archaïque.

Statistiques vélo

Un autre article de La Presse mentionne que, selon le rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé, les traumatismes crâniens ont diminué depuis 2001 (907 à 665) et que le nombre d’accidents est resté stable à 4300.

Vélo Québec rappelle que plus il y a de cyclistes dans les rues, plus ils deviennent visibles aux yeux des automobilistes.

J’ajouterais que parfois, ça fait plus de cibles mouvantes et que des points sont rattachés selon qu’on frôle dangereusement un cycliste ou qu’on ne respecte pas sa priorité, mais bon, je vais m’abstenir.

Vélib’ célèbre ses 100 millions de déplacements

Vélib, le vélo en libre-service parisien, a récemment célébré ses 100 millions de trajets effectués depuis son lancement le 15 juillet 2007.

Pour l’occasion, une station, située avenue de Verdun, a été transformée en plateau de télévision pour une journée. Une initiative quand même originale. Un univers burlesque de jeu télévisé japonais accueillait les cyclistes.

Statistiques Vélib’

En mars, Vélib’ a enregistré 2 258 174 trajets. La moyenne a été de 80 000 à 120 000 locations quotidiennes. Des chiffres qui donnent le vertige! 72 % des locations sont effectuées par des abonnés annuels, au nombre de 167 000, et 28 % par des utilisateurs occasionnels. 11 millions de billets 1 jour  et 7 jours ont été achetés depuis le lancement de Vélib’.

Le réseau compte 20 000 vélos et 1 800 stations. Chaque vélo a parcouru plus de 16 000 kilomètres.

Oui oui, vous avez bien vu. Il s’agit de l’humoriste québécois Anthony Kavanagh dans la première vidéo!

Tiré du blogue de Vélib’ : 

* Bon à savoir : « Yatta » est une expression nippone signifiant « On l’a fait! » et symbolisée par un geste de la main en forme de « V » de Victoire… ou de Vélib’!

Merci à Lucie, une touriste québécoise en vacances chez sa sœur qui,  piégée par cette « surprenante et amusante » opération, garde un souvenir mémorable de son séjour à Paris!

Kifkif : une campagne de sécurité à vélo

Que tous les usagers de la route partagent celle-ci de façon sécuritaire, c’est un peu pas mal la raison d’être de ce blogue. Si tout le monde le faisait avec le sourire en plus, ne serait-ce pas génial?

La Ville de Montréal, le SPVM et la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) ne vont pas aussi loin dans leurs voeux. Ce qui ne les a pas empêché de lancer mardi une campagne de sécurité à vélo appelée kifkif qui se déroulera tout au long de l’été.

Les comportements à risque, une responsabilité partagée

La campagne mise sur la responsabilité partagée entre automobilistes et cyclistes et encourage les usagers à partager la route de manière sécuritaire. « Le vélo connaît une popularité croissante à Montréal. Notre administration pose les gestes nécessaires pour que le réseau cyclable montréalais évolue et que les déplacements à vélo s’intègrent à notre mode de vie. Aux abords des zones de construction de nouvelles voies cyclables, comme sur les voies cyclables existantes, chaque Montréalais doit s’impliquer personnellement et modifier ses comportements à risque »,  de dire Claude Trudel, responsable de la sécurité publique à la Ville de Montréal.

Les infractions les plus fréquentes

Selon l’inspecteur-chef Stéphane Lemieux du SPVM, « les comportements à risque sont autant attribuables aux cyclistes qu’aux automobilistes. D’un côté, l’infraction la plus fréquente commise par les conducteurs est de ne pas céder le passage aux cyclistes lors d’un virage à une intersection. Nos policiers porteront une attention particulière à ce type d’infraction cet été. Nous invitons aussi les automobilistes à faire preuve de vigilance lorsqu’ils ouvrent leur portière, cette simple action peut s’avérer dangereuse pour les cyclistes qui circulent le long des voitures stationnées et passible d’un constat d’infraction. De l’autre côté, les cyclistes doivent s’immobiliser aux feux rouges et circuler dans le même sens que la circulation. Il est aussi important pour le cycliste de respecter les piétons et marcher à côté de leur vélo lorsqu’ils circulent sur les trottoirs. »

Statistiques sur les accidents à vélo

« Au Québec en 2010, 19 cyclistes sont décédés sur nos routes, soit 3 de plus qu’en 2009. Le nombre de décès pour cette catégorie d’usagers de la route a varié entre 12 et 20 par année depuis 2005. Les collisions impliquant un vélo et un véhicule sont à la source de la majorité des décès chez les cyclistes, soit de plus de 80 % de ces décès. Ces collisions sont aussi responsables de 20 à 25 % des hospitalisations chez les cyclistes. La SAAQ profite de cette activité pour rappeler quelques règles de sécurité à suivre afin de diminuer les risques d’accident. Ainsi, les cyclistes doivent respecter la signalisation, signaler leurs intentions et être visibles. Les automobilistes, pour leur part, sont invités à laisser un espace d’au moins 1 mètre entre leur véhicule et les cyclistes lorsqu’ils les dépassent », de dire Mme Sanschagrin de la SAAQ.

Les réactions sur Twitter

Voilà pour le communiqué. Maintenant, qu’en pensent les cyclistes et autres usagers de la route.

Sur Twitter, après #velomtl, un nouveau mot-clé a vu le jour, #kifkif. Voici quelques commentaires publiés après l’annonce mardi matin :

_VeloCite : Moi aussi je suis #kifkif : Chaque fois qu’on manque de me tuer par distractions, je passe sur une rouge! #VELOmtl

À venir sur @OpenFileMtl : l’absence de statistiques sur les accidents entre cyclistes ou cyclistes et piétons. #kifkif #velomtl

@perdlespedales : @RoulerMontreal Il y a beaucoup d’entités « garnementales » qui n’ont jamais vu la #Vélorution venir, ou qui ne veulent pas y croire! #VeloMtl

@MrioGrnier : Ce sera ça le Kif-Kif du @spvm; des tickets aux cyclistes et demander aux automobilistes de faire attention? http://bit.ly/j84Kka #velomtl

Suivez @Rouleravelo sur Twitter!

Dépliant

Il est possible de télécharger le dépliant de la campagne kifkif en cliquant ici.