Dans les médias

Cyclistes : petite différence entre le Journal de Montréal et La Presse

La façon dont les médias abordent la question du comportement des cyclistes donne parfois froid dans le dos.

Je suis tout à fait d’accord pour que l’on parle autant des comportements fautifs des cyclistes que ceux des automobilistes ou des piétons. Or, la mode cet été est plutôt d’axer le propos sur les cyclistes. C’est, je n’en doute pas, le groupe d’usagers de la route qui suscite le plus de mécontentement ces temps-ci.

Une des raisons pourrait être que la population s’est habituée à voir des piétons traverser n’importe où et n’importe quand. Elle s’est aussi faite à l’idée de circuler parmi des automobilistes trop pressés pour effectuer un arrêt au complet, s’immobiliser à un feu qui vient de tourner au rouge ou respecter les limites de vitesse. Il faut le rappeler, le chiffre indiqué sur le panneau est le maximum, pas la vitesse suggérée.

Pour ce qui est des cyclistes, ils sont beaucoup plus nombreux sur les routes de la métropole depuis quelques années. Sont-ils nécessairement plus délinquants qu’avant en pourcentage? Comme ils y en a davantage, les comportements fautifs se sont sans doute multipliés, mais règle générale, on ne parle encore que d’une minorité. Difficile à comptabiliser toutefois.

Tout ça n’a absolument rien de scientifique. C’est une simple observation. Parce que c’est souvent de cela dont il s’agit quand on lit des articles de journaux. Des observations effectuées au coin d’une rue pour voir combien de cyclistes brûlent des feux rouge, circulent avec des écouteurs sur les oreilles, etc. Je n’ai rien contre ces exercices. Il faut assumer. Par contre, j’ai peut-être la mémoire courte, mais je ne me rappelle pas avoir vu une page couverture de journal accuser de façon si directe des automobilistes qui roulaient trop rapidement ou qui faisaient leur arrêt en ralentissant seulement.

Je reproduit ici deux unes de journaux pour le simple plaisir de vous montrer à quel point un sujet semblable peut être traité différemment. Le Journal de Montréal étant, comme d’habitude, beaucoup plus agressif dans son approche que La Presse. Pour ce qui est de présenter les cyclistes comme des criminels en liberté, bien joué JdeM.

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BIXI : à qui appartient la responsabilité des blessures de ses utilisateurs?

Le nombre de blessures liées à la pratique du vélo reste stable au Canada depuis 2001, rapporte La Presse. Or, selon le Dr Jean-Marc Troquet, chef des urgences au Centre universitaire de santé McGill, l’arrivée du BIXI est responsable d’une augmentation du nombre d’accidents à vélo à Montréal. La faute à qui? À ses utilisateurs!

Dans l’article, il est mentionné que beaucoup d’utilisateurs de BIXI ne portent pas de casque. Je roule à vélo tous les jours et je constate pour ma part que de plus en plus de gens qui utilisent BIXI en portent un. Simple observation qui n’a rien de scientifique. Ce ne sont pas tous les cyclistes qui ont leur propre vélo qui portent un casque non plus. Quant à l’insouciance des utilisateurs de BIXI… disons que ce ne sont pas tous des cyclistes expérimentés. Or, une personne qui s’achète son propre vélo et qui commence à en faire sera moins expérimentée qu’un utilisateur régulier de BIXI. Et un conducteur qui vient d’obtenir son permis de conduire représente également un grand danger. Il me semble qu’on devrait également parler de ces derniers!

D’un côté, l’arrivée de plusieurs cyclistes dans les rues de Montréal qui ne portent pas de casque peut mener à plus de traumatismes crâniens. Or, avant de blâmer les utilisateurs de BIXI, il faut déterminer à qui appartient la responsabilité de l’accident comme dans tous les cas de collision.

Le Dr Patrick Morency, de la Direction de la santé publique de Montréal, indique de son côté que BIXI est une bonne nouvelle puisque le vélo est bon pour la santé. Il dit que ce n’est pas BIXI qui est problématique, mais le manque de sécurité de certaines routes. Il recommande de continuer d’améliorer les infrastructures pour les cyclistes. Comment ne pas être d’accord avec lui? J’ajouterais que de respecter le désuet Code de la sécurité routière n’est pas une mauvaise idée non plus malgré son petit côté archaïque.

Statistiques vélo

Un autre article de La Presse mentionne que, selon le rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé, les traumatismes crâniens ont diminué depuis 2001 (907 à 665) et que le nombre d’accidents est resté stable à 4300.

Vélo Québec rappelle que plus il y a de cyclistes dans les rues, plus ils deviennent visibles aux yeux des automobilistes.

J’ajouterais que parfois, ça fait plus de cibles mouvantes et que des points sont rattachés selon qu’on frôle dangereusement un cycliste ou qu’on ne respecte pas sa priorité, mais bon, je vais m’abstenir.

Un chauffeur d’autobus fait ses recommandations aux cyclistes

Richard Dion, chauffeur d’autobus et cycliste, a répondu dans les pages de La Presse à l’opinion de Christian Déjoieà propos des chauffeurs anticyclistes dans une lettre intitulée Rangez votre vélo.

Il explique sa version des choses alors qu’il se trouve sur le siège du chauffeur d’autobus et qu’il doit composer avec des cyclistes sur la route. Je suis d’accord avec certaines de ses affirmations et en désaccord avec d’autres.

Je vous laisse lire ce qu’il dit à propos du comportement de certains cyclistes qui, à l’entendre, prennent d’assaut les autobus dans les rues de Montréal.

Je vais plutôt m’attarder sur les rues que M. Dion déconseille d’emprunter si on veut rouler en toute sécurité.

Rues à éviter

Il mentionne la piste cyclable de la rue Saint-Urbain de même que les rues Saint-Denis (pas beaucoup de place, c’est vrai), Saint-Laurent, Beaubien (pas toujours très large), Rosemont (une vrai autoroute), Jean-Talon, du Parc et Sherbrooke (dans l’est du moins selon moi).

Je pense que M. Dion aimerait bien que les cyclises suivent à la lettre ses recommandations et qu’il n’ait plus à partager la voie publique avec des cyclistes sur son trajet. Ça ne risque pas d’arriver de sitôt.

Personnellement, mon vélo est presque mon unique moyen de transport six mois par année. Et je l’utilise tant pour le travail que pour les sorties et les achats. Pas trop pratique donc d’éviter les principales rues où sont situées les commerces. Oui, il peut y avoir des aménagements cyclables dans des rues secondaires pour la circulation de transit. Mais cela n’enlève pas le besoin pour le même type d’aménagements dans les rues commerciales puisque les cyclistes sont aussi des consommateurs.

Monsieur Dion termine ainsi sa lettre :

« Alors, M. Déjoie, si l’idée de sauver votre propre vie ne vous est pas venue toute seule, n’exigez pas que les autres s’en chargent à votre place. Rangez votre vélo. »

Ouaip, la cohabitation vélos-bus ne va pas mieux dans les pages de La Presse que dans les rues de Montréal!

Le conducteur qui a happé deux cyclistes à Montréal sera accusé de conduite avec facultés affaiblies + cycliste happé mortellement à Saint-Rémi

Cliquez sur l'image afin de visionnner la vidéo de TVA.

L’article de la journaliste Valérie Simard sur Cyberpresse a été mis à jour hier.

On y apprend que le conducteur ayant happé deux cyclistes dans la nuit de vendredi à samedi à Montréal et qui a ensuite pris la fuite avant d’être arrêté quelques coins de rues plus loin sera accusé de conduite avec facultés affaiblies ayant causé des lésions corporelles et de délit de fuite ayant causé des lésions corporelles.

Je ne connais pas les peines qui sont associées à de telles accusations, mais rappelons que le jeune homme de 22 ans est toujours à l’hôpital et que son état est critique. La jeune femme de 21 ans a été traînée sur 75 mètres environ par le conducteur du véhicule. Elle repose également dans un état critique à l’hôpital, mais on ne craint pas pour sa vie. L’accident est survenu vers 3 h 35 au coin de la rue Beaubien et de l’avenue du Parc.

Précision : je ne sais pas comment la police a eu l’information, si elle vient du conducteur ou d’un témoin, toujours est-il que selon la police, les cyclistes ne se sont pas immobilisés au feu rouge. Vous me connaissez. Je suis en faveur du respect du Code de la sécurité routière même si je le trouve désuet quant aux articles de loi qui abordent les bicyclettes. Or, le respecter permet non seulement bien souvent d’éviter des accidents, avec des automobilistes, d’autres cyclistes ou des piétons, mais il permet également une cohabitation plus respectueuse de tous ces groupes d’usagers de l’espace urbain dévoué aux transports. Bien entendu, conduire avec des facultés affaiblies quand on est au volant d’une voiture est 100 fois plus dangereux que de brûler un feu rouge quand on est cycliste. On a qu’à se demande qui se retrouve dans un état critique à l’hôpital aujourd’hui. J’espère sincèrement que ces deux personnes s’en remettrons bien.

Le conducteur de 21 ans a comparu par vidéoconférence et sera de retour au palais de justice de Montréal lundi prochain. Il restera derrière les barreaux d’ici-là.

Réactions

Je vous invite à lire les commentaires publiés à la suite de mon billet précédent qui annonçait l’accident. Les opinions sont variées. Certains reprochent aux cyclistes d’avoir brûlé leur feu rouge. Effectivement, quand on ne fait pas ses arrêts obligatoires, on s’expose à plus de danger. D’autres pointent du doigt l’automobiliste et ses facultés affaiblies. Certains commentaires ne seront pas publiés puisqu’ils comportent des insultes envers d’autres internautes. Je modère sans censurer, mais les insultes ne font rien pour améliorer le dialogue entre cyclistes et automobilistes et il me tient à coeur que cet échange soit le plus constructif possible. La gravité de la situation ne doit pas nous autoriser à niveler par le bas nos interventions. Ce qui ne veut pas dire que ces commentaires, outre les insultes, ne comportent pas des éléments pertinents.

Cycliste happé mortellement à Saint-Rémi

Par ailleurs, un cycliste a été happé mortellement dans la nuit de samedi à dimanche à Saint-Rémi en Montérégie. L’accident a eu lieu sur le rang Notre-Dame vers 1 h 30 du matin. Selon cet article, « l’impact a été si brutal que le cycliste est resté coincé dans le pare-brise du véhicule, voilant la vue du conducteur, qui a terminé sa course contre un silo à grain. » Il est mentionné que l’alcool et la vitesse pourraient être en cause dans cet accident.

Veuillez svp prendre note que je suis pas commandité par un célèbre quotidien montréalais qui fait ses choux gras de ce genre d’articles. Je me questionne toujours à savoir si ne c’est pas un peu malsain d’écrire sur les cyclistes décédés. Puis je me dis qu’il faut dénoncer la situation, voir ce qui peut être fait pour que ça ne se reproduise plus et faire en sorte que les coupables soient punis.

Selon une mise à jour effectuée dans la journée, l’alcool et la vitesse ne seraient plus en cause. Les policiers tentent de déterminer si c’est le cycliste qui roulait dans la rue ou l’automobiliste qui a effectué une manœuvre ayant causé le décès du cycliste. Des prélèvements sanguins seront effectués tant sur l’automobiliste que sur le cycliste.

Un cycliste dénonce le comportement dangereux de certains chauffeurs de la STM

Lettre ouverte dans La Presse de ce matin. Un cycliste dénonce le comportement «particulièrement agressif de la part de certains chauffeurs de la STM».

Christian Déjoie de Montréal explique la manoeuvre traditionnelle utilisée par les chauffeurs afin de coincer les cyclistes qui, selon ces chauffeurs, n’auraient pas leur place dans la circulation.

La police ne fait rien puisqu’elle n’a pas vu elle-même l’incident. Quant à la plainte formulée à l’endroit de la STM par le cycliste, on verra bien le résultat.

Personnellement, j’ai été chanceux jusqu’à maintenant. Même si je déteste rouler sur une rue au même rythme ou presque qu’un autobus, la cohabitation est au rendez-vous. Mais je ne doute pas un instant des mésaventures vécues par ce cycliste ou par d’autres à Montréal. Les citoyens au volant de leur automobile ne sont pas les seuls à adopter des comportements dangereux à l’égard des cyclistes, c’est impossible. Mais ça ne veut pas dire que tous les chauffeurs de la STM agissent ainsi.

C’est pourquoi je demande à ceux qui respectent les cyclistes de sensibiliser les autres. Peut-être que la STM pourrait sensibiliser ses chauffeurs à la réalité de conduire un autobus dans une grande ville comme Montréal où, ce n’est pas nouveau, circulent de plus en plus de cyclistes.

Le nombre de roues de son véhicule ne doit pas être un frein à une cohabitation harmonieuse sur la route.

Des vélos en libre-service dans les banlieues? Pourquoi pas.

Bixi s’implantera-t-il un jour jusque dans les banlieues? C’est la question que se posait Jean-Patrice Desjardins, journaliste de Saint-Jérôme, lors qu’il a écrit l’article intitulé L’arrivée du Bixi dépendra d’un changement de culture dans L’écho du Nord. C’est une question très pertinente puisque les systèmes de vélos en libre-service ne sont pas réservés aux grandes villes.
D’après l’article, les systèmes de vélos en libre-service sont surtout populaires en Europe (et de plus en plus en Amérique du Nord aussi). Michel Philibert de la Société de vélo en libre-service estime qu’il faut une très forte volonté municipale pour qu’un système soit implanté dans une municipalité. M. Philibert juge que la chose n’est pas impossible pour Saint-Jérôme. Certains endroits rassembleurs doivent agir comme incitatifs pour se déplacer à vélo. Bien entendu, une étude de faisabilité est nécessaire avant de se lancer dans l’aventure. Des étudiants du secondaire monteraient un projet pour que la ville de Banff en Alberta accueille un système de vélo en libre-service.

Du côté de la Ville de Saint-Jérôme, on est d’avis qu’un organisme devrait prendre en main un projet d’implantation d’un tel service. M. Philibert rappelle que le succès d’un service comme Bixi dépend notamment de l’infrastructure mise en place afin de créer de nouvelles habitudes dans la population.

Je suis d’accord avec lui. Il faut d’abord construire des infrastructures, pour le vélo en libre-service et pour les cyclistes en général, peu importe la ville, afin que les usagers des vélos aient accès à des trajets sécuritaires, mais aussi rapides et efficaces. Pas question d’immenses détours au nom de la sécurité. Il faut adapter l’espace urbain traditionnellement réservé aux voitures, et ce, en banlieue aussi! Ce n’est certainement pas la place qui y manque.

Bixi dans les quartiers périphériques de Montréal

Nombreux sont les Montréalais qui rongent leur frein en pensant à tous les coins de rues de leur quartier qui pourraient accueillir une station Bixi. J’en fais partie! Les quartiers centraux commencent à être bien pourvus de stations Bixi, mais les quartiers un peu plus en dehors du centre, peu importe la direction, demeurent largement sous-représentés au chapitre de la représentativité. Vrai, Bixi doit se développer de manière tentaculaire afin qu’il y ait toujours des stations à proximité les unes des autres. Souhaitons seulement que la prochaine saison verra le réseau se développer davantage.

Piste cyclable de la Place des festivals : « zone de guerre piétons-cyclistes » selon Vélo Québec

La cohabitation piétons et des cyclistes sur la portion de la piste cyclable Claire-Morissette, qui longe le boulevard de Maisonneuve à la hauteur de la Place des Arts, est une véritable « zone de guerre pour les cyclistes et les piétons », dénonce Vélo Québec dans un article du Devoir.

La situation a été évoquée à de nombreuses reprises au cours des derniers mois. L’absence de démarcation claire entre le trottoir et la piste cyclable cause bien des maux de tête, tant aux cyclistes qu’aux piétons. Et on ne peut blâmer ces derniers. Ils circulent dans un endroit où il y a beaucoup de choses à voir alors ils regardent partout sans se soucier de la piste cyclable puisque celle-ci n’y est pas particulièrement visible à cet endroit.

De plus, chaque fois qu’il y a un événement, la piste est en partie bloquée, ce qui force les cyclistes à emprunter des aménagements qui ne sont pas toujours dignes d’un des plus grands axes cyclables de la métropole.

La Ville sécurisera la piste

La Ville de Montréal se dit consciente des problèmes et préoccupée par la situation. Elle procédera à quelques améliorations afin de sécuriser la piste lorsque la saison des festivals sera terminée. Elle effectuera un nouveau marquage de la piste entre Clark et De Bleury, installera des lampadaires et des panneaux de signalisation.

 

Cycliste septuagénaire agressée par un automobiliste

Un crime dégueulasse. Pardonnez le vocable, mais vraiment, c’est la bonne terminologie compte tenu de la situation.

Une cycliste septuagénaire a chuté de son vélo dimanche soir après avoir été poussée par un automobiliste qui roulait à côté d’elle, selon cet article du Nouvelliste. La cycliste roulait sur l’accotement lorsqu’un automobiliste a ralenti à sa hauteur. Il roulait dans la même direction qu’elle. Des témoins racontent que le passager du véhicule a sorti le bras afin de pousser la cycliste par terre. Le tout s’est déroulé à Bécancour.

Je rêve ou quoi??? Il existe des imbéciles dans ce monde c’est incroyable!

Le geste était prémédité selon le fils de la victime puisque le véhicule a ralenti. Le conducteur et le passager ont donc discuté de ce qu’ils allaient faire. La dame est septuagénaire, ça veut dire dans les 70 ans. Non mais, je fulmine là!

Des automobilistes qui ont vu la scène ont suivi les criminels, noté le numéro de la plaque d’immatriculation, appelé la police et sont retournés afin de porter secours à la victime.

Celle-ci s’en sort avec des éraflures, des ecchymoses aux bras et aux jambes et une bonne peur. Elle est sortie de l’hôpital, mais est sous le choc.

La Sûreté du Québec enquête

Au Québec, les crimes contre les cyclistes sont la plupart du temps impunis. La police qualifie ceux-ci de « bête accident » même lorsqu’une personne décède. Il existe un no fault qui n’a pas sa raison d’exister lorsqu’il s’agit d’un accident ou d’un crime contre des plus petits que des véhicules motorisés.

Je vous invite à indiquer clairement à la Sûreté du Québec, qui est en charge de l’enquête, que vous vous attendez à ce que des accusations soient déposées contre ces criminels. Je suis mieux de ne pas entendre un « bête accident » sortir de la bouche d’un policier.

Oui, je fulmine encore.

La SQ sur Twitter.

La SQ Bécancour (responsable de l’enquête) : 819 298-2211 de 8 h 30 à 16 h 30 tous les jours.

La nouvelle suscite, et avec raison, une vague d’indignation dans la communauté cycliste sur Twitter.