Aucune accusation pour avoir agressé une cycliste sexagénaire

Aucune accusation ne sera déposée contre le criminel en voiture qui a poussé une cycliste de 67 ans par terre en étirant le bras hors du véhicule à Bécancour le 26 juin dernier. Malgré les témoins, le passager s’en tire, tout comme le conducteur, puisque l’enquête ne permet pas de déterminer qui exactement se trouvait à l’intérieur du véhicule au moment où le crime a été commis.

Gabriel Béland de La Presse a écrit un article sur le sujet.

Après l’agression totalement gratuite survenue sur la route 132, des témoins avaient transmis une description du véhicule et le numéro de plaque à la Sûreté du Québec. Le véhicule a été localisé, mais son propriétaire a refusé de parler aux enquêteurs.

La victime s’en est tirée avec des blessures mineures.

L’enquête n’est pas fermée, mais…

Comme le mentionne cet article, le fils de la victime, Stéphane Godin, n’en revient tout simplement pas. Il s’est plaint de cette situation au ministre québécois de la Sécurité publique. Il veut empêcher que l’agresseur ne sévisse encore une fois. La Sûreté du Québec indique que l’enquête ne doit pas être considérée comme fermée.

Je me demande bien ce qu’elle pourra faire maintenant. Un appel au public a été lancé afin d’identifier clairement qui était dans le véhicule au moment de l’agression. Mais j’imagine que les témoins ont déjà été interrogés. Et il ne doit pas y avoir beaucoup de caméras de surveillance sur la route 132.

Je n’en reviens pas que quelqu’un ait pu dans un premier temps faire quelque chose comme ça. Je ne comprends pas plus comment une telle personne peut refuser de collaborer avec la police. La moindre des choses serait de reconnaître le geste posé. Mais non. Ces deux criminels vont continuer à rouler en voiture dans ce coin là et personne ne pourra rien faire.

C’est inimaginable. Ça donne non seulement une mauvaise image à la police, mais cela contribuera également à créer un sentiment d’insécurité dans la population comme à chaque fois qu’un acte criminel n’est pas suivi d’une condamnation. Surtout qu’il y avait des témoins! Le détecteur de mensonges ne pourrait-il pas être obligatoire?

La SQ sur Twitter.

La SQ Bécancour (responsable de l’enquête) : 819 298-2211 de 8 h 30 à 16 h 30 tous les jours.

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6 commentaires

  1. me semble que si le propriétaire de l auto refuse de collaborer avec les enquêteur de la police, il pourrait être accusé d entrave au travail des policiers??

  2. Je peux comprendre la réticence de la police à porter des accusations sans être certain de la personne qui était dans le véhicule. Mais il y a des témoins qui disent que c’est ce véhicule, le propriétaire doit bien savoir qui était dans le véhicule à ce moment là non?

    C’est pas une simple cas d’accident bête: c’est une agression. Quand on sait en plus qu’une simple chute à pied peut causer la mort chez les personnes âgées, ici c’est bien pire.

    Si on les poursuit pas pour le geste, le propriétaire devrait au moins être poursuivi pour entrave au travail des policiers.

  3. Au Québec, il faut identifier formellement et avec certitude qui a fait le geste et même parfois, la police ne pousse pas davantage les accusations quand il détienne le coupable. Une fois, un véhicule accroche le mien. Tous les 2, on s’arrête mais sur des chemins perpendiculaires mais moi en dernier car ma fille de 6 ans est sur la banquette arrière et je dois être certain de mettre le véhicule en sécurité. J’ai vu que le conducteur (un homme de taille moyenne) avait regardé ses dommages sur sa « minoune » et il paraissait coopérer mais je ne l’ai jamais vraiment vu de proche. Lorsque quelques secondes plus tard j’arrive pour régler le constat, le conducteur avait fuit les lieux. J’avais bien pris soin d’identifier le véhicule et le no de plaque cependant. Après enquête, le véhicule appartient à une madame qui n’habitait pas du tout dans le secteur de l’incident. Aucune coopération (elle doit bien connaître qui conduisait à ce moment). Et bien, même loi, même résultat, pas de coupable et c’est moi qui fait les frais.

    Même chose il y a quelques années, je suivais un pickup sur Marie-Anne au coin de la rue St-Denis. Il y a 2 personnes à bord. Le conducteur veut faire un stationnement parallèle, il a de l’espace mais il tourne ses roues à l’inverse provocant un accrochage tellement puissant que la petite VW lève de terre. Les 2 personnes fuient les lieux et reviennent se garer un peu plus loin sur Marie-Anne. Beaucoup de dommages sur les 2 véhicules (surtout sur la petite voiture) évidemment, je vois tout cela et avec un autre témoin dans une pizzeria au coin de la rue, on laisse les informations nécessaires sur le véhicule endommagé. Quelques temps plus tard, un constable me contacte et me demande si je peux identifier les 2 occupants que je croyais sûrement ivres au moment de l’incident. Eh bien non, je ne les ai vu que de dos. Encore, une fois, pas de coupables.

    Plus récemment, un chauffard « distrait » recule sur environ 100 mètres dans une rue à sens unique, il traverse même une intersection à reculons à une vitesse assez élevée mais frappe violemment une voiture stationnée de l’autre coté de l’intersection. Il regarde par la fenêtre et repart comme si de rien n’était. Je fais quelques choses que je n’aurais pas dû faire car c’est proche de chez moi, je cours après lui à pied jusqu’à un arrêt et lui demande s’il va fuir ses responsabilité. Il feint l’innocence mais je lui dit que j’appellerais la police. C’est ce que je fis et pas le choix, le conducteur est resté près des lieux de l’incident. La police me demande ma version et lui la sienne. Après avoit obtenu sa version, le policier revient me voir et me dit que la personne croyait qu’elle avait heurté une poubelle. J’ai dit à la police que s’était une farce ou quoi, qu’il n’avait qu’à regarder les dommages et que c’est franchement bidon cette histoire de poubelle et que le conducteur avait fait un délit de fuite. Encore une fois, pas d’arrestation, c’est ce laxisme qu’on applique au Québec, pas surprenant dans l’histoire de la cycliste de 67 ans qu’on vive le même résultat, mais cette fois-ci, c’est un décès.

    Une fois, j’étais avec mon vélo sur la rue St-Hubert et je me fais frôlé par un camion à 2 reprises. Après la première fois, j’ai crié au conducteur de faire attention et c’est la 2ième fois qu’il m’a frôlé encore plus prêt avec son mastodonte de façon délibéré. Au coin de René-Lévesque, il y a un véhicule de police et je lui dit ce que le camion venait de me faire. Est-ce qu’il vous a touché m’a-t-il demandé? Non. Eh bien, on ne peut rien faire et que même s’il m’avait heurté, il aurait pu se défendre en disant qu’il ne m’avait pas vu. Le policier m’a recommandé d’utiliser la parole pour me défendre…

  4. C’est honteux. Je seconde la proposition californienne et je crois également qu’il serait temps d’avoir de tels recours pour cyclistes au Québec. J’inviterais notre cher blogueur qui a une si belle plume à écrire une lettre d’opinion à être publiée dans les journaux invitant les gens aux respect et surtout le gouvernement à créer des lois nous protégeant.

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