Un chauffeur d’autobus fait ses recommandations aux cyclistes

Richard Dion, chauffeur d’autobus et cycliste, a répondu dans les pages de La Presse à l’opinion de Christian Déjoieà propos des chauffeurs anticyclistes dans une lettre intitulée Rangez votre vélo.

Il explique sa version des choses alors qu’il se trouve sur le siège du chauffeur d’autobus et qu’il doit composer avec des cyclistes sur la route. Je suis d’accord avec certaines de ses affirmations et en désaccord avec d’autres.

Je vous laisse lire ce qu’il dit à propos du comportement de certains cyclistes qui, à l’entendre, prennent d’assaut les autobus dans les rues de Montréal.

Je vais plutôt m’attarder sur les rues que M. Dion déconseille d’emprunter si on veut rouler en toute sécurité.

Rues à éviter

Il mentionne la piste cyclable de la rue Saint-Urbain de même que les rues Saint-Denis (pas beaucoup de place, c’est vrai), Saint-Laurent, Beaubien (pas toujours très large), Rosemont (une vrai autoroute), Jean-Talon, du Parc et Sherbrooke (dans l’est du moins selon moi).

Je pense que M. Dion aimerait bien que les cyclises suivent à la lettre ses recommandations et qu’il n’ait plus à partager la voie publique avec des cyclistes sur son trajet. Ça ne risque pas d’arriver de sitôt.

Personnellement, mon vélo est presque mon unique moyen de transport six mois par année. Et je l’utilise tant pour le travail que pour les sorties et les achats. Pas trop pratique donc d’éviter les principales rues où sont situées les commerces. Oui, il peut y avoir des aménagements cyclables dans des rues secondaires pour la circulation de transit. Mais cela n’enlève pas le besoin pour le même type d’aménagements dans les rues commerciales puisque les cyclistes sont aussi des consommateurs.

Monsieur Dion termine ainsi sa lettre :

« Alors, M. Déjoie, si l’idée de sauver votre propre vie ne vous est pas venue toute seule, n’exigez pas que les autres s’en chargent à votre place. Rangez votre vélo. »

Ouaip, la cohabitation vélos-bus ne va pas mieux dans les pages de La Presse que dans les rues de Montréal!

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5 commentaires

  1. Quand je vivais à Montréal, j’habitais dans Villeray (Gounod et Berri) et travaillais au coin Peel et Ste-Catherine.
    Les rues Saint-Denis, Sherbrooke ouest, Saint-Laurent et Saint-Urbain étaient celles que j’empruntais le plus souvent. Je les ai roulé de 1993 à 2002, tous les jours, environ 8 mois par année. Jamais rien arrivé, sauf une petite plonge sur St-Urbain au sud de De Maisonneuve quand j’ai été coupé par… un autobus. J’ignore qui le conduisait.
    Je comprends qu’on préférerait – les chauffeurs d’autobus en premier lieu – que je roule sur les petites rues où je dois faire un stop aux 150 pieds, mais je refuse de me conduire en citoyen de seconde classe qui n’a pas accès aux voies principales parce que ce serait « trop dangereux pour moi ».

  2. Il va falloir qu’il s’y fasse aux vélos qui roulent dans les rues et non seulement dans les pistes cyclables…On ne va pas faire des pistes sur toutes les rues…Moi aussi comme vous et des centaines de personnes on roule à vélo pour le travail, les achats, les loisirs…En tant que cycliste je ne revendique pas plus de pistes mais plus d »attention aux cyclistes, partout. Les rues qu’il mentionne ne sont pas plus dangereuses que celles non-mentionnées à moins bien sûr de rouler à contre-sens.

    Hors sujet: Messieurs les policiers, votre opération anti-écouteurs de la semaine dernière a très bien fonctionnée: Je ne vois plus aucun cycliste rouler ainsi. Alors à quand une opération cycliste « Rouler dans le bon sens » ? Ça fera encore plus de bien à la sécurité de toutes et tous…

    1. Et à quand une opération automobiliste: « regardez donc avant d’ouvrir votre porte » ;  » Vous tournez à droite ? Profitez-en pour laisser de la place à gauche pour circuler » ; ou encore, « Vous tournez à droite ? Profitez-en pour ne pas écraser le cycliste un peu nono qui a resté à droite » ; « Vous tournez sur une rue où vous devez traverser une piste cyclable mal foutue avec des voitures stationnées qui vous bloque la vue ? Profitez-en pour prendre ça cool » ; « Le printemps et l’été arrivent et vous ne voulez pas tuer un cycliste (bon ou mauvais conducteur), profitez-en pour réaliser que vous n’êtes pas seul sur la route » ; « Vous êtes dans une petite rue et vous êtes pressé d’arriver à la lumière rouge qui donne sur la grosse artère ? Réalisez-donc que ça ne vaut pas souvent la peine de dépasser, à risque, un cycliste devant vous » ; et finalement, « Vous êtes frustré parce qu’un cycliste suit le trafic (pas un bixi là, là) et prend la place qui lui revient de par sa vitesse et sa mobilité ? Ben attends-toi à recevoir un coup de cadenas dans face quand on arrivera à la lumière rouge en même temps ; parce que là les cyclistes sont bein tannés des pétrausaures ! ».

      Voilà, selon moi, les campagnes publicitaires « pro-sécurité » – un peu grossières j’en convient – que l’on devrait faire chaque printemps auprès des automobilistes mangeurs de pétrole et de TV…

      Un cycliste, automobiliste, long-bordeur, skieur et payeur de taxes pour les os$%?# d’infrastructures faites surtout pour les os$%?# de chars.

      Christian Morissette

  3. Bonjour,

    Un court message pour vous informer qu’une solution semble avoir été trouvée pour la piste cyclable de St-Urbain; je l’ai découverte aujourd’hui en la prenant!

    Sur plusieurs coins de rue des terre-plein ont été ajoutés dans la voie de droite; ainsi, les autobus continuent tout droit et s’arrêtent pour prendre les clients dans la voie centrale, et la piste cyclable elle est déviée à la droite du terre-plein, dans la moitié droite de la voie de droite, juste à la gauche du trottoir.

    J’aime bien le résultat, le seul – petit – désavantage est que les gens doivent traverser la piste pou rentrer ou sortir du bus, mais c’est vraiment pas si pire. Et ça devrait rendre les chauffeurs de bus heureux!

  4. Tant mieux pour lui si en vélo il trouve toujours son chemin sur les rues adjacentes, mais quand je roule en vélo sur Saint-Denis ou une autre rue très passante, c’est parce que je veux arriver à destination dans un délai raisonnable et je ne me souviens pas toujours des culs-de-sac et des détours. Toute suggestion qu’on devrait éviter certaines rues plus que d’autres, alors qu’on a le droit d’y circuler, est inacceptable; c’est une excuse morale pour les conducteurs imprudents de nous frôler de trop près en allant trop vite.

    Je suis typiquement patient et prudent, je ne dépasse pas les véhicules en mouvement par la droite, je ne me faufile jamais entre deux voies occupées et je cède toujours aux autobus et camions qui signalent un changement de voie. Malgré ces précautions, je me suis retrouvé plusieurs fois coincé par un autobus qui me dépasse à toute vitesse pour se dépêcher de me bloquer la voie alors qu’il doit s’arrêter pour attendre le débarquement et l’embarquement d’un paquet de clients. Je dois éventuellement le redépasser parce que, vraiment, je n’ai pas besoin de rouler à 40Km/h pour distancer un autobus qui fait des arrêts à tous les cent mètres.

    Je vois beaucoup de cycliste se comporter en imbéciles autour des camions et autobus, mais M. Dion fait du déni en ne reconnaissant pas le comportement criminel de plusieurs de ses collègues.

    – Jean-Marc Chevalier

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