Toronto : le cas d’une piétonne frappée par un cycliste cause bien des remous

Un accident fait beaucoup parler depuis hier à Toronto. Une femme de 55 ans a été happée par un cycliste alors qu’elle traversait la rue. Son feu était vert, celui du cycliste rouge. De plus, ce dernier roulait dans le sens contraire d’une rue à sens unique. Résultat :  la femme a le crâne fracturé et se trouve dans un état critique à l’hôpital. Le cycliste s’en est tiré avec une amende de 400 $ et aucune accusation ne sera déposée contre lui parce qu’il ne conduisait pas d’un véhicule motorisé.

À Montréal et au Québec, les cyclistes réclament des changements au Code de la sécurité routière pour rendre les automobilistes responsables de leurs actes. À Toronto, les cyclistes, et la population en général dorénavant, réclament que les cyclistes respectent les règles de base de la conduite d’un vélo et soient punis lorsque nécessaire.

La police prévoit mener des actions au cours des prochains jours afin de discipliner les cyclistes. Une consultante en cyclisme urbain indique que les cyclistes doivent être éduqués par rapport à la conduite d’un vélo en ville. Et que cette information doit être disponible en plusieurs langues.

Je ne connais pas l’état des infrastructures cyclables à Toronto, mais peut-être y a-t-il un manque de ce côté-là aussi. Ce qui n’excuse en rien le comportement du cycliste qui mérite bien plus qu’une amende de 400 $. C’est une peine ridicule pour le mal qu’il a fait. Et ça donne une très mauvaise réputation à tous les cyclistes, même à ceux qui respectent les autres usagers de la route.

Un conseiller municipal réclame des permis de conduire et des plaques d’immatriculation pour les cyclistes

Le conseiller municipal David Shiner demande à la Ville de Toronto de prendre en charge le dossier et de rendre les cyclistes imputables au même titre que les autres usagers de la route. Il veut que la loi aille plus loin. Selon lui, les vélos devraient être munis d’une plaque d’immatriculation comme tous les autres véhicules qui circulent sur les routes. Et les cyclistes devraient posséder un permis de conduire. Les cyclistes devraient donc passer un test de conduite avant d’obtenir le fameux permis.

Les comportements dangereux de certains cyclistes rendent très difficile de s’opposer à ces mesures puisqu’elles semblent pleinement justifiées aux yeux de l’opinion publique.

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2 commentaires

  1. Selon mes informations, il y aurait 1-2 cas par année de mortalité piétonne causée par le cyclisme au Canada. Combien de centaines par les automobiles? Combien de dizaines par autobus?

    Deux poids deux mesures. On veut faire glousser les petits vieux et les réactionnaires, les radio-poubelles et les torchons de l’Empire du mal.

    Le cycliste est coupable de négligence, foutez-le en prison. De là à nous exiger des permis, on sait que la police sera incapable de faire des contrôles sans faire de campagne d’harcèlement. Quand y a-t’il des campagnes de vérification de permis de conduite automobile? JAMAIS. On le fait lorsqu’on interpelle un conducteur en infraction, seulement.

    Les cours de formation, je suis 110% pour, dès l’école. Le programme CanBike, bien connu dans le Rest of Canada, a un volet jeunes et un volet adultes. La SAAQ, et Vélo Québec, devraient prendre ce taureau par les cornes.

    Gaetan Provencher, blogueur de gatineau

  2. Permis = âge minimum. Quel sera cet âge ? 7 ans, 12 ans, 16 ans ou 18 ans ? Une telle responsabilité est quasi-égale à conduire une auto, faudra-t-il attendre 16 ans pour avoir le droit de circuler sur la route en vélo? Pas sûr que c’est une bonne attitude à avoir. La licence pourrait être utile pour l’identification mais j’ai bien peur que cela ne servirait qu’à récolter des taxes supplémentaires pour les municipalités comme il fut le cas jadis. Une plaque d’immatriculation n’a pas de sens sur les vélos de plus de 1000$ (en tout cas, ceux qui aspirent à une certaine performance).

    Pour le 400$, c’est beaucoup trop cher à mon avis. La contravention devrait se limiter à 3 points pour griller un feu rouge et l’amende de 30$ maximale pour ce genre d’infraction. Même chose pour le sens unique, un autre 30$. Ici, au Québec, cela serait un maximum de 60$ + les 3 points d’inaptitude. On ne peut parler de négligence puisque comme un automobile, on doit payer selon l’infraction et non selon l’intention. Les cyclistes sont régulièrement négligents, c’est cela qu’il faut essayer de contrôler par l’éducation (valeurs de la vie et des cours) et le contrôle (avec amendes beaucoup plus sévères). Un automobiliste a « le droit » de tuer un cycliste « par accident » sans avoir d’amende. C’est la même chose pour un cycliste, il a le droit de foncer dans un piéton à la vitesse qu’il veut si ce piéton se trouve sur sa voie (dans la rue) et qu’il ne peut l’éviter. Aucune infraction ici, on parle d’accident. Si c’était une voiture qui avait frappé la dame, on parlerait simplement d’un accident parce que l’automobiliste n’avait pas vu le feu rouge…

    Bien triste pour la dame cependant.

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