La publicité sur les BIXI rapporte 2 millions de dollars annuellement

Les vélos BIXI sont la cible de vandalisme depuis le début de la présente saison, en bonne partie en raison de la publicité affichée sur les garde-boue. J’ai déjà rencontré des jeunes qui travaillaient à enlever les graffitis et à remplacer les collants qui sont appliqués sur les garde-boue lorsque j’attendais pour entrer à la Grande bibliothèque pour assister à la conférence de Mikael Colville-Andersen. Les deux employés me disaient avoir beaucoup de pain sur la planche ces temps-ci.

Même si je déplore l’apparition de publicités esthétiquement peu adaptées au BIXI, je suis contre le vandalisme qui rend les vélos plutôt moches.

Cette publicité, qu’on l’aime ou qu’on la déteste, rapporte quand même la somme de 2 millions de dollars par année à BIXI, selon cet article. Un luxe dont ne peuvent se passer ni les dirigeants de BIXI, ni les usagers qui utilisent du service.

Après le début de la saison, un gros travail de nettoyage a été effectué, mais le vandalisme semble reprendre de plus belle ces temps-ci. C’est dommage parce que les gens qui sont affectés aux tâches de nettoyage sont payées pour le faire. Ces sommes sont donc déduites du budget de BIXI alors que le service peine à faire ses frais. Entre un BIXI moins joli et pas de BIXI, mon choix est clair.

Les trois entreprises qui s’affichent tant bien que mal sur les garde-boue, Telus, Desjardins et Rio Tinto Alcan, n’auraient pas remis en question leur partenariat. Heureusement! D’autres auraient été effrayées à moins.

Tant qu’à devoir rouler sur un BIXI où de la publicité orne le garde-boue, je souhaite voir apparaître celle-ci dans un format plus harmonieux au style de BIXI, donc plus sobre puisque le vélo est gris. Tout le monde connaît la situation financière de BIXI. Sachant que cette publicité rapporte 2 M$ par année, ça rend les garde-boue un peu plus facile à regarder. Je ne suis pas pour les publicités sur les BIXI si on peut s’en passer, mais je suis certainement contre le vandalisme.

La communauté Sauvons les BIXI de la pub sur Facebook compte 1010 membres.

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10 commentaires

  1. Après le rapport du vérificateur général qui a montré que BIXI c’est aussi des passe-passe comptables et du monde qui s’en mettent peut-être plein les poches avec une apparence de service non-rentable, est-ce que ça serait possible pour toi d’être un peu plus critique avant de défendre le BIXI sans arrêt.

    BIXI c’est 50 M$ de revenu par année et 49 M$ de dépenses. Il manque pas d’argent et ils n’ont pas de situation financière difficile.

    « Sachant que cette publicité rapporte 2 M$ par année, ça rend les garde-boue un peu plus facile à regarder. » Et ils font quoi tu penses avec ce 2 M$, ils le dépensent comment? Selon leurs états financiers, ils ont à peine acheté quelques nouveaux vélos en 2010.

    Aussi tu trouves pas ça ridicule qu’ils paient des jeunes à utiliser des produits toxiques sans protection (voir ta photo) pour enlever des grafitis sur des publicités dont personne ne veut et qui ne sont peut-être pas si nécessaire que ça financièrement.

    1. Bonjour Alexandre,

      Les commentaires qui forcent les remises en question sont toujours les bienvenus!

      Quand je parle de BIXI, je parle davantage du service en lui-même que de sa gestion. Il est certain que je souhaite de la transparence dans la gestion des fonds publics afin de pouvoir nous assurer, en tant que citoyens, de la bonne utilisation des fonds publics. Mes écrits portent donc sur l’utilité de ce service, de son impact sur le développement des transports actifs et de ma crainte de sa disparition.

      Quant aux jeunes et la toxicité des produits, je n’ai pas assez d’infos sur le sujet pour critiquer. Je sais juste que le vandalisme coûte cher à tout le monde indirectement.

      Bonne lecture!

      Dominic

  2. Ceci étant dit, j’aime beaucoup ton blogue. Plus y’a de blogues qui parlent de vélo, mieux c’est!

    Tu peux effacer mon commentaire précédent si ça te gêne.

  3. L’omniprésence de la pollution publicitaire en ville (sur le web, etc.) m’est de plus en plus difficile à digérer. Deux millions, c’est un revenu appréciable pour BIXI certes, mais un revenu ayant un cout collectif tout aussi important. N’oublions pas que la publicité, c’est le carburant de la surconsommation.

    Sylvain Bérubé, Sherbrooke (QC)

    1. Bonjour Sylvain,

      C’est vrai qu’il y a beaucoup de publicité dans notre société et qu’il est bon de remettre en question la place qu’on veut qu’elle prenne. Je me demande juste si de cibler BIXI au nom de la pollution publicitaire est un choix judicieux. Il y a, il me semble, des tonnes de publicités ailleurs et qui ne rapportent rien aux transports actifs alors que là des entreprises sont prêtes à payer pour financer en partie un système de vélo en libre-service. Si la publicité avait été plus sobre, j’ose croire que le tollé actuel n’aurait pas existé, ou du moins, à un niveau moindre.

      La force de la réaction montre également à quel point les citoyens se sont appropriés les vélos et qu’ils en sont fier. Le sentiment d’appartenance est fort et il faut y faire attention de ne pas le perdre puisque sa valeur est inestimable. Et les vélos étaient pas mal jolis les deux premières années 🙂

  4. Est-ce que la population remettent en question la publicité sur les autobus de la STM? Je ne crois pas! La pub était déjà présente, bien que discrète, sur nos Bixi à leur arrivée. Aucun système de vélo en libre-service ne peut se financer qu’avec des fonds publics. Admettons que l’on enlève la publicité, les usagers vont crier que ça coûte plus de plus en plus cher! J’aime mieux voir de la pub sur un Bixi que de payer encore plus année après année pour un service fort utile. Je déteste la publicité, mais je crois que c’est un moindre mal pour avoir un service de qualité. De plus, ce sont des corporations canadiennes qui ont leur siège social au Québec.

  5. Les transports publics doivent-ils être rentables? Si le BIXI est un service public, faut-il qu’il soit obligatoirement jugé à l’aune de la rentabilité? Sa rentabilité est peut-être ailleurs, et difficile à chiffrer directement: dans la décongestion des rues et la réduction de la pollution, dans l’accroissement de la santé publique que permet ce transport actif, etc.

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