80 000 autobus équipés de supports à vélo en Amérique du Nord

La STM a officiellement annoncé hier matin son projet pilote de supports à vélo sur deux lignes d’autobus, la 140 Fleury et la 180 De Salaberry, à Montréal. Alors que le syndicat des chauffeurs dit craindre pour la sécurité des piétons, les cyclistes de la métropole se questionnent sur la pertinence de cette peur alors que 80 000 autobus appartenant à 200 sociétés de transport collectif sont déjà équipés de tels équipements en Amérique du Nord.

Ces informations proviennent de cet article du Soleil où Marc Jolicoeur, directeur de la recherche à Vélo Québec, parle notamment de Seattle, première ville à avoir tenté l’expérience des supports à vélo en 1993.

On apprend également dans cet article que les chauffeurs d’autobus de la Ville de Québec sont d’accord avec les supports et que ceux-ci ont été conçus sur mesure et en collaboration avec la partie syndicale. Ils sont toutefois plus coûteux que leur équivalent montréalais, 1700 $ l’unité contre 900 $ à Montréal. Aucun accident n’a été rapporté depuis leur installation qui se fait d’ailleurs de façon progressive.

À Sherbrooke, aucune plainte des chauffeurs n’a été répertoriée.

Ce qui ne veut pas dire que tous les chauffeurs de toutes les sociétés de transport en Amérique du Nord ont tous été d’accord avec les supports à vélo sauf ceux de la STM.

Montréal

La STM installera 25 supports à vélo, ce qui revient à moins de 25 000 $ pour le projet pilote. Ces deux lignes, 140 Fleury et 180 De Salaberry, ont été choisies avec la collaboration des représentants de Vélo Québec notamment parce qu’elles croisent des pistes cyclables très fréquentées. En effet, la ligne 140 – Fleury croise la piste cyclable Christophe-Colomb alors que la ligne 180 – Salaberry croise celles du boulevard Gouin  et du boulevard O’Brien.

Deux vélos peuvent être installés à la fois sur les supports. Quelques règles s’appliquent. Des instructions pour l’usage des supports à vélo sont disponibles ici. On mentionne notamment que les usagers ne doivent pas s’attendre à avoir de l’aide pour mettre et enlever leur vélo des supports. Ce qui est justifié. Ce n’est pas le travail du chauffeur. De plus, le cycliste doit s’assurer de la bonne communication avec le chauffeur. D’autres règles s’appliquent.

Comme les chauffeurs ne sont pas autorisés à quitter leur siège pour aider les utilisateurs, ils craignent les altercations verbales. Effectivement, si les supports ne fonctionnent pas bien, cela créera une occasion de chicane.

Fait à noter : si un cycliste utilise ce service, c’est qu’il a un long parcours à faire en autobus avant de pouvoir rouler à vélo. Il ne devrait donc pas y avoir des cyclistes qui prennent et enlèvent un vélo à tous les arrêts.

Publicités

3 commentaires

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s