Supports à vélo sur les autobus de la STM : danger clament les chauffeurs

Dans un article publié ce matin dans La Presse, le journaliste Gabriel Béland indique que la STM installera dès aujourd’hui des supports à vélo au devant des autobus de deux lignes, soit la 140 Fleury et la 180 De Salaberry. Une nouvelle qui ne plaît pas aux chauffeurs de la STM qui craignent pour la sécurité des piétons.

Je me permets de reproduire cette partie de citation du président du syndicat de la STM qui donne froid dans le dos : « On en accroche déjà avec nos rétroviseurs à l’occasion, alors imaginez avec un rack à vélos. »

Selon les chauffeurs, les supports à vélo diminuent le champ de visibilité, rendant la circulation plus difficile dans un environnement urbain déjà surchargé. De plus, les supports représentent un danger pour les piétons qui ne se méfient pas, règle générale, des autobus lorsque ceux-ci arrivent et se collent au trottoir. Les supports empiètent sur le trottoir. Ce qui voudrait dire qu’un autobus qui dépasse un cycliste par la gauche représenterait également un danger pour le cycliste (mon interprétation).

Des supports à vélo sécuritaires

Le conseiller municipal Marvin Rotrand estime toutefois que les craintes des chauffeurs sont exagérées puisque des systèmes de supports à vélo sont utilisés dans plusieurs autres villes dans le monde de façon sécuritaire. Bonne nouvelle pour les cyclistes donc!

Montréal à vélo annonçait la chose dès le 25 juin.

La STM invite les médias ce matin à 10 h au métro Sauvé.

Merci également à @pasqualelm et à @_VeloCite sur Twitter.

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7 commentaires

  1. Malheureusement, les chauffeurs d’autobus de Montréal (ou leur syndicat) ont très souvent démontré une approche négative envers les cyclistes depuis des années. Demander à Vélo Québec qui ont vu le syndicat quitter cavalièrement une session de discussion pour améliorer les relations cyclistes-chauffeurs, il y a quelques années. La RTC de Québec a adopté l’installation de supports sur certains circuits après un période pilote où les chauffeurs ont démontré une attitude positive et des résulatat positifs furent observés. Quand on veut, on peut . . .

  2. C’est une bonne idée en théorie, mais j’aimerais en savoir plus sur ces supports. Combien de vélos peuvent-ils prendre? Comment fait-on pour s’assurer qu’un usager ne prenne pas notre vélo? Il faut toujours être à l’avant du bus et avoir un oeil sur son vélo? On le barre au support? (Chose qui ralentirait certainement les autobus). Bref, j’aime beaucoup l’idée en théorie, j’ai hâte de voir comment elle s’appliquera. Et aussi… si elle sera adoptée par plus de lignes, parce que ces deux-là sont tellement loin de chez moi que je ne pourrai jamais tester le système moi-même.

  3. On a déjà discuté du sujet sur ce blogue l’an dernier : https://rouleravelo.wordpress.com/2010/04/24/supports-a-velo-sur-les-autobus-qui-est-responsable-en-cas-de-vol-ou-de-bris/

    Pour le vol, j’avais pensé à un système de caméra mais je doute que la STM soit aussi avant-gardiste.

    Pour la citation « On en accroche déjà avec nos rétroviseurs à l’occasion, alors imaginez avec un rack à vélos. », je ne suis pas surpris. A la station Laurier, les chauffeurs d’autobus embarquent allégrement sur le trottoir même quand des piétons y circulent. J’ai vécu l’expérience à quelques reprises en marchant sur le trottoir de la rue Berri en direction sud. Des autobus surgissent devant moi, la roue avant gauche sur le trottoir, le rétroviseur très près de ma tête. J’ose pas imaginer me promener avec des écouteurs sur la tête à cet endroit, j’aurais trop peur de ne pas entendre le « chauffard » d’autobus. Pourtant, je marche sur le trottoir, je pourrais être un aveugle, un malentendant etc. J’évite ce trottoir maintenant. Des fois, je vois des gens se faire frôler par des autobus dont le rétroviseur dépasse sur le trottoir. Il me semble qu’un piéton qui a les 2 pieds sur le trottoir ne devrait pas être menacé par des autobus. On dirait que les chauffeurs d’autobus prennent pour acquis qu’ils ont le droit de déborder et que c’est aux piétons de s’enlever. Quels sont les statistiques de piétons accrochés par les autobus dans ces circonstances ?

  4. Ces supports sont disponibles sur TOUS les autobus de TransLink, à Vancouver. Pas un ou deux lignes, mais toute la service, en tout temps. Ça fonctionne très bien, les chauffeurs comprennent le procédure – il suffit juste de tirer leur attention avant de monter ou de descendre le vélo – et ça sert très bien en cas d’urgence (pneu crevé, pluie soudaine, etc). Généralement, les supports prennent deux vélos, mais j’ai entendu parler de modèles qui prennent trois ou plus. C’est très utile et assez façile à utiliser – les supports sont simples et robustes.

    C’est dommage d’entendre de tel négativité du part des chauffeurs à Montréal.

    Voir http://www.translink.ca/en/Cycling/Bikes-on-Transit/Bikes-on-Buses.aspx pour comprendre le système en place à Vancouver.

  5. Dès qu’on introduit du changement dans les habitudes à Montréal, c’est tout de suite la levée de boucliers. À croire que les dirigeants du syndicat des chauffeurs d’autobus habitent en banlieue et qu’ils empruntent Christophe-Colomb pour retourner chez eux.

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