Bixi : un succès inégal à l’étranger

La Presse publie ce matin une série d’articles sur le succès de Bixi à l’étranger. Les titres sont accrocheurs, mais ne disent pas tout, évidemment!

On aurait souhaité un succès incroyable dans chaque ville où Bixi a été implanté pour plusieurs raisons. Premièrement, avec le récent plan de sauvetage, les contribuables montréalais ont à l’oeil ce qui se passe du côté du vélo en libre-service. Puis, question de fierté, on préfère entendre parler des entreprises québécoises en bien plutôt qu’en mal quand ça vient de l’international.

Je pense que le Bixi est un succès à Montréal, ce qui n’est pas remis en question dans la série d’articles. Oui, il manque 10 000 abonnements annuels afin que le projet soit rentable au seul niveau de la métropole, mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’on y arrive. Rares sont les entreprises qui sont rentables dès la première année. On parle aussi d’un service qui selon moi mériterait d’être subventionné, mais la Ville préfère que le tout soit autofinancé, ce qui est responsable d’un point de vue des finances publiques.

À l’étranger

L’article principal intitulé Bixi : un succès mitigé à l’étranger parle de la manière de faire à l’étranger de Bixi et de sa réputation. À retenir : Bixi est un gros joueur, mais pas le seul. À New York, un récent article sur ce qui se passe du côté des finances a été publié, ce qui n’était pas pour plaire aux dirigeants de Bixi, surtout que le système québécois est un des deux organismes en lice pour s’occuper des vélos en libre-service dans la ville américaine. Rien n’est dit toutefois sur les difficultés potentielles des autres entreprises de l’international qui sont en compétition pour obtenir ce genre de contrat.

À Boston, le système devrait être lancé le mois prochain.

Enfin, on devrait connaître sous peu les résultats de l’enquête du vérificateur général Jacques Bergeron.

Melbourne

On parle d’un désastre dans la ville australienne. Or, le système a été lancé en hiver… et le casque est obligatoire, un frein majeur au développement du cyclisme utilitaire dans une ville. Je ne dis pas que les gens ne devraient pas porter de casque. Sauf que l’obligation fait en sorte que les gens utilisent moins le vélo qu’ailleurs, le vélo en libre-service du moins. La faute ne revient donc pas à Bixi.

Minneapolis

On parle d’un succès dans la ville américaine. Les abonnés sont au rendez-vous et on parle d’expansion.

Washington

Un succès éclatant, rien de moins! En huit mois, le système compte 14 000 abonnés et 500 000 déplacements. On parle d’expansion vu que les attentes ont été dépassées.

Londres

Les Boris Bikes roulent beaucoup dans la capitale britannique qui compte 125 ooo abonnés et 5 millions de déplacements. Or, un sous-traitant qui s’occupe de la facturation aux usagers a suscité du mécontentement en raison des nombreuses erreurs qui ont été commises. Ce n’est pas Bixi qui s’en occupait directement. Une deuxième phase doit être lancée avant les Jeux olympiques de Londres en 2012.

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