Le vélo à la Une du journal Métro + BIXI

J’aime quand je vois des nouvelles reliées au vélo à la Une de certaines publications. Le journal Métro y est allé hier de deux informations qui plairont aux cyclistes.

Tout d’abord il y a le polo-vélo, qui est ni plus ni moins que du polo sur deux roues… et avec un peu plus d’action que la version originale de l’activité. L’article présente la réalité des joueurs de Londres avec un court texte sur Montréal. Pour les intéressés, il existe un groupe Facebook intitulé Montréal Bike Polo. Il comptait 172 membres le 18 mai. On y apprend notamment que l’émission radiophonique Culture physique de Radio-Canada pourrait faire un reportage sur eux prochainement. À suivre!

BIXI

Les bixyclistes étaient heureux d’apprendre cette semaine qu’ils pourront continuer de rouler en toute quiétude puisque les élus d’Union Montréal, le parti au pouvoir – et majoritaire – a accepté le plan de financement de BIXI. Le président du conseil d’administration de la Société de vélo en libre-service a envoyé une lettre aux membres de BIXI afin de remettre les pendules à l’heure. J’ai reçu cette lettre, bien heureux que BIXI prenne le temps d’éclaircir la situation. Les partis d’opposition continuent toutefois de réclamer plus de transparence dans la gestion de l’organisme. Le maire a indiqué que les changements apportés récemment iraient dans ce sens.

François Cardinal a publié un point de vue auquel j’adhère pas mal totalement.

Voici la lettre envoyée par BIXI à ses usagers :

Lettre aux membres et utilisateurs de BIXI.

Ces jours-ci, il s’est dit beaucoup de choses sur BIXI qui ne correspondent pas à la réalité. Il nous apparaît donc primordial de rétablir les faits, maintenant que le plan proposé par la Ville a finalement été bien accueilli par le ministère des Affaires municipales après plus de cinq mois d’attente et qu’il a été voté par le Conseil municipal. Voici donc une mise au point sur certaines allégations qui ont circulé dans les médias.

« BIXI est un désastre financier et n’est pas rentable » : FAUX. BIXI n’a pas de problème de rentabilité. BIXI a éprouvé un problème de liquidités, problème découlant directement des cinq mois d’attente avant l’approbation de son entente avec la Ville de Montréal par le ministre des Affaires municipales. BIXI est une entreprise qui a connu une croissance rapide et qui a réalisé, après à peine deux ans, un chiffre d’affaire de 50 M$. BIXI a également affiché cette année un bénéfice de 40 % supérieur au budget prévu, soit 1,5 M$, ceci grâce aux succès des ventes de son système à l’international.

« Les opérations montréalaises de BIXI ne sont pas rentables » : VRAI. Dès le début, le plan d’affaires prévoyait que les opérations montréalaises seraient déficitaires les premières années. Il prévoyait aussi que les frais d’opérations seraient couverts avec l’atteinte de 50 000 membres et le recours aux commanditaires. Fiers de nos 30 000 membres à la fin de 2010, nous atteignons présentement le cap des 40 000 membres après seulement un mois d’opération dans notre nouvelle saison.

« Montréal éponge la dette de BIXI » : FAUX. La ville ne donne pas d’argent à BIXI. Montréal fait un prêt à BIXI, qui devra
lui rembourser la dette initiale de 37 M$. Ce montant comprend les frais de conceptualisation du système, les brevets, la fabrication et la livraison des composantes (vélos et stations), les pertes d’exploitation des deux premières années ainsi que les frais de démarrage. Actuellement, cette dette est détenue par Stationnement de Montréal.

« La Ville donne 108 M$ à BIXI » : FAUX. Prenons le temps de bien comprendre les chiffres en décortiquant l’ensemble. 37 M$ : il s’agit d’un prêt accordé à BIXI, prêt remboursable avec intérêts. Financement totalisant 71 M$ garanti par la Ville de Montréal : à la suite d’un appel d’offres, BIXI a négocié avec la Banque Nationale. De ces 71 M$, un crédit rotatif de 6 M$ représente une marge de crédit comme en possèdent toutes les entreprises. S’ajoute une lettre de crédit jusqu’à 5 M$, crédit qui est utilisé pour les dépôts de garantie qu’on nous demande quand nous soumissionnons à l’étranger (et qui nous est rendu après le processus), une pratique standard dans les appels d’offres publics. Ce financement de 71 M$ comprend enfin une « capacité d’affacturage » jusqu’à 60 M$, soit un financement des comptes à recevoir. Offert par la Banque, cet outil financier nous permet d’obtenir les liquidités nécessaires pour payer nos fournisseurs en attendant que les villes avec qui nous avons fait affaire n’effectuent le paiement de nos factures. Nous avons uniquement recours à cette capacité d’affacturage lorsqu’un contrat en bonne et due forme est signé avec une ville.

« Les Montréalais financent l’exportation des BIXI à l’étranger » : FAUX. C’est tout le contraire. Les Montréalais profitent pleinement de l’exportation de BIXI à l’étranger. L’an dernier, ce sont les succès des ventes au niveau international (profits de 8,5 M$) qui sont venus couvrir le déficit d’opération du système de Montréal (7 M$). Nous avons ainsi pu dégager un surplus de 1,5 M$ et offrir un système de qualité aux Montréalais.

« Nous avons un vélo luxueux coûtant 7 400 $ comparativement à Barcelone avec son vélo coûtant 75 $ » : FAUX. BIXI ne coûte pas 7 000 $, pas plus que les 3 500 $ entendus à la télé. Pas plus que le vélo de Barcelone ne coûte que 75 $. Le vélo de Barcelone coûte plus de 600 €, soit sensiblement le même prix que notre vélo. Comment pourrions-nous le commercialiser avec succès sur trois continents s’il coûtait si cher? Le vélo de Montréal est probablement le plus solide et le mieux conçu au monde. Sa fiabilité est plus grande que les vélos concurrents utilisés dans d’autres villes.

« BIXI emploie 450 personnes » : FAUX. BIXI emploie 50 personnes et génère plus de 400 emplois chez différents fournisseurs partout en région pour la fabrication des diverses composantes du système. Notre plan d’affaires est clair. Il a été présenté publiquement. Nous sommes toujours en ligne avec celui-ci et nous comptons le respecter encore cette année. Ce plan prévoit que le système ne coûtera rien aux Montréalais. C’est notre engagement.

Par Roger Plamondon, Président du conseil d’administration, Société de vélo en libre service.

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