La Ville d’Ottawa consulte les cyclistes afin d’éliminer les intersections dangereuses

La Ville d’Ottawa invite les cyclistes à répondre à un sondage sur Internet afin d’identifier les intersections les plus dangereuses dans la ville et d’y apporter des correctifs, rapporte Radio-Canada.

Déjà trois cyclistes sont décédés cette année à Ottawa, ce qui a fait réaliser à  la Ville que d’importants travaux reliés à l’amélioration de son réseau cyclable sont sans doute nécessaires.

Les données seront recueillies au cours des trois prochains mois. De 15 à 20 artères seront par la suite étudiées. La sélection des sites s’effectuera en fonction des difficultés qu’ils représentent selon les cyclistes et de l’importance du trajet pour eux (volume). Cette première étude sera achevée d’ici à la fin de 2010, mais un programme permanent sera élaboré en fonction de plusieurs des recommandations qui seront formulées dans le cadre du projet, peut-on lire sur le site de la Ville d’Ottawa.

Dans le reportage de Radio-Canada, le cycliste Andrew Cameron filme tous ses déplacements à vélo afin de rendre compte des difficultés qui rencontre en roulant à vélo tous les jours à Ottawa.

Loisir sport Outaouais, l’organisme qui chapeaute le réseau Vélo-boulot, trouve qu’il s’agit d’une excellente idée et aimerait bien que la Ville de Gatineau consulte ainsi ses cyclistes.

Il y a entre 210 et 280 accidents impliquant un véhicule et un vélo par année à Ottawa dont près de 20 qui engendrent des blessures sérieuses.

Répondre au sondage.


Vigie cycliste

On aimerait bien aussi, à Montréal, pouvoir signifier à la Ville quelles sont les intersections dangereuses et mal conçues. Il y en a qui devraient être repensées comme au coin des rues Sherbrooke et du parc La Fontaine là où les cyclistes croisent les piétons. C’est très bien de vouloir multiplier les kilomètres de voies cyclables, c’est encore mieux de s’assurer qu’elles correspondent aux besoins des cyclistes et qu’elles soient bien conçues. Mais ça, c’est moins vendeur que le nombre de kilomètres de voies cyclables ajoutées au réseau annuellement. Comme on a congé d’élections pour quelques temps, c’est l’occasion idéale de d’effectuer des travaux réellement utiles pour les cyclistes!

Vélo Québec offre une vigie cycliste avec de bonnes suggestions sur la marche à suivre pour faire connaître les coins de ville dangereux pour les cyclistes. L’organisme offre de remplir une fiche et de transmettre l’information aux fonctionnaires concernés. Ce n’est pas aussi direct que si la Ville disait vouloir nous entendre sur le sujet, mais c’est un premier pas vers l’amélioration d’une situation problématique.

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4 commentaires

  1. A Mtl, on fait de la peinture, ça parait bien politiquement. Quand la route verte passe sur un trottoir à des endroits névralgiques (Entre St-Antoin et Viger sur Berri par exemple), et cela depuis plusieurs années, avec des feux non synchro, on est en droit de se demander si on a un réel désir d’amélioration.

    J’ai l’impression que la ville se dit que de toute façon, les cyclistes ne font qu’à leur tête et que ça ne sert à rien de vouloir améliorer la situation. Je crois qu’au contraire, plus on prendra cela au sérieux, plus les cyclistes seront conscientisés. Est-ce vraiment prendre cela au sérieux que de faire un bout de piste cyclable conjoint avec les piétons près de la PDA sur Maisonneuve? Quand la ville arrêtera de faire des imbécilités de ce genre, on croira en elle. J’ai hâte de voir les modifications apportés par le maire de l’arrondissement du Plateau Mont-Royal, il est lui-même cycliste et c’est l’un des seuls qui a vraiment cela à coeur.

    1. C’est très agréable de vous lire Prostef! On est du même avis sur pas mal de choses! Le bout de piste cyclable au centre-ville où il y a la place des festivals est grotesque et dangereuse. Une aberration pour Montréal qui se dit une ville vélo.

      Ce qu’il manque à Montréal est une organisation du type Vélo Québec, mais qui se concentrerait sur le vélo urbain à Montréal en incluant les liens d’accès à l’île. J’aime beaucoup écrire sur le sujet, mais je me dis toujours que pour que la situation change rapidement, il faudrait toute une équipe qui y travaille à temps plein! J’aime la masse critique et je suis content qu’un Die-In ait lieu cette année. Or, il nous faut un Vélo Montréal!

  2. Quand on contacte la ville pour faire des améliorations, on a peu de réponse, peu de respect et quand on en a, c’est pour se faire dire que ce n’est pas parfait, que cela demande du temps et des études et que oui on est conscient que les camions bloquent les bandes cyclables pour la livraison mais blablabla.

    La rue St-Hubert a été pavée jusqu’à la rue de la commune dans le vieux Montréal. Il y a un petit bout sous un pont qui n’est pas vraiment bien fait. Ça semblait temporaire mais je crois qu’il faudra vivre avec ce défaut de façon permanente. La rue est trop étroite à cet endroit et tellement cahoteuse qu’il est dangereux de rouler à 40km (vitesse réglementaire sur cette rue). Sachez que la ville s’est empressée d’installer un panneau d’arrêt comme paliatif à la non-sécurité du lieu. Je n’ai jamais vu pareille connerie, il n’y a pas d’intersection à cet endroit, on arrête tout bêtement les autos pour rien! Mais mon point n’est pas là, demandez à la ville d’installer une signalisation spécifique pour cyclistes à une intersection dangereureuse et si vous avez vraiment raison, vous l’aurez en 2014 alors que sur St-Hubert, cela a été fait à une vitesse incroyable!

  3. Je suis allé faire un peu de vélo en touriste à Ottawa et Gatineau cet été. Près du parlement, j’ai eu de la misère à trouver comment rejoindre la piste cyclable à partir de Rent-a-bike (http://www.rentabike.ca/). On a dû monter et descendre des escaliers avec nos vélos, et traverser la rue Wellington comme des souris, entre les autobus bloquant même les piétons à l’intersection.

    On a filé vers Gatineau par le pont Portage. C’était pas mal beau. On est revenus par le pont Alexandra, où il y a une large piste partagée par les piétons et vélos (il y a des marques par-terre).

    À Gatineau, on a pu s’orienter grâce aux panneaux installés à chaque intersection, indiquant les directions. Par contre, il n’y en avait pas partout, et on s’est perdus dans les pistes cyclables du vieux-Hull. Nous avons rencontré des patrouilleurs bénévoles sympatiques qui nous ont recommandé le restaurant du Théâtre de l’île.

    Je retiens l’idée des panneaux d’indications. Ça manque à Montréal et aux environs.

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