Un cycliste montréalais décède en chutant de son vélo

Je vous parlais hier d’une étude sur le port du casque à vélo. Comme le hasard fait parfois tristement les choses, un cycliste d’une cinquantaine d’années est décédé hier soir dans le quartier Ahuntsic au coin des rues Henri-Bourassa et Papineau.

L’homme a freiné brusquement, a été éjecté de son vélo et s’est cogné la tête sur le sol et est décédé. Une enquête a été confiée au bureau du coroner.

Toutes mes condoléances à la famille du défunt.

J’espère que les conclusions du bureau du coroner seront rendues publiques. Il est important de connaître les causes de la chute. Peut-être sa manoeuvre fatale a-t-elle été effectuée après une mauvaise manoeuvre d’un autre usager de la route. Peut-être a-t-il tenté d’éviter un nid-de-poule ou une crevasse ou autre chose au sol. Les aménagements cyclistes, s’il en existe dans ce coin de la ville, sont peut-être inadéquats.

Je suis pas mal certain que ce dernier point ne sera pas soulevé lors de l’enquête du coroner. Si un automobiliste décède, on regarde si la signalisation ne devrait pas être améliorée, si l’éclairage du secteur est correct, etc. Mais si un cycliste décède, j’ai beaucoup de misère à croire qu’on va se donner la peine de regarder si l’éclairage était suffisant pour que le cycliste puisse voir le sol de façon à éviter les obstacles par exemple.

J’aime beaucoup les arbres dans les rues. Mais la nuit tombée, plusieurs rues sont presque totalement plongées dans l’obscurité sauf pour les branches qui reçoivent toute la lumière des lampadaires!

Je ne crois pas que ce monsieur ait pu simplement freiner brusquement sans raison au point de passer par-dessus son guidon. Il faut connaître les circonstances du décès et voir s’il n’y aurait pas lieu d’améliorer les infrastructures pour le vélo dans ce secteur.

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9 commentaires

  1. Même avec ma Cateye blanche en avant de mon vélo, on voit les obstacles à la dernière minute. Je préfère ne pas rouler à la noirceur.

    1. C’est la chose la plus sécuritaire à faire. Mais ce n’est pas vraiment pratique! Et demander de faire couper plein de branches d’arbres… c’est gênant! En même temps, cela ne fait pas beaucoup de sens de laisser les arbres recevoir toute la lumière.

  2. Je suis de ton avis. Je doute énormément qu’un cycliste passe par dessus son guidon à cause de la vitesse.

    Par contre un nid de poule géant… hum ! il y en a tellement.

    Condoléances à la famille.

    andré

  3. Je lisais le CSR ce matin (je sais: « tu lis le CSR!!! ») et j’ai remarqué que le phare blanc obligatoire pour les vélos la nuit est décrit comme devant permettre de voir une personne devant soit à au moins 10 mètres. Le CSR ne dit rien au sujets des bosses et des trous qui codent nos rues en braille.

    1. Bien dit! Pour voir 10 mètres devant soi, il faut tout un phare. Le Code de la sécurité routière est bien parti pour devenir assez risible s’il ne s’ajuste pas rapidement à la réalité sur le terrain!

      1. Beaucoup de phare blanc font le 10m règlementaire mais sont inefficaces, ce n’est pas ça qui est important, c’est la clarté qu’on a à 10m. Les modèles de base de Cateye (et d’autres cie) ne permettent de voir que partiellement à 10m et ils serait légaux selon la CSR. On devrait également tenir compte de l’intensité lumineuse (candela) à 10m pour être sérieux…

  4. Non seulement, les côtés de rues sont bardés de trous, crevasses, bosses et cie mais bon nombre de pistes cyclables ne sont tout simplement pas éclairées le soir (je pense entre autre à celle que j’emprunte tous les jours; la piste à côté du jardin botanique et celle qui traverse dans le parc Maisonneuve).

    On doit donc emprunter le trottoir car il n’est vraiment pas plaisant (et sécuritaire) de rouler à la pleine noirceur, et ce, même équipé d’une lumière à l’avant.

    Encore mieux; des travaux sont en cours à côté de cette piste depuis quelques semaines (sur Sherbrooke). Quelle ne fut pas ma surprise dans la nuit de vendredi passé de voir la piste complètement bloquée par des branches d’arbres coupées puis par des barrières peu visibles sur lesquelles on peut prendre une méchante débarque (les barrières sont d’ailleurs toujours là, ça vaudrait la peine d’aller les poser).

    Les moindres travaux dans les rues sont indiqués par des cônes et des panneaux afin que les automobilistes n’abîment pas leurs voitures mais on se fout bien qu’un cycliste se pète la gueule dans des aménagements qui devraient être sécuritaires.

    Mais bon, c’est plus simple de dire que le sinistre cycliste ne portait pas de casque que de dire que la chaussée était dans un état lamentable et pas éclairée.

    1. La piste cyclable du parc Maisonneuve a une fonction utilitaire et devrait effectivement être éclairée le soir. Comme toutes les pistes cyclables d’ailleurs. Si on a été capable d’éclairer toutes les rues de Montréal, je pense que l’effort nécessaire pour faire la même chose pour les pistes cyclables est relativement minime.

      Je suis aussi d’accord avec vous pour dire qu’il y a grossière négligence quand il y a des travaux et que la piste cyclable est bloquée. Aucun cône, rien qui indique les travaux et surtout aucune voie de contournement sécurisée ne sont généralement offerts. La même chose n’arriverait jamais quand il y a des travaux dans la rue pour les automobiles.

      Comme vous dites, mettre la responsabilité sur le dos de la victime est si simple. Comme si on avait couru après l’accident parce qu’on ne porte pas de casque!

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