Bixi à Londres : jour 1

C’est ce matin que les Londoniens qui se sont abonnés au service de vélos en libre-service de Londres pourront rouler dans les rues de la capitale britannique pour la première fois. Le Barclays Cycle Hire leur est offert 365 jours par année pour un peu moins cher qu’à Montréal!

Le réseau opéré par Transport for London (TfL) est composé de 6 000 vélos répartis dans 400 stations situées dans neuf quartiers centraux – 300 aujourd’hui en raison de retards dans l’installation des stations. Le réseau compte un total de 10 200 places afin d’offrir un ratio places libres versus vélos disponibles adéquat. Seules les 11 000 personnes qui se sont pré-enregistrées pourront utiliser le système pour l’instant. Les usagers occasionnels et les touristes devront attendre à septembre.

Une tournée d’information est organisée dans plusieurs quartiers de Londres afin de permettre aux résidants de bien prendre connaissance du système.

Combien ça coûte?

Le Bixi londonien fait partie d’une série d’initiatives appelées Cycle Hire. Le budget total du projet dans sa globalité est de 140 millions de livres (un peu plus de 226 M$). Le coût annuel de fonctionnement du système est de 20 millions de livres, soit un peu plus de 32 M$. La banque Barclays paiera 25 millions de livres (40,5 M$) pour commanditer les vélos pendant cinq ans. Les usagers débourseront entre 10 et 15 millions de livres (de 16 à 24 M$) par année. Un déficit est envisagé, mais il pourrait être résorbé rapidement si le nombre d’abonnés atteint un nombre suffisant. L’abonnement annuel coûte 45 livres, soit près de 73 dollars canadiens.

Nom merci!

Les vélos en libre-service de Londres ont la particularité de ne pas avoir de nom. Le système s’appelle Barclays Cycle Hire du nom d’une banque qui commandite le réseau. L’institution financière a payé 25 millions de livres (40,5 M$) pour que son logo apparaisse à six endroits sur les 6 000 vélos. Le nom ne plaît pas vraiment aux Londoniens. Difficile de s’attacher à quelque chose qui porte le nom d’une banque. C’est pourquoi ils l’appellent le Borisbike, en l’honneur du nom du maire de Londres, qui va travailler à vélo à tous les jours, un dénommé Boris Johnson. Vous imaginez un peu, on aurait pu se retrouver le Géraldbike ou le Géraldvélo. Ouf! Vive le concours qui a permis de trouver le nom de Bixi!


Du Bixi montréalais au Bixi londonien : 43 modifications

Le Bixi fabriqué par le constructeur québécois Devinci a dû subir pas moins de 43 modifications à la demande de TfL. On parle entre autres de l’élargissement des garde-boue et du renforcement des roues… les routes seraient-elles en plus mauvais état à Londres qu’à Montréal, difficile à croire. Les freins ont également été inversés.

La journaliste de La Presse basée à Londres, Mali Ilse Paquin, est supposée faire un essai du vélo aujourd’hui. Elle s’est promise de rouler avec un casque et un dossard fluo. C’est en lisant son article que j’ai découvert le beau petit vidéo du début!

Déjà à 9 heures ce matin, 1 000 trajets avaient été effectués.

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