Des textes sur le vélo urbain sur Cyberpresse et dans Le Devoir enflamment les lecteurs + The Gazette

La dernière chronique du CAA-Québec dans la section Mon volant de Cyberpresse aborde un point très intéressant et primordial pour garantir la sécurité des cyclistes. Intitulée Partage de la route : à qui la priorité aux virages?, la chronique clarifie la situation quant à ce que les usagers de la route doivent faire lorsqu’ils veulent effectuer un virage.

On se réfère dans le texte à l’article 349 du Code de la sécurité routière : « Le conducteur d’un véhicule routier ou d’une bicyclette qui effectue un virage à une intersection doit céder le passage aux piétons et aux cyclistes qui traversent la chaussée qu’il s’apprête à emprunter. »

Dès le début du texte, on prend la peine de clarifier : « Ainsi, le cycliste qui continue son chemin droit devant a priorité sur les automobilistes… ». Les cyclistes doivent évidemment respecter la priorité des piétons. Plusieurs automobilistes croient que premier arrivé, premier servi. Et bien non, c’est plutôt du tant qu’il y en aura! On donne quelques conseils supplémentaires afin que tous s’entendent sur la route.

Un point me chicote. Celui de l’obligation de signaler ses intentions. Je peux en comprendre l’importance. Mais essayez donc vous de rouler dans les rues de Montréal sans avoir les deux mains sur le guidon. Personnellement, je signale rarement mes intentions. J’y vais au besoin et quand c’est possible. Lâcher mon guidon d’une main veut dire augmenter de manière significative les risques de tomber de mon vélo tellement la qualité de la chaussée est mauvaise.

Je ne parle pas seulement des nids-de-poule. Il y a des bosses, des petits trous, des petites crevasses, des plaques d’égouts surélevées, etc. en plus de devoir garder un oeil sur les piétons, les automobilistes en mouvements, ceux qui sortent de leur voiture et les autres cyclistes qui peuvent dépasser par la gauche. Signaler peut être dangereux pour moi et aussi pour un autre cycliste.

Au moment où j’écris ces lignes, dimanche soir, 59 commentaires ont été laissés, tant par des cyclistes que par des automobilistes. On y trouve des histoires de comportements cyclistes réellement répréhensibles. Je suis d’accord pour dire que le Code de la sécurité routière doit être revu afin de mieux tenir compte de la réalité cycliste. Mais soyons réalistes, ce n’est pas pour tout de suite!

En attendant, il faut respecter le Code et ceux qui ne le font pas rendent les automobilistes frustrés et agressifs envers TOUS les cyclistes, même ceux qui font l’effort de respecter le Code.

Tout ça pour vous dire de lire l’article, mais aussi tous les commentaires qui donnent un aperçu de l’état d’esprit de ceux qui roulent dans les rues de la métropole ces temps-ci. Ça donne plus le goût d’utiliser les transports collectifs que les transports actifs.

Réaménagement urbain favorable au vélo

Dans Le Devoir, Charles-Étienne Marchand signe une lettre intitulée Pour un réaménagement urbain favorable au vélo. Il débute ainsi sa lettre : « J’en ai marre! Marre de risquer ma vie chaque jour. » Il pointe du doigt l’aménagement urbain actuel qui est toujours dévolu au tout-à-l’auto et pas suffisamment favorable au vélo. Je reprends ici ses mots pour exprimer son idée (que je partage!).

Les commentaires sont très intéressants. Jean Richard parle de l’implantation de voies cyclables et de la sécurité lors des déplacements à vélo.

Olivier Roy-Bergeron aborde la mixité des usages afin de dompter tous les usagers de la route qui devraient se prendre mutuellement en considération et se protéger les uns les autres en adoptant des comportements de circulation respectueux. Inspirant!

Guillaume L’altermondialiste aborde un sujet qui m’est cher : l’accès à toutes les rues! Oui, nous l’avons déjà. Disons l’accès sécuritaire à toutes les rues. Il a même une proposition pour la Plaza Saint-Hubert.

Les pistes cyclables sont-elles en danger à Montréal?

Le titre est alarmiste, j’en conviens. Mais les enjeux sont importants. Michelle Lalonde publie dans The Gazette un texte intitulé Are we pedalling backward? où selon ses nombreuses sources les cyclistes de Montréal pourraient payer cher la supposée mauvaise cohabitation avec les piétons.

Les piétons n’apprécieraient pas la présence des cyclistes dans les parcs et les élus auraient tendance à tendre l’oreille à leurs récriminations. Je n’ai rien contre le fait que les élus soient à l’écoute des piétons, j’en suis un la plupart du temps. Mais comme le dit Jean-François Pronovost de Vélo Québec dans le texte, on ne ferme pas les rues quand les gens y roulent trop vite. On balise, on éduque, on interpelle et on s’assure que les aménagements soient adéquats.

La piste cyclable du côté ouest du parc La Fontaine sera déménagée du parc à quelques mètres à l’ouest sur l’avenue du Parc Lafontaine. L’arrondissement dit vouloir continuer le parc sur l’avenue.

Le parc Maisonneuve pourrait se voir amputer de certains tronçons… (removing some bike paths) ce qui semble irréaliste puisque cela créerait des trous puisqu’il n’y a qu’une piste dans le parc. Les autres sentiers sont pour les piétons. Je vous conseille de lire le texte. Ce ne sont pas toutes des annonces officielles. Mais quand quelque chose se discute, mieux vaut écouter comme il faut et réagir!

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Vélo-Québec et CAA-Québec proposent une vision commune du partage de la route


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5 commentaires

  1. Merci pour le tour d’horizon média, petit ajustement , la piste du parc Maisonneuve fait une boucle de 6km. Il a déjà été question de couper la section intérieur pour lui donner un seul lien linéaire nord sud, c’est suite aux protestations des utilisateurs que la boucle intérieurs as été sauvé et amélioré. J’apprend avec dégout par La Gazette qu’ont voudrais revenir en arriére sur cette décision.

    1. Merci pour la précision. C’est tellement surprenant d’entendre des rumeurs voulant qu’on enlève des pistes cyclables à Montréal! Surtout dans des grands parcs où il y a de la place pour modifier ou ajouter des aménagements tant pour les piétons que pour les cyclistes.

  2. C’est apeurant de lire les commentaires de l’article de cyberpresse (CAA). Mais je ne suis pas surpris. Il y a 2 ans, un policier (oui un vrai de vrai) m’a dit que si l’auto s’engage, c’est elle qui a priorité, cela revient à dire que c’est premier arrivé premier servi. J’en revenais pas. Même qu’il y quelques mois, on a vu un article dans le journal de Montréal qui mentionnait que le cellulaire était interdit à vélo. Ce commentaire avait été donné par la police! Je me suis bien renseigné (SAAQ) et le cellulaire est toujours légal en vélo même si je penses que ce n’est pas mieux qu’en voiture. Deux possibilités, les policiers ne connaissent pas parfaitement le code de la route ou ils font déjà la promotion d’aspect plus sécuritaire. J’avoue qu’en vélo, lorsqu’un véhicule nous coupe le passage, qu’on ait la priorité ou non, on s’obstine pas.

    Je signale presque toujours mes intentions lorsque je fais un virage à gauche. Ce n’est pas temps pour indiquer mes intentions que pour faire comprendre à l’automobiliste qui me suit que je suis au milieu de la voie pour cette raison. A ce moment, je roule très lentement (pas le choix). Pour un virage à droite, c’est assez rare mais il m’arrive de le faire sur une piste cyclable car les cyclistes suivent de trop près (oui même en vélo, c’est un phénomène qu’on vit).

    1. Il y a effectivement, à l’occasion, quelques différences entre ce que les policiers, disons certains policiers véhiculent comme messages de sécurité routière, et les articles du Code de la sécurité routière. Mieux vaut être plus prudent que moins. Pour le cellulaire, il m’arrive de rouler en arrière de gens qui l’utilisent en roulant à vélo et ils sont toujours moins concentrés sur ce qui se passe autour d’eux, en plus de rouler en zigaguant légèrement.

      Pour les virages, c’est une très bonne idée de signaler pour les virages à gauche. Ça montre du respect pour les autres usagers de la route quand on se trouve à l’endroit habituellement occupé par une voiture.

      Quant aux cyclistes qui suivent de près les autres, je dois avouer que j’en fais partie à l’occasion. Seulement quand il y a foule, sinon je dépasse. Rien de plus fatiguant que quelqu’un qui te colle au derrière sans te dépasser!

  3. Prostef, le cellulaire est interdit à vélo! Pas par la nouvelle section 439.1 mais a cause de section 477: « Le conducteur d’une bicyclette doit circuler à califourchon et tenir constamment le guidon. » et la section 440: « Le conducteur d’un véhicule routier ou d’une bicyclette ne peut porter un baladeur ou des écouteurs ».

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