Les photos du départ du Tour de l’Île de Montréal

Je reviens tout juste de mon premier Tour de l’Île. Bon, j’avoue que j’ai pris une douche bien chaude avant d’écrire ces quelques lignes parce que sinon mes doigts gelés n’auraient pas pu composer grande chose.

Je me suis d’abord rendu aux abords du parc Jeanne-Mance, sur l’avenue du Parc, en empruntant la piste cyclable sur la rue Rachel. Pas besoin de vous dire que je n’étais pas le seul à avoir eu cette idée géniale.

Il commençait tout juste à pleuvoir. Il devait être un peu dépassé 9 h 30. En chemin, je vois qu’il y a énormément de monde sur les pistes cyclables, mais pratiquement personne en auto. Évidemment, le secteur était presque fermé à la circulation. Mais j’en ai profité encore une fois pour me dire qu’il y avait vraiment trop d’espace consacré à l’automobile comparé à l’espace voué au vélo.

Peu après, à un feu rouge, un papa qui pédalait avec son fiston sur un vélo allongé arrête son vélo à ma gauche, sur la voie des cyclistes qui allaient en direction opposée. Il n’y en avait pas beaucoup, j’en conviens. Au feu vert, je pars comme si de rien n’était en me demandant pourquoi il était allé se placer à cet endroit puisque personne ne pouvait rouler rapidement. Il voulait manifestement me dépasser, mais comme je trouve ce genre de comportement irrespectueux, surtout que souvent les gens qui font ça n’avancent pas très rapidement par la suite, je ne l’ai pas laissé passer. J’ai eu droit à un regard… disons tout un regard.

C’est moi ou quand on veut dépasser les gens sans manquer de civisme, on s’excuse, on dit pardon, on demande la permission, on dit une petite phrase du genre « scuse, ça te dérange si je pars avant toi? ». Mais on ne fait pas juste se mettre à côté de quelqu’un pour ensuite le couper. C’est mal élevé et c’est un irritant lorsqu’on roule à vélo.

Le départ du Tour de l’Île

Arrivé sur du Parc, les bénévoles sont nombreux, l’ambiance est bonne, il y a de la musique, les gens ont hâte de commencer à rouler, mais personne ne pousse, tout le monde est cordial. On passe par un goulot d’étranglement pour ensuite prendre notre rythme cycliste.

J’avais un crainte. Celle de vivre plusieurs de ces goulots d’étranglement au cours du trajet. Disons que sans devoir débarquer de mon vélo, à quelques occasion j’ai dû ralentir à la vitesse piéton. Mais rien de bien dérangeant. Les bénévoles nous avertissaient de ralentir lors des tournants plutôt secs.

Tous les participants sont d’accord sur une chose : la météo a rendu l’exercice pénible! Après 10 kilomètres, j’étais trempé et gelé. Je n’avais qu’une idée en tête : rentrer à la maison! J’avais amené un chandail supplémentaire. Je me suis arrêté dans un abribus où je l’ai enfilé sous mon imperméable et j’ai changé de gants. Mais j’avais déjà les doigts engourdis! Sans compter que je ne sentais plus mes pieds en raison de l’eau et du froid. Ma seule consolation a été de savoir que je n’étais pas le seul à souffrir. Ce que je peux être égoïste!

Les haltes avaient l’air bien organisées, mais je ne me suis pas arrêté.

Les cyclistes roulaient à toutes sortes de vitesses. Il n’était pas toujours facile de dépasser. Et ne dépasser que par la gauche, oubliez ça quand des gens qui ne roulent pas vite se tiennent à gauche justement. Les cyclistes, je présume, étaient heureux de rouler dans les rues sans voiture aucune. Même quand on a roulé près de l’autoroute 40.

Il n’y avait à peu près personne pour nous encourager sur les trottoirs. Heureusement que les bénévoles aimaient crier, chanter et faire du bruit pour nous encourager. On aurait dû leur répondre plus souvent parce que eux non plus ne l’ont pas eu facile aujourd’hui.

La longue traversée de la rue pour les piétons durant le Tour de l’Île

J’ai failli foncer dans des piétons qui traversaient la rue accompagnés de bénévoles à deux reprises. Puis, comme je me suis arrêté à temps, j’ai ensuite failli me faire rentrer dedans par des cyclistes. La seule chose que j’ai à redire concerne ces deux cas-là. Les piétons ont le droit de traverser, il n’y a pas de problème. Mais comme je ne veux pas être responsable d’une collision, les bénévoles auraient dû crier constamment « attention, attention, traverse de piétons » ou quelque chose du genre. Mais je le mentionne simplement pour que le système de traverse soit amélioré, pas parce que ça a gâché mon expérience. Je le répète, c’est la pluie et le froid qui n’étaient pas invités!

La qualité de la chaussée variait de « ah mon dieu mon popotin est au paradis, merci! » à « ayoille, ouch, c’est quoi ces cratères, pourquoi on passe par ici!!! ».

Pour ce qui est du trajet, j’avais découvert l’est de la ville lors du Tour la nuit effectué il y a deux ans avec mon ami Mathieu. J’aimerais bien aller plus vers l’ouest et rouler au centre-ville parmi les édifices. Il s’agirait d’une expérience beaucoup plus mémorable que de visiter les quartiers résidentiels de l’est. Évidemment, avec un beau soleil, j’aurais peut-être regardé plus autour et découvert une magnifique banlieue sur l’île.

La boue

Je n’ai pas aimé rouler dans la boue. On nous a fait passer dans une carrière et il y avait une montée à effectuer dans de la boue, ce qui a forcé plusieurs cyclistes à descendre de leur vélo. Les autres ont été bons pour être aspergés de boue. Mes pantalons en font foi, mais je n’ai pas de photo pour le prouver!

J’ai vu des gens rouler avec un monocycle ou unicycle, c’est comme vous voulez. Mes doigts étaient trop gelés pour les prendre en photo, mais j’ai été impressionné par ces quatre gars. Surtout que les roues possédaient un rayon très grand.

Bref, mouillé et gelé, je suis bien heureux d’être rendu chez-moi en train de vous écrire ce que j’ai vu et vécu. Mais il y a quelques heures de cela, je vous aurais déclaré sans détour que je suis fait en chocolat et que le chocolat a peur de l’eau au même titre que les sorcières.

Les réactions

Caroline Rodgers présente sur le blogue Le Québec à vélo de Cyberpresse son bouillon de poulet après-Tour.

Sur Twitter, les gens disent qu’ils sont gelés, mais qu’ils sont heureux d’avoir complété le Tour. D’autres étaient bien équipés pour rouler sous la pluie et sont très satisfaits de leur expérience. Vélo Québec a bien fait son travail selon ce que j’ai vécu. C’est mère nature qui va se faire taper sur les doigts!

Ressac Media était sur les lieux en vidéo et en photos. Intéressante la technique du ballon pour filmer.

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