Les chauffeurs d’autobus et les cyclistes veulent discuter… à Gatineau

Alors qu’à Montréal les chauffeurs d’autobus de la STM mènent une incompréhensible guerre aux supports à vélos conçus spécialement pour être installés sur le devant des autobus et ainsi favoriser une complémentarité entre transports actif et collectif, à Gatineau les cyclistes et les chauffeurs d’autobus ont décidé de s’assoir à la même table pour discuter. Le but de la rencontre est de trouver des solutions aux problèmes nés de leur difficile cohabitation.

Vélo-route Trans-Québec et la Société de transport de l’Outaouais (STO) veulent mettre en place une activité ou un événement afin d’établir un programme de sensibilisation tant pour les cyclistes que pour les chauffeurs. La volonté des deux groupes s’appuie sur les dangers concrets que représente une mauvaise cohabitation sur la route comme en témoigne la dernière année qui a été très difficile pour les cyclistes de la région. La rencontre pourrait avoir lieu d’ici mai.

On mentionne dans l’article certaines activités qui ont lieu ailleurs dans le monde comme des cyclistes qui passent quelques heures dans un autobus pour observer la route du point de vue des chauffeurs. C’est une bonne idée. Les chauffeurs devraient également rouler à vélo et se faire coller un peu par un autobus pour voir à quel point c’est inconfortable et dangereux. Je ne ferai pas ici de grand discours sur les mérites de la communication. Or, force est de constater que ces deux groupes, qui partagent des problèmes et possèdent certainement des pistes de solutions chacun de leur côté, font preuve de maturité et de bons sens en acceptant de se parler et de s’écouter.

C’est surprenant, mais en même temps, c’est la meilleure et la plus simple des solutions. Un premier pas qui mènera plus loin, souhaitons-le. C’est un peu comme si au lieu d’envoyer promener un automobiliste qui vient de faire une manoeuvre dangereuse pour mon intégrité physique, je prenais le temps de lui demander pourquoi il a fait ça et de quelle manière on pourrait éviter que cela ne se reproduise. Ou de demander à un cycliste pourquoi il vient de brûler un feu rouge. Le défi, vous l’aurez compris, est de taille. À quand une table de concertation cyclistes-piétons-automobilistes où les gens issus de ces trois groupes pourraient, sur une base régulière, échanger à propos de leurs réalités et de possibles solutions à leurs problèmes communs? Parce que non, souvent, dans le domaine de la cohabitation des modes de transports, le gros bons sens ne suffit pas. Sortons-nous la tête des nids-de-poule et affrontons nos problèmes communs ensemble.

Finalement, vous l’avez eu mon « grand » discours sur les bienfaits de la communication. Vous sentez-vous mieux?

Advertisements

Un commentaire

  1. Une première étape pourrait facilement être envisagée. Aux États-Unis, il y a certaines intersections qui se sont dotées de ce qui s’appelle des « Bike Box ». C’est une zone réservée pour les cyclistes devant les lignes d’arrêt. Il me semble que cette initiative pourrait voir le jour au Québec. Si l’on veut encourager le vélo comme moyen de transport, je crois que cette installation est de mise. En plus d’augmenter la sécurité des cyclistes, cette zone assure un respect de la part des automobilistes.

    Voir ce vidéo:http://www.streetfilms.org/how-to-use-a-bike-box/

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s