La Presse se demande si Vélo Québec est trop proche du parti du maire de Montréal


L’éditorialiste Nathalie Collard, du quotidien montréalais La Presse, se demande sur le « Blogue de l’édito » de Cyberpresse si Vélo Québec ne roulerait pas trop près du parti Union Montréal dirigé par le maire Gérald Tremblay. Le parti de Richard Bergeron, Projet Montréal, vient de révéler certaines informations concernant les dépenses électorales du parti au pouvoir.

Union Montréal a entre autres loué les locaux de Vélo Québec le jour des élections afin d’y installer une centrale téléphonique. Suzanne Lareau, présidente-directrice générale de Vélo Québec, a également donné son appui à titre personnel à son ami Michel Labrecque, élu sous la bannière d’Union Montréal.

Nathalie Collard estime que Suzanne Lareau n’aurait pas dû mêler Vélo Québec à ses activités partisanes parce que Vélo Québec ne lui appartient pas.

Appuyer un candidat lors d’une élection, même à titre personnel, peut peser dans la balance quand on dirige une entreprise ou un organisme très connu. On ne peut dissocier dans l’opinion publique sa personne de l’organisation à laquelle notre nom est toujours associé dans les médias. Mais, à proprement parler, les citoyens ont le droit d’appuyer qui ils veulent. Ce droit ne doit pas cesser d’exister dès qu’une personne accède à (ou occupe depuis un certain temps) un poste important. La personne qui accède à ce poste ne peut non plus se mettre la tête dans le sable quand les autres partis politiques lui décocheront des flèches de temps à autres. Existe-t-il un devoir de réserve pour les dirigeants d’organismes ? Devoir de réserve ou pas, on s’en reparlera dans plus de trois ans lors des prochaines élections municipales.

Vélo Québec travaille avec plusieurs municipalités et pas seulement Montréal. Son siège social est situé sur la rue Rachel dans la métropole et je suis bien heureux de savoir l’organisme localisé au centre de la ville où le vélo connait un formidable essor de popularité. Il est évident que de travailler de concert avec des partenaires, dont la Ville de Montréal, crée des liens. Il faut toutefois faire attention de ne pas créer au sein de la population l’impression d’être trop près d’un parti politique parce qu’à une élection ou une autre le vent finira par tourner, c’est pratiquement inévitable.

Vélo Québec agit en tant que consultant pour la Ville et je ne crois pas que son expertise pourrait être facilement remplacée par un autre organisme. Gérald Tremblay semble décidé, avec le Bixi notamment, à investir dans les transports actifs. Vélo Québec est là pour le conseiller. Reste à savoir si l’organisme sera également présent quand un petit coup de pied au derrière du maire sera nécessaire pour l’aider à grimper les pentes les plus prononcées afin qu’il réalise tous ses engagements pour le vélo urbain.

Cette petite controverse n’aura pas affolé les cyclistes urbains puisque seulement neuf commentaires ont été publiés dans les 24 heures qui ont suivi la publication de l’article. Allez ! Tout le monde se remet au travail pour que Montréal devienne une vraie capitale des transports actifs. N’oubliez pas d’aller faire un petit tour à la huitième édition du Salon du vélo de Montréal du 19 au 21 février 2010. Oui, c’est ce week-end!

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s