Statistiques de la Ville de Montréal sur la mobilité et l’utilisation du vélo par quartier

5 08 2009

Vélo Montréal par quartier

À l’approche des élections municipales de novembre, la Ville de Montréal a tiré des statistiques du recensement fédéral de 2006 pour chacun des districts électoraux. On retrouve également dans les nouveautés de la section « Montréal en statistiques » un tableau sur les modes transport utilisés par les Montréalais-es pour chaque moyen de transport.

Parmi la population active occupée totale de 15 ans et plus selon le mode de transport utilisé dans les déplacements domicile-travail, la bicyclette est utilisée par 2,2 % de la population pour l’agglomération de Montréal et 2,4 % pour la Ville de Montréal. Le chiffre monte à 9,7 % pour le Plateau Mont-Royal et baisse à 0,4 % pour Saint-Léonard.

Les statistiques de ce même groupe sont séparées en deux catégories, soit les femmes et les hommes.

Femmes

Agglomération de Montréal: 1,5 %

Ville de Montréal: 1,7 %

Quartier où les femmes roulent le plus à vélo: Plateau Mont-Royal avec 8,1 %

Quartier où les femmes roulent le moins à vélo: Saint-Léonard et Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles avec 0,2 %

Hommes

Agglomération de Montréal: 2,8 %

Ville de Montréal: 3 %

Quartier où les hommes roulent le plus à vélo: Plateau Mont-Royal avec 10,9 %

Quartier où les hommes roulent le moins à vélo: Saint-Léonard avec 0,7 %

Le document peut être consulté ici.





Un regroupement réclame des casques pour le Bixi

4 08 2009

Bixi casque

La question du port du casque à vélo revient chaque été. Les spécialistes de la santé publique le recommandent vivement alors que les cyclistes demeurent partagés sur son utilisation. Ceux et celles qui ne l’utilisent pas reconnaissent son utilité, mais déclarent qu’ils n’enfourcheraient plus leur vélo s’ils étaient obligés de porter le casque. Le gouvernement préfère ne pas légiférer en la matière.

En tant que cycliste, je porte peu le casque. Pratiquement jamais le jour, mais de plus en plus après le coucher du soleil. Plusieurs de mes amis ont des histoires qui font frémir et à chaque fois je me promets de porter mon casque dès ma prochaine sortie à vélo. Mais c’est une promesse à moi-même aussi vite oubliée que celle de faire le ménage dans mon classeur ou dans mes amis Facebook. Lorsque j’ai acheté mon vélo il y a quelques années, je me suis senti coupable de ne pas porter de casque à chaque fois que je voyais des cyclistes en porter. Au bout de quelques semaines, ce sentiment s’est volatilisé. Aujourd’hui, j’avoue y penser de plus en plus. C’est peut-être pourquoi je crois remarquer que de plus en plus de cyclistes portent un casque. Selon le Regroupement des associations de personnes traumatisées cranio-cérébrales du Québec (RAPTCCQ), le nombre de blessés graves à Montréal a bondi de 26% entre 2007 et 2008.

L’organisme demande à la Ville de Montréal de rendre disponible un service de location de casques de vélo pour les utilisateurs de Bixi à Montréal.
«Ce dont il s’agit, c’est de rendre disponible un service de location. Alors que le nombre de blessés graves ne cesse d’augmenter, il nous apparaît incohérent que des autorités publiques puissent offrir un service de location de vélo sans avoir la possibilité d’avoir accès à un casque pour se protéger », souligne Nicole Tremblay, la présidente du RAPTCCQ.

RAPTCCQ
Selon le regroupement, au Québec, chaque année, au moins 30 décès et 200 blessés graves sont causés par des accidents de vélo, la majorité étant des enfants âgés de moins de 16 ans. Les traumatismes crâniens sont responsables de 75% des décès et de 30% des blessures graves.
Le RAPTCCQ souhaite que, dans un court laps de temps, le gouvernement du Québec légifère sur le port obligatoire du casque à vélo. L’organisme indique que la Ville de Montréal aurait une belle opportunité de sensibiliser ses citoyens d’ici à ce que la loi souhaitée apparaisse sur l’écran radar du gouvernement.

« Au lieu de lancer un message aux cyclistes de prendre l’habitude d’être munis d’un casque protecteur, la Ville, en n’offrant pas le service, donne l’impression que le port du casque n’est pas important, est à la limite un accessoire décoratif », poursuit Mme Tremblay.

Stationnement de Montréal avait indiqué après un premier accident impliquant un Bixi les raisons pour lesquelles aucun casque n’était offert aux usagers. L’organisme avait par ailleurs rappelé l’importance de respecter les règles du Code de la sécurité routière et que le port du casque était recommandé.





Boulevard de Maisonneuve : Piste cyclable Claire-Morissette

20 06 2008

La Ville de Montréal a décidé de rendre un hommage posthume à une femme ayant joué un grand rôle dans la « cyclabilisation » des rues de Montréal. La piste cyclable du boulevard de Maisonneuve portera désormais le nom de piste cyclable Claire-Morissette.

Née le 6 avril 1950, Claire Morissette a activement contribué au développement de nombreuses initiatives communautaires à Montréal, et ce, au cours des 30 dernières années. « Il s’agit, pour la Ville de Montréal, de rendre un hommage posthume à une grande dame, visionnaire et novatrice, qui a milité de façon exceptionnelle en faveur du développement du réseau montréalais des voies cyclables et qui a contribué à la création du service de partage de véhicules Communauto et de l’organisme de réutilisation de vélos pour les familles démunies, Cyclo Nord-Sud », a déclaré monsieur Lavallée, responsable de l’aménagement urbain et du transport collectif au comité exécutif de la Ville de Montréal.

Son engagement dans le domaine du vélo à Montréal a d’ailleurs valu à Claire Morissette d’être la récipiendaire 2007, à titre posthume, du Prix Thérèse-Daviau remis par la Ville de Montréal.

Cyclo Nord-Sud avait déposé, l’automne dernier, une demande à l’effet de dédier à cette grande militante cycliste la piste située entre les rues Berri et Green.

« Donner le nom de Claire Morissette à cet axe majeur de notre réseau cyclable montréalais allait de soi et nous permettra de conserver le souvenir d’une dame pour qui la protection de l’environnement, la qualité de vie et la justice sociale faisaient partie des valeurs qu’elle a toujours défendues avec conviction », de rajouter monsieur Lavallée.

Chaînon important du réseau cyclable montréalais et partie intégrante du Plan de transport de Montréal, la piste cyclable du boulevard de Maisonneuve est accessible aux cyclistes montréalais depuis novembre 2007. Piste bidirectionnelle et ouverte douze mois par année, cette voie cyclable relie désormais les rues Berri et Greene à Westmount.

Un événement officiel se tiendra au mois d’août.

Visitez le site de Cyclo Nord-Sud afin de mieux connaitre le parcours et les réalisations de Claire Morissette.





Le vélo en libre-service dès septembre à Montréal

10 06 2008

Par Dominic Ratthé

Le vélo en libre-service roulera dès cet automne à Montréal. Une première en Amérique du Nord, affirme une administration municipale fière d’innover… quelques années après des consoeurs européennes telles Paris, Lyon, Barcelone et Munich pour ne nommer que celles-ci. Washington D.C. pourrait même damer le pion à la métropole québécoise en lançant prochainement son réseau SmartBike.

Première nord-américaine ou canadienne, peu importe, les Montréalais réclamaient depuis un certain temps déjà un tel système. Seulement 40 vélos et 4 stations seront mis à la disposition de la population en septembre dans le cadre d’un projet-pilote. Cette première étape de familiarisation sera suivie d’un déploiement à grande échelle du projet au printemps 2009.

Le Plateau Mont-Royal, Rosemont-La Petite-Patrie et Ville-Marie accueilleront alors les 2400 vélos et 300 stations réalisés par le designer québécois Michel Dallaire. Cette initiative s’inscrit dans le Plan de transport de la Ville intitulé « Réinventez Montréal ».

Urbain et écologique
« Montréal innove à nouveau en présentant le tout premier projet de vélo en libre-service en Amérique du Nord. Créatif, dynamique et innovateur, ce projet assurera une meilleure mobilité urbaine en proposant aux Montréalais un mode de déplacement convivial, écologique et de grande qualité », a souligné André Lavallée, responsable de l’aménagement urbain et du transport collectif au comité exécutif de la Ville de Montréal.

La société Stationnement de Montréal, mandatée pour la conception, le développement et l’exploitation du projet, souhaite avec le vélo en libre-service faire de Montréal « le point de mire de l’avant-garde urbain en Amérique du Nord », précisait M. Roger Plamondon, président du conseil d’administration de la Société.

Un système modulaire créé par Stationnement de Montréal permettra de déplacer facilement les stations et d’ajuster le nombre de vélos à chacune d’elles en fonction de l’achalandage et de pouvoir les enlever les mois d’hiver.

Les bornes de péage et les mécanismes d’ancrage des vélos fonctionneront à l’énergie solaire. Recourir au vélo en libre-service devrait être aussi facile que de louer une place de stationnement pour une voiture, estime la Ville. Une carte d’accès ou une carte de crédit permettront d’utiliser un vélo. Les coûts d’utilisation n’ont pas été dévoilés. Un trajet à vélo devrait toutefois être moins onéreux qu’un déplacement en transport en commun. La flambée du coût du pétrole devrait encourager plusieurs citoyens à utiliser ce service plutôt que leur voiture.

Concours
Le concours Trouve mon nom a été lancé afin de nommer le vélo en libre-service montréalais. Il suffit de se rendre sur le site web www.trouvemonnom.ca et d’y inscrire ses suggestions. En plus de prix secondaires et de participation, le grand gagnant aura droit à un abonnement à vie au vélo en libre-service. Dès le 8 août, il sera permis de voter pour votre identification préférée sur le même site Internet. Les noms des gagnants seront dévoilés le 22 septembre.





Support à vélo en ruine

30 05 2008

Le vélo gagne en popularité à Montréal. Les personnes qui enfourchent leur bicyclette à des fins utilitaires ou de loisirs seraient environ à 241 000 dans la métropole. Une augmentation de la circulation cycliste salutaire pour l’environnement, mais qui cause de sérieux maux de tête lorsque le moment est venu de garer son deux-roues.

La Ville de Montréal suit portant la tendance. En cinq ans, 7000 places de supports à vélo ont été ajoutées dans le mobilier urbain. Et la demande demeure élevée. L’augmentation de 72 % du nombre de cyclistes sur la même période signifie également que les commerces doivent s’ajuster.

Non seulement est-il important d’installer des supports à vélo sécuritaires, encore faut-il qu’ils soient en nombre suffisant pour les périodes de pointe. Commerçants, un moment pertinent pour évaluer si votre stationnement à vélo est adéquat peut être par exemple entre 17 h et 18 h 30 quand les travailleurs font leurs achats avant de retourner à la maison. Le mercredi à 14 h ne devrait pas vous servir de repère.

Mauvais élève

Parmi les derniers de classe (qui possèdent tout de même un stationnement à vélo), une mention spéciale est accordée au détaillant en alimentation Provigo situé au 2925 de la rue Sherbrooke Est à Montréal. Le support est disons… vétuste, pour support à vélo, ou encore être poli envers le rouillé, en ruine, peu sécuritaire, très peu pratique, partiellement déboulonné et détaché du mur, si on décide de sortir de ses gonds. Un gros conteneur servant à recueillir des vêtements empêche de plus l’accès à une partie du support. Les vêtements sont recueillis pour une bonne cause et nous saluons l’initiative. Seul l’emplacement choisi est critiqué.

Questionné au sujet du piètre état du support à vélo, un membre de

la direction du Provigo a indiqué qu’il allait vérifier ces informations. Si la situation le requiert, il enverra une demande au siège social afin qu’un nouveau support soit installé. Il affirme n’avoir jamais reçu de commentaires à ce sujet et qu’il ne voyait pratiquement jamais de vélos verrouillés à cet emplacement…