Bixi : fin de saison difficile pour les utilisateurs

20 11 2009

Plusieurs utilisateurs du Bixi ont vécu un été rempli d’une euphorie bien réelle, mais temporaire. Le manque de vélos dans plusieurs stations ou de points d’ancrages pour les remettre a causé des maux de tête à une multitude de cyclistes. La période de vandalisme a également fait du tort au réseau. Les utilisateurs du système de vélo en libre-service semblent toutefois heureux de leur expérience. Reste à savoir si Stationnement de Montréal continuera à améliorer le système, question de répondre aux demandes des utilisateurs échaudés par les problèmes inhérents à la nouveauté de la chose à deux roues.

Voici le communiqué de presse concernant la fin de la saison du Bixi:

Jusqu’au 30 novembre, le réseau BIXI demeurera opérationnel et plusieurs stations seront disponibles, alors que le nombre de points d’ancrage sera graduellement réduit. Du 16 novembre au 30 novembre, la Société de vélo en libre-service procédera à une importante réduction de la taille des stations, ainsi qu’au retrait graduel des vélos.

« Nous souhaitons que les utilisateurs puissent profiter du réseau le plus longtemps possible, malgré son démantèlement qui se poursuit graduellement. À l’heure actuelle, plus de 280 stations BIXI sont toujours en place. À moins de travaux importants, d’événements spéciaux ou de neige abondante, la grande majorité de ces stations restera fonctionnelle entre le 15 et le 30 novembre », a indiqué Alain Ayotte, président de la Société de vélo en libre-service.

La nuit précédant le retrait d’une station, un affichage spécial est apposé sur la borne transactionnelle et aux points d’ancrage, pour indiquer que celle-ci sera retirée au cours de la journée. Dès que l’utilisateur voit cette affiche, il ne lui est plus possible d’emprunter un BIXI. Par contre, l’utilisateur peut rapporter le vélo à cette station.

Monsieur Ayotte ajoute : « Pour qu’ils puissent mieux planifier leurs déplacements, nous informons également les utilisateurs BIXI du retrait d’une station ou de la réduction de sa taille sur notre site Internet. Nous remercions tous les utilisateurs pour leur compréhension durant cette période. »

La carte google BIXI et la liste des stations à taille réduite sont régulièrement mises à jour au
www.bixi.com . C’est à partir du 30 novembre, à 23h59 précisément, qu’il ne sera plus possible de faire la location d’un BIXI.


Les récriminations des utilisateurs

Les utilisateurs veulent que le début du retrait des stations ne soit pas effectif avant la fin novembre. Demande à laquelle Bixi dit ne pouvoir accéder en raison de son entente avec la Ville qui se prépare dès la mi-novembre pour ses opérations de déneigement et que plusieurs stations Bixi sont situées directement dans la rue.

Ils réclament également que la prochaine saison de Bixi débute le 1er avril et non le 1er mai. Le réchauffement climatique rend la chose malheureusement possible. Bixi répond que la Ville commençant son grand ménage le 15 avril, il est impossible d’installer les stations avant cette date. On ne voudrait surtout pas salir les roues des précieux Bixi plutôt que de se salir les semelles de souliers. Ils dénoncent de plus le fait que les stations aient, semble-t-il, été enlevées au complet dans plusieurs secteurs de la ville plutôt qu’un peu dans tous les secteurs. Toutes les réponses à vos questions se trouvent ici.

Le journal Métro a également publié cet article.





Un reportage sur Bixi diffusé à CNN

8 08 2009

Bixi sur CNN

L’émission Edge of Discovery a diffusé le 5 août un court reportage sur le système de vélo en libre-service montréalais Bixi. Des rediffusions sont prévues le samedi 8 août entre 16 h et 17 h et le dimanche 9 août entre 18 h et 19 h. Intitulé Pedal Power, le reportage est disponible sur le site de l’émission.





Le Vélib’ en piteux état

10 06 2009

Vélib détruit

Tout n’est pas rose dans l’univers très médiatisé du Bixi. Erreurs de facturation, difficultés à trouver des stations où déposer son vélo, règles d’utilisation trop complexes, les problèmes rencontrés par les usagers du vélo en libre-service son nombreux. Stationnement de Montréal affirme que tout rentrera sous peu dans l’ordre puisque que la période de rodage se poursuit.

À Paris, où le Vélib’ est toujours très populaire près de deux ans après son lancement, la situation semble critique. Entre son lancement le 15 juillet 2007 et le mois de février 2009, 7 800 vélos ont été volés (coût de 1 000 euros pièce / plus de 1 500 $ CA) et 11 600 ont été vandalisés. Si les employés de la firme JCDecaux cessaient de travailler à l’entretien des bicyclettes pendant 10 jours, il n’y aurait plus de vélo en circulation selon l’Institut Français pour la Recherche sur les Administrations et les Politique Publiques (iFRAP) qui se veut le « Think Tank de la société civile ».

Vélib détruit 02

D’après une renégociation des termes qui lient la société JCDecaux et la Mairie de Paris, cette dernière devra bientôt payer 400 euros pour chaque vélo volé ou rendu inutilisable, mais seulement à partir du moment où plus de 4 % des vélos seront rendus inutilisables. Ce seuil n’a pas encore été franchi. La Ville de Paris a donc lancé une campagne de sensibilisation contre le vandalisme des Vélib’.

Selon une enquête récemment menée, 54 % des utilisateurs sont déçus de l’état des vélos. D’un autre côté, 94 % se disent satisfaits des Vélib’ en général, surtout en raison d’une meilleure répartition des bicyclettes dans les stations. Un adepte sur trois vit en banlieue.

Depuis le lancement du Vélib’, plus de 50 millions de locations ont été enregistrées. Six millions d’abonnements courte durée ont été achetés et ils sont près de 170 000 personnes à avoir choisi l’abonnement à l’année.





Des idées pour améliorer le Bixi

8 06 2009

Bixi station

Le journaliste spécialisé en environnement de La Presse, François Cardinal, a publié un article proposant 10 idées afin d’améliorer le système de vélos en libre-service montréalais, le nouveau et déjà populaire Bixi.

Au menu du l’article: 10 problèmes rencontrés par les utilisateurs du Bixi de même qu’une proposition de solution pour chacun.

On y parle entre autres de la fiabilité du système, de sa facilité (difficulté) d’utilisation et des tarifs. Plus de détails ici.





Vélo en libre-service à Montréal : les finalistes!

8 08 2008

Vous disposez d’un peu plus d’un mois pour voter pour l’un cinq noms sélectionnés dans le cadre du concours Trouve mon nom qui vise à trouver un nom au système de vélo en libre-service à Montréal. Choisis parmi plus de 8000 noms soumis par les citoyens, les finalistes sont :

- BIXI
- Bycik
- MontVélo
- VélO2
- VillaVélo

Il est possible de voter autant de fois que vous le voulez, mais une seule fois par jour.

Dès septembre, les Montréalais pourront essayer les vélos en libre-service dans le cadre d’un projet pilote qui comptera 40 vélos répartis dans quatre stations. L’implantation à grande échelle du service aura lieu le printemps prochain. Les tarifs n’ont toujours pas été dévoilés, mais comme vous l’apprenait Rouler à vélo le 23 juillet dernier, le coût de l’abonnement annuel pourrait être de 100 $, soit plus du double du Vélib’ de Paris.

Que pensez-vous des noms suggérés?

Mes suggestions

Voici mes suggestions qui ont été refusées parce que quelqu’un avait déjà suggéré ces noms :

Vélo’M

Écovélo

Montvélo

Publicycle

Tonvélo

Véloville

Vélocité

Bovélo

Métrovélo

Métrocyclo

Voici mes suggestions qui ont été acceptées, mais qui n’ont pas été retenues dans le top 5 :

Cyclométro

Multiroues

Cyclo

Vélochic

Chouettecyclette

Boguidon





Le Vélib’ en toute sincérité

16 07 2008

Une vidéo est diffusée sur le site de la ville de Paris. Des utilisateurs du Vélib’ répondent sans détour aux questions et sont amenés à dire leur opinion sur le service de vélos en libre-service de la capitale française. On se serait attendu à voir une vidéo promotionnelle, mais la censure a été laissée de côté. Cliquez sur l’image et vous serez redirigés vers la vidéo.





Le vélo en libre-service dès septembre à Montréal

10 06 2008

Par Dominic Ratthé

Le vélo en libre-service roulera dès cet automne à Montréal. Une première en Amérique du Nord, affirme une administration municipale fière d’innover… quelques années après des consoeurs européennes telles Paris, Lyon, Barcelone et Munich pour ne nommer que celles-ci. Washington D.C. pourrait même damer le pion à la métropole québécoise en lançant prochainement son réseau SmartBike.

Première nord-américaine ou canadienne, peu importe, les Montréalais réclamaient depuis un certain temps déjà un tel système. Seulement 40 vélos et 4 stations seront mis à la disposition de la population en septembre dans le cadre d’un projet-pilote. Cette première étape de familiarisation sera suivie d’un déploiement à grande échelle du projet au printemps 2009.

Le Plateau Mont-Royal, Rosemont-La Petite-Patrie et Ville-Marie accueilleront alors les 2400 vélos et 300 stations réalisés par le designer québécois Michel Dallaire. Cette initiative s’inscrit dans le Plan de transport de la Ville intitulé « Réinventez Montréal ».

Urbain et écologique
« Montréal innove à nouveau en présentant le tout premier projet de vélo en libre-service en Amérique du Nord. Créatif, dynamique et innovateur, ce projet assurera une meilleure mobilité urbaine en proposant aux Montréalais un mode de déplacement convivial, écologique et de grande qualité », a souligné André Lavallée, responsable de l’aménagement urbain et du transport collectif au comité exécutif de la Ville de Montréal.

La société Stationnement de Montréal, mandatée pour la conception, le développement et l’exploitation du projet, souhaite avec le vélo en libre-service faire de Montréal « le point de mire de l’avant-garde urbain en Amérique du Nord », précisait M. Roger Plamondon, président du conseil d’administration de la Société.

Un système modulaire créé par Stationnement de Montréal permettra de déplacer facilement les stations et d’ajuster le nombre de vélos à chacune d’elles en fonction de l’achalandage et de pouvoir les enlever les mois d’hiver.

Les bornes de péage et les mécanismes d’ancrage des vélos fonctionneront à l’énergie solaire. Recourir au vélo en libre-service devrait être aussi facile que de louer une place de stationnement pour une voiture, estime la Ville. Une carte d’accès ou une carte de crédit permettront d’utiliser un vélo. Les coûts d’utilisation n’ont pas été dévoilés. Un trajet à vélo devrait toutefois être moins onéreux qu’un déplacement en transport en commun. La flambée du coût du pétrole devrait encourager plusieurs citoyens à utiliser ce service plutôt que leur voiture.

Concours
Le concours Trouve mon nom a été lancé afin de nommer le vélo en libre-service montréalais. Il suffit de se rendre sur le site web www.trouvemonnom.ca et d’y inscrire ses suggestions. En plus de prix secondaires et de participation, le grand gagnant aura droit à un abonnement à vie au vélo en libre-service. Dès le 8 août, il sera permis de voter pour votre identification préférée sur le même site Internet. Les noms des gagnants seront dévoilés le 22 septembre.