Un regroupement réclame des casques pour le Bixi

4 08 2009

Bixi casque

La question du port du casque à vélo revient chaque été. Les spécialistes de la santé publique le recommandent vivement alors que les cyclistes demeurent partagés sur son utilisation. Ceux et celles qui ne l’utilisent pas reconnaissent son utilité, mais déclarent qu’ils n’enfourcheraient plus leur vélo s’ils étaient obligés de porter le casque. Le gouvernement préfère ne pas légiférer en la matière.

En tant que cycliste, je porte peu le casque. Pratiquement jamais le jour, mais de plus en plus après le coucher du soleil. Plusieurs de mes amis ont des histoires qui font frémir et à chaque fois je me promets de porter mon casque dès ma prochaine sortie à vélo. Mais c’est une promesse à moi-même aussi vite oubliée que celle de faire le ménage dans mon classeur ou dans mes amis Facebook. Lorsque j’ai acheté mon vélo il y a quelques années, je me suis senti coupable de ne pas porter de casque à chaque fois que je voyais des cyclistes en porter. Au bout de quelques semaines, ce sentiment s’est volatilisé. Aujourd’hui, j’avoue y penser de plus en plus. C’est peut-être pourquoi je crois remarquer que de plus en plus de cyclistes portent un casque. Selon le Regroupement des associations de personnes traumatisées cranio-cérébrales du Québec (RAPTCCQ), le nombre de blessés graves à Montréal a bondi de 26% entre 2007 et 2008.

L’organisme demande à la Ville de Montréal de rendre disponible un service de location de casques de vélo pour les utilisateurs de Bixi à Montréal.
«Ce dont il s’agit, c’est de rendre disponible un service de location. Alors que le nombre de blessés graves ne cesse d’augmenter, il nous apparaît incohérent que des autorités publiques puissent offrir un service de location de vélo sans avoir la possibilité d’avoir accès à un casque pour se protéger », souligne Nicole Tremblay, la présidente du RAPTCCQ.

RAPTCCQ
Selon le regroupement, au Québec, chaque année, au moins 30 décès et 200 blessés graves sont causés par des accidents de vélo, la majorité étant des enfants âgés de moins de 16 ans. Les traumatismes crâniens sont responsables de 75% des décès et de 30% des blessures graves.
Le RAPTCCQ souhaite que, dans un court laps de temps, le gouvernement du Québec légifère sur le port obligatoire du casque à vélo. L’organisme indique que la Ville de Montréal aurait une belle opportunité de sensibiliser ses citoyens d’ici à ce que la loi souhaitée apparaisse sur l’écran radar du gouvernement.

« Au lieu de lancer un message aux cyclistes de prendre l’habitude d’être munis d’un casque protecteur, la Ville, en n’offrant pas le service, donne l’impression que le port du casque n’est pas important, est à la limite un accessoire décoratif », poursuit Mme Tremblay.

Stationnement de Montréal avait indiqué après un premier accident impliquant un Bixi les raisons pour lesquelles aucun casque n’était offert aux usagers. L’organisme avait par ailleurs rappelé l’importance de respecter les règles du Code de la sécurité routière et que le port du casque était recommandé.





Morrow Communications a obtenu un 2e contrat de Stationnement de Montréal

12 06 2009

ibixi

La firme à l’origine du faux blogue À vélo citoyens, qui avait suscité l’indignation générale il n’y a pas si longtemps, a obtenu de Stationnement de Montréal un second contrat afin de mettre en ligne une application pour les téléphones cellulaires afin d’aider les Montréalais à savoir où sont les stations Bixi. Or, la compagnie Sparko, qui avait déjà lancé une application pour iPhone, avait dû retirer celle-ci de la toile après avoir reçu une mise en demeure de Stationnement de Montréal. Sparko était prête à vendre à bon prix ou même à donner le travail déjà accompli à l’organisme. Mais celui-ci a mandaté Morrow Communications afin qu’elle optimise le système. Une décision qui risque d’irriter les anciens lecteurs du faux blogue À vélo citoyens qui avaient été déçus de l’initiative à l’éthique discutable de Stationnement de Montréal.

Plus de détails ici.

 





Bixi: pas devant chez-moi!

11 06 2009

Pas de Bixi dans ma cour

Le propriétaire d’un immeuble résidentiel du quartier Rosemont à Montréal s’est plaint de l’installation d’une station Bixi directement devant chez-lui. Bien qu’il appuie le projet, il déplore le bruit causé par les cyclistes, parfois en pleine nuit, alors qu’ils utilisent les vélos. De plus, il estime que la rue étant étroite, l’emplacement de la station met en danger les utilisateurs en raison de la vitesse des véhicules sur cette artère.

Stationnement de Montréal a prévu envoyer une équipe évaluer la situation. L’organisme a reçu plusieurs plaintes de citoyens et de commerçants en raison de l’implantation de stations Bixi, mais rappelle que les changements entraînent toujours des réactions, positives et négatives.

Plus de détails ici.

 


 





Bixi: Plus de vélos plus rapidement ?

5 06 2009

Bixi Frontenac

Le site du canal Argent rapporte que le système de vélos en libre-service montréalais Bixi est si populaire que le nombre de vélos pourrait dépasser les 3000 prévus pour atteindre 5000.

 

Les 2000 vélos devaient être ajoutés lors de la phase 2 du projet l’été prochain. Stationnement de Montréal indique que la demande est plus forte que ce qui était prévu. Depuis le 29 mai, le nombre de trajets quotidiens serait passé de 2000 à 2800.

 

Le stationnement de vélos situé à côté de la station de Bixi du métro Frontenac est en piteux état. Une place de stationnement pour personnes handicapées a d'ailleurs été enlevée sur la Plaza Saint-Hubert pour être remplacée par une station Bixi. Une situation qui devrait être corrigée au cours des prochaines semaines selon Stationnement de Montréal.

Le stationnement de vélos situé à côté de la station de Bixi du métro Frontenac est en piteux état. Une place de stationnement pour personnes handicapées a d'ailleurs été enlevée sur la Plaza Saint-Hubert pour être remplacée par une station Bixi. Une situation qui devrait être corrigée au cours des prochaines semaines selon Stationnement de Montréal.

 

 

L’objectif de Stationnement de Montréal est d’installer 3000 vélos répartis dans 300 stations cet été et de conserver un ratio de 2 pour 1 quant aux places de stationnements pour les vélos. De 10 à 15 stations sont ajoutées chaque jour.

 

Les stations les plus populaires sont situées dans le Vieux-Montréal, près de Berri-UQAM et du métro Mont-Royal.

 

 





Éthique et vélo urbain

2 06 2009

Avelocitoyenslogo

La saison 2009 de vélo urbain peine à débuter malgré l’arrivée de Bixi dans les rues de la métropole. La faute au temps trop frais, bien entendu. Pourtant, le lancement du système de vélo en libre-service à Montréal a beaucoup fait parler de lui, notamment en raison de la controverse entourant le pseudo-véritable blogue avelocitoyens.com.

Je sais, la controverse est terminée, la vérité est sortie au grand jour depuis déjà un petit bout de temps déjà et je suis cruellement en retard dans les mises à jour de ce blogue. Je n’étais d’ailleurs pas certain de recommencer à bloguer cette saison-ci sur le vélo urbain. Pas par manque d’intérêt! Le sujet est toujours aussi passionnant à mes yeux et visiblement il mérite d’être couvert autrement que par des personnages de boîte de pub se faisant passer pour des humains.

Je ne reviendrai pas sur toute l’affaire que le journaliste et blogueur Patrick Lagacé de La Presse/Cyberpresse a brillamment dévoilée au grand jour. Vous pouvez d’ailleurs lire ce qui a été écrit sur le sujet ici. Patrick Lagacé m’a contacté quelques jours avant la publication de ses articles. Il m’a posé des questions sur mon appartenance au groupe Facebook de À vélo citoyens. Je lui ai alors précisé que j’avais été ajouté comme administrateur indépendamment de ma volonté et qu’il ferait mieux de contacter les autres gens du blogue s’il voulait parler à quelqu’un parce que j’écrivais mon propre blogue sur le vélo urbain et que je ne voulais pas me présenter en tant que représentant de À vélo citoyens, ce que je n’étais pas.

C’est à ce moment qu’il m’informe que les trois personnes qui tiennent le blogue À vélo citoyens sont une pure création d’une agence de pub et qu’elles n’existent pas réellement. Autrement dit, que mes échanges par courriel avec Mélanie Gomez ne sont pas réels puisqu’elle n’existe pas. Ça ne tourne pas toujours rond dans l’univers des blogues montréalais sur le vélo urbain.

Je ne reviendrai pas sur ma réaction à cette nouvelle puisqu’elle se trouve résumée dans cet article de Patrick Lagacé paru sur son blogue uniquement. J’aimerais simplement vous assurer que j’existe pour de vrai! Mon blogue n’est peut-être aussi beau que celui de À vélo citoyens, mais je l’assume et j’écris sur le sujet avec joie, passion et malgré tout assez peu d’assiduité.

Je suis déçu que ce blogue n’en soit pas un animé par de vraies personnes (façon de parler), disons par de vrais passionnés de vélo urbain n’ayant pas été mandatés par Stationnement de Montréal. J’ose croire que l’intérêt pour le vélo urbain grandira avec l’arrivée des beaux jours et des traditionnels reportages sur le smog dans les bulletins de nouvelles.

Les frais du Bixi sont trop élevés

Je demeure très enthousiaste par rapport à Bixi que je compte bien essayer prochainement. Mais vraiment, 5 $ par 24 heures… C’est trop! Peu importe que ce soit plus ou moins cher qu’ailleurs, c’est assez pour décourager bien des gens. Disons que c’est plutôt un prix correct pour les touristes… Mais pour les Montréalais, c’est nous prendre pour des valises. Valises qu’on ne peut d’ailleurs pas vraiment amener avec soit en Bixi vu le manque de rangement qui accompagne le vélo.

 

Je reviendrai certainement-prochainement-souvent sur le vélo en libre-service à Montréal. Le site bixi.com est par ailleurs très joli. Je le visiterai assidument au cours des prochains jours pour savoir à quel point il est fonctionnel. Entretemps, je vous souhaite une très agréable saison de vélo urbain!





Le vélo en libre-service dès septembre à Montréal

10 06 2008

Par Dominic Ratthé, velo@rouleravelo.com

Le vélo en libre-service roulera dès cet automne à Montréal. Une première en Amérique du Nord, affirme une administration municipale fière d’innover… quelques années après des consoeurs européennes telles Paris, Lyon, Barcelone et Munich pour ne nommer que celles-ci. Washington D.C. pourrait même damer le pion à la métropole québécoise en lançant prochainement son réseau SmartBike.

Première nord-américaine ou canadienne, peu importe, les Montréalais réclamaient depuis un certain temps déjà un tel système. Seulement 40 vélos et 4 stations seront mis à la disposition de la population en septembre dans le cadre d’un projet-pilote. Cette première étape de familiarisation sera suivie d’un déploiement à grande échelle du projet au printemps 2009.

Le Plateau Mont-Royal, Rosemont-La Petite-Patrie et Ville-Marie accueilleront alors les 2400 vélos et 300 stations réalisés par le designer québécois Michel Dallaire. Cette initiative s’inscrit dans le Plan de transport de la Ville intitulé « Réinventez Montréal ».

Urbain et écologique
« Montréal innove à nouveau en présentant le tout premier projet de vélo en libre-service en Amérique du Nord. Créatif, dynamique et innovateur, ce projet assurera une meilleure mobilité urbaine en proposant aux Montréalais un mode de déplacement convivial, écologique et de grande qualité », a souligné André Lavallée, responsable de l’aménagement urbain et du transport collectif au comité exécutif de la Ville de Montréal.

La société Stationnement de Montréal, mandatée pour la conception, le développement et l’exploitation du projet, souhaite avec le vélo en libre-service faire de Montréal « le point de mire de l’avant-garde urbain en Amérique du Nord », précisait M. Roger Plamondon, président du conseil d’administration de la Société.

Un système modulaire créé par Stationnement de Montréal permettra de déplacer facilement les stations et d’ajuster le nombre de vélos à chacune d’elles en fonction de l’achalandage et de pouvoir les enlever les mois d’hiver.

Les bornes de péage et les mécanismes d’ancrage des vélos fonctionneront à l’énergie solaire. Recourir au vélo en libre-service devrait être aussi facile que de louer une place de stationnement pour une voiture, estime la Ville. Une carte d’accès ou une carte de crédit permettront d’utiliser un vélo. Les coûts d’utilisation n’ont pas été dévoilés. Un trajet à vélo devrait toutefois être moins onéreux qu’un déplacement en transport en commun. La flambée du coût du pétrole devrait encourager plusieurs citoyens à utiliser ce service plutôt que leur voiture.

Concours
Le concours Trouve mon nom a été lancé afin de nommer le vélo en libre-service montréalais. Il suffit de se rendre sur le site web www.trouvemonnom.ca et d’y inscrire ses suggestions. En plus de prix secondaires et de participation, le grand gagnant aura droit à un abonnement à vie au vélo en libre-service. Dès le 8 août, il sera permis de voter pour votre identification préférée sur le même site Internet. Les noms des gagnants seront dévoilés le 22 septembre.