Recycler son vélo et courir la chance de partir en voyage

5 06 2009
Recycler son vélo

Publicité parue dans l'hebdomadaire Voir du 4 juin 2009

Gaz Métro et SOS Vélo s’associent pour inviter la population à recycler ses vieux vélos pendant tout le mois de juin. SOS Vélo accueille toujours les vélos dans ses locaux du 2085, rue Bennett à Montréal et offre même un service de cueillette en composant le 514 251-8803. Chaque vélo offert donne la chance de gagner une escapade à vélo pour deux personnes d’une valeur de 1000 $ avec Vélo Québec Voyages ou un des deux Écovélos.

Pour plus de détails: www.gazmetro.com/velo.





Cyclisme nocturne au Tour la nuit

27 05 2008

Découvrir l’Est montréalais en pleine nuit accompagné de quelques milliers de cyclistes, ce n’est pas très original, j’en conviens. Mais quand on n’a rien de mieux à faire un vendredi soir de mai… sauf peut-être aller voir Sex and the City au cinéma… hummm… Non, non, non! Carrie et ses amies devront patienter une soirée de plus!

Je suis donc un fier participant de l’activité « Tour la nuit » organisée dans le cadre de la Féria du vélo de Vélo Québec. Moi et mes 12 000 amis cyclistes que je connais autant que certains de mes amis sur Facebook circulerons dans les quartiers Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Anjou, Saint-Léonard et Rosemont-Petite-Patrie et à Montréal-Est. Le trajet de 22 kilomètres nous mènera au parc Maisonneuve où nous aurons droit à un contenant de lait Natrel, gracieuseté de la Fédération des producteurs de lait du Québec. Il est tout à fait logique de penser qu’après avoir pédalé 22 km, ce n’est pas de l’eau, mais du lait que j’aurai envie de boire. Je sais, je sais, je peux m’apporter de l’eau. Je critique, mais c’est pour la forme.

J’ai reçu mon magnifique dossard où d’un côté on m’identifie comme étant « lait » et de l’autre nul autre que Jean Coutu. Je me prévois déjà un mal de tête juste à entendre tout le monde se trouver bien original en lançant la blague « Heille, c’est moi le vrai Jean Coutu, c’est écrit sur mon dossard! ». Je soupçonne le geste d’être prémédité, ce qui est toujours plus grave.

Une voiture qui voudrait être un vélo
Dans mon enveloppe, en plus du dossard se trouve une publicité de Toyota, commanditaire de l’événement. Il faut reconnaitre que Toyota en fait plus que bien d’autres compagnies automobiles en matière d’innovations technologiques favorisant une réduction de la consommation d’essence. Par contre, voir un géant automobile commanditer un événement cycliste fait penser aux anciennes commandites d’événements sportifs par des compagnies de cigarettes et invite à la réflexion. La visite à la zone « écolonomies » de Toyota est censée nous coupler le souffle et nous apprendre à rouler vert au quotidien. Les prix élevés de l’essence pousseront bien des gens à s’informer des solutions de remplacement à l’automobile dont, lecteurs informés, font partie le vélo traditionnel et le vélo à assistance électrique. Pas besoin de chercher plus loin que l’arrêt d’autobus pour trouver une solution à ses problèmes de transports.

Également dans mon enveloppe se trouve une publicité de Gaz Métro. La compagnie s’associe avec SOS Vélo afin de récupérer nos vieilles bicyclettes le mercredi 28 mai entre 7 h et 18 h au parc La Fontaine (angle Brébeuf et Rachel) ou au siège social de Gaz Métro (1717, rue du Havre). SOS Vélo est un organisme sans but lucratif dont la mission est l’insertion sociale et professionnelle de jeunes en difficulté en donnant une seconde vie à nos vieux vélos. J’y ai acheté mon plus récent vélo et j’en suis très heureux.

Je vous invite à visiter le site de Vélo Québec pour obtenir plus d’informations sur les autres activités de la Féria du vélo, dont le Tour de l’Île de Montréal où 30 000 cyclistes sont attendus le dimanche 1er juin.





Cyclistes urbains : les péripéties de Magenta Baribeau sur son Écovélo

23 05 2008

Cyclistes urbains est une série de portraits d’hommes et de femmes qui roulent à vélo à Montréal ou ailleurs. Pas besoin de circuler exclusivement à bicyclette pour voir votre portrait et votre réalité de cycliste épinglés ici. Il suffit d’enfourcher votre vélo de temps à autre, que ce soit pour les loisirs, le travail, le magasinage ou toutes les autres occasions de la vie courante.

Magenta Baribeau

Magenta Baribeau sillonne les rues de Montréal à vélo depuis huit ans. Cycliste chevronnée comptant 25 années d’expérience sur deux roues, l’artiste et rédactrice a déjà foulé le sol de plusieurs villes : Hull, Ottawa, Gatineau, Montréal, Longueuil, Saint-Lambert, Brossard et Paris en ce moment même! Alors qu’elle s’apprête à souffler ses 30 bougies, elle a accepté de répondre aux questions de Rouler à vélo.

Décrivez votre vélo actuel.
En général, j’aime bien mon vélo. C’est un Écovélo de SOS Vélo, pas trop cher et éthiquement intéressant. Par contre, comme je n’ai pas payé le vélo très cher au départ et qu’il n’est garanti qu’un an, il devient dispendieux à la longue avec tous les morceaux qui brisent. Je blâme en partie les rues de Montréal pour avoir détruit ma roue arrière, la saison dernière. Mais malgré les réparations quasi continuelles à effectuer, ce que j’aime le moins de mon vélo est mon siège qui fuit. Lorsqu’il pleut, il s’engorge d’eau et pendant une semaine, je dois mettre un sac de plastique sur le siège afin d’éviter d’avoir les cuisses détrempées. Mais sinon la tenue de route est bonne et il possède une bonne vitesse de croisière.

Quel est votre plus beau souvenir à vélo?
Mon tour de ville en une heure, partant de Centre-Sud pour le Vieux-Port allant sur la piste cyclable jusqu’au pont de la Concorde, continuant sur le circuit Gilles-Villeneuve, retour par les îles et le pont Jacques-Cartier. Une très bonne manière de se défouler et de faire de l’exercice. On peut rouler vite sans avoir peur des automobilistes puisqu’ils sont inexistants dans ce coin.

Quel est votre plus mauvais souvenir à vélo?
En même temps un des plus beaux et des plus mauvais… Quand j’étais enfant, j’habitais à Hull et mes parents en profitaient pour m’amener aux abords du Canal Rideau pour faire du vélo. Onze kilomètres entre l’embouchure du canal et le lac Dow, aller-retour : 22 kilomètres. Quand tu es un enfant avec des petites roues, c’est long longtemps. C’est tellement beau que tes parents arrêtent constamment pour sentir les fleurs ou regarder les maisons. Toi, tu veux aller vite. Il y a des vieilles mémés devant toi qui vont lentement. Tu as des petites roues qui ne roulent pas vite. C’est le fun et éprouvant en même temps. Surtout quand on le fait une ou deux fois par année pendant des années. On vient à redouter le Canal Rideau; l’été pour le vélo, l’hiver pour le patin. Depuis j’ai toujours une petite crainte des pistes cyclables que je trouve mémères.

Décrivez votre rencontre typique avec un automobiliste.
Moi, gesticulant allègrement pour montrer à l’automobiliste que je suis là, que ceci est une piste cyclable et que j’ai priorité. Ou sinon moi, sur un coin de rue, gesticulant et criant pour montrer à l’automobiliste que quand la flèche verte pointe tout droit, ça veut dire de ne PAS tourner et par le fait même de ne pas m’écraser.

Décrivez votre engueulade la plus spectaculaire à vélo (avec un automobiliste, un piéton ou un autre cycliste).
Je ne peux pas la qualifier de spectaculaire puisque j’ai eu tellement d’altercations avec cyclistes, automobilistes et piétons au fil des ans que ça perd de son aspect extraordinaire pour tomber dans le domaine du quotidien. Bref typiquement avec les cyclistes c’est : « Pourquoi tu te mets devant moi au feu rouge? Tu le sais bien que je vais ENCORE te double puisque je viens de le faire deux fois! » Avec les piétons, c’est : « Putain! C’est une piste CYCLABLE! Cyclable! Le trottoir, il est à droite! » Avec les voitures, c’est moi qui gesticule et qui leur dis que je suis là parce que je ne veux pas être frappée. Et avec les taxis, je les frappe avec mon pied gauche quand ils tentent de faire une crêpe de moi en se collant le plus possible sur l’auto stationnée à leur droite tandis que je suis là.

Vous arrive-t-il de contrevenir au Code de la sécurité routière (rouler sur les trottoirs, rouler dans le sens contraire d’une rue à sens unique, brûler un arrêt ou un feu rouge)?
Oui, il m’arrive souvent de contrevenir au Code de la sécurité routière. Mon infraction la plus fréquente est d’aller à contresens d’un sens unique. Ce que j’aime du vélo c’est qu’il me permet d’aller vite alors j’aime prendre les chemins les plus directs. Surtout qu’à Montréal parfois les sens uniques, omniprésents, ne nous rendent pas la vie facile et on doit faire un grand détour pour rien. Quant à brûler des arrêts et feux rouges, disons que je fais un stop à l’américaine. Je ralentis, je regarde bien et ensuite je traverse. Je reste quand même quelqu’un avec un grand sens du civisme et donc lorsque je contreviens aux lois, j’essaie d’être la moins dérangeante possible et si je croise une voiture ou un autre cycliste allant dans le sens de la rue, je lui laisse bien sûr la priorité.

Quelle est votre rue préférée pour rouler?
Il s’agit de la rue Lafontaine entre Papineau et de la Visitation. Elle a été repavée à l’été 2007. C’est un plaisir d’y rouler parce qu’on peut aller vite sans peur de tomber dans une crevasse ou trou.

Quelle est la rue où vous détestez le plus rouler?
Sherbrooke ou Ontario entre De Lorimier et Pie-IX, les deux ont vraiment trop de nids-de-poule, ce qui devient dangereux parce qu’au lieu de rouler à droite, on doit souvent faire un détour soudain par la gauche, risquant ainsi de se faire frapper par les voitures.

Faites-vous du vélo l’hiver?
Non. Enfin si, s’il n’y a pas de neige et qu’il ne fait pas froid. Disons que j’ai déjà fait du vélo en février et en décembre, mais ce sont plutôt des exceptions. Généralement de la fin novembre à la mi-mars, je range mon vélo.

Selon vous, avez-vous déjà dépassé le .08 de taux d’alcoolémie dans le sang (permis pour les automobilistes, mais pas pour les cyclistes) à vélo?
Oui, quelques fois. Mais comme j’emprunte généralement des petites rues très calmes, tard le soir, je ne suis pas très dangereuse. De plus, je maintiens que contrairement aux automobilistes, quelqu’un de saoul à vélo n’est dangereux que pour lui-même.