Pont Jacques-Cartier: des travaux sur la piste cyclable en 2010

29 07 2009

Pont Jacques CartierLa piste cyclable qui relie Longueuil au tablier du pont Jacques-Cartier sera élargie et aplanie a indiqué la Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain inc. tout en refusant de dévoiler les plans du nouvel aménagement. Les cyclistes devront continuer à descendre de leur vélo jusqu’à la fin des travaux pour leur propre sécurité sur la portion d’un demi-kilomètre sous peine de recevoir une amende de 37 $.

Les plans de la piste cyclable seront réalisés cet automne et aucune information ne sera dévoilée ni aux cyclistes ni à Vélo Québec d’ici là. Le manque de transparence de la Société est dénoncé par ces derniers. On pourrait effectivement croire que les cyclistes qui empruntent le pont quotidiennement ou Vélo Québec puissent avoir un point de vue pertinent à faire valoir quant à l’aménagement de cette portion de la piste. Pourquoi ne pas les inclure tout de suite dans le processus plutôt que d’attendre les suggestions d’une firme d’experts-conseils et ainsi risquer une levée de boucliers devant l’option choisie et un retard dans les travaux ?

La Sûreté du Québec a recensé près de 30 accidents mettant en cause des cyclistes ou des piétons sur le pont Jacques-Cartier depuis 2006, un petit indice que les aménagements pour cyclistes ne sont pas adéquats. En semaine, l’achalandage du pont était d’environ 1200 piétons et cyclistes en 2007. Encourager les banlieusards à prendre leur vélo plutôt que leur auto pour se rendre dans la métropole est la moindre des choses, écologiquement parlant. Offrir des infrastructures pour les transports alternatifs et respectueux de l’environnement ne devrait pas prendre tant de temps ni susciter des craintes chez les usagers. La transparence de la Société des points Jacques-Cartier et Champlain inc. dans ce dossier est souhaitable, pour elle comme pour les cyclistes!


Tous les détails dans cet article du journal Le Devoir.






Stockholm : 750 km de pistes cyclables pour 780 000 citoyens

15 07 2008

Quadrillée de pistes cyclables, la capitale suédoise est un endroit rêvé pour rouler sur un deux-roues non motorisé. Chaque jour, 150 000 personnes circulent à vélo à Stockholm. Le plus beau dans cette histoire est que malgré une augmentation de 8 % par année du nombre de cyclistes au cours de la dernière décennie, le nombre d’accidents est resté stable. Les gens portent le casque dans une proportion de 80 % même si seuls les moins de 15 ans ont l’obligation de le porter. Mais gare à vous si vous brûlez un feu rouge. Vous devrez alors payer 255 $ CA. Plutôt salée comme amende si on compare avec Montréal où on s’en sort pour moins de 60 $. Lire l’article complet en cliquant ici.





Cyclistes, la SQ vous surveille sur le pont Jacques-Cartier

10 07 2008

Rouler sur le pont Jacques-Cartier n’est pas chose facile à l’heure de pointe au milieu des autres cyclistes et des piétons. Et voilà que de nouveaux cyclistes s’ajoutent afin d’assurer le respect du Code de la sécurité routière et la fluidité de la circulation… automobile.

La Sûreté du Québec patrouille depuis jeudi sur le pont Jacques-Cartier afin de faire respecter la signalisation routière aux cyclistes. C’est que la sortie de l’île Sainte-Hélène sur le pont est dangereuse. Plusieurs accidents y sont survenus l’année dernière. Les cyclistes doivent descendre de leur vélo afin de traverser à cette intersection.

Le Journal de Montréal a observé le comportement des cyclistes pendant une heure. Lisez les résultats ici. La SQ distribuera des contraventions aux cyclistes « délinquants ».

La visibilité à cet endroit est mauvaise. Les véhicules arrivent rapidement et la meilleure solution envisagée par les autorités est d’obliger les cyclistes à descendre de leur vélo pour qu’ils voient les autos arriver. Mais comme il y a un passage piétonnier, les piétons devraient avoir priorité, non? Alors pourquoi pas les cyclistes aussi? Si les automobilistes sont capables de voir un cycliste à côté de son vélo, on peut croire qu’ils sont capables de le voir assis dessus…

De plus, l’île Sainte-Hélène est accessible par le métro. Pourquoi s’y rendre en automobile? Les autorités devraient trouver une autre solution afin de mieux accommoder les cyclistes. Est-ce que la meilleure solution consiste vraiment en l’affectation de policiers à vélo? D’autres options ne pourraient-elles pas être envisagées? C’est vrai qu’aller souper au Hélène de Champlain en métro, c’est moins chic que dans un quatre-roues polluant.

Plusieurs cyclistes se plaignent aussi du rétrécissement de la piste à Longueuil. La Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain Inc. (PJCCI) prévoit faire des ajustements… en 2010-2011. À cette vitesse, on pourrait croire que le but des délais est de décourager les cyclistes d’enfourcher leur vélo plutôt que leur auto pour se rendre au boulot.

La Société des ponts Jacques-Cartier et Champlain Inc.





Randonnée cycliste du week-end : voyage au bout des îles

6 07 2008

Une belle journée de liberté s’offre à vous? Foncez immédiatement au Vieux-Port de Montréal où le réseau cyclable montréalais revêt son plus bel asphalte pour vous accueillir.

Le parcours débute donc sur la très achalandée piste multi-usagers du Vieux-Port pour se poursuivre dans le coin de la Cité du Havre où on peut voir de près Habitat 67. Puis, en empruntant le pont de la Concorde, les îles Notre-Dame et Sainte-Hélène et leurs nombreuses activités (circuit Gilles-Villeneuve, parc Jean-Drapeau, plage, etc.) s’offrent à vous.

L’escapade est d’un kilométrage et d’une durée variée selon le trajet utilisé. La qualité de la piste cyclable est très bonne sauf quelques exceptions ici et là, mais rien de bien grave. Évidemment, rouler sur le circuit Gilles-Villeneuve rend presque douloureux le retour en ville.

Une carte est toujours utile.





Les cônes orange sont de retour!

4 06 2008

Par Dominic Ratthé

Non, il ne s’agit pas d’une promotion pour vous vendre des hambourgeois, du vin plus ou moins bon ou une bébelle saisonnière. En se promenant près de la Grande bibliothèque, on peut simplement voir une série de cônes de signalisation qui protègent les inscriptions et symboles fraichement peints sur les pistes cyclables. Quoi de plus utile que de se faire dire avec une flèche que l’on doive circuler à droite? Ou avec des images de cycliste et de patin à roues alignées qu’une piste cyclable c’est fait pour rouler et non marcher?

Le rappel, j’imagine, doit justement être pour les piétons qui s’aventurent encore parfois sur les pistes au coin des rues avant de traverser ou pour faire du jogging. Des lignes plus épaisses et plus rapidement peintes à tous les coins de rue afin que les automobilistes sachent où s’arrêter seraient vraiment plus utiles pour les cyclistes et les piétons. Parce qu’un coin de rue avec une pancarte d’arrêt ne semble pas toujours suffisant… Déjà que plusieurs confondent un feu rouge pour un feu jaune…

Oubliez maintenant cette critique. Si aucune piste cyclable n’était identifiée comme telle, cela causerait également des problèmes. La peinture, c’est bien beau, mais ça ne cache pas le piètre état de certaines pistes cyclables. En plus de se donner les moyens de développer un réseau cyclable en ville, il faut aussi s’assurer d’avoir les moyens de l’entretenir. De plus, lors de l’entretien de ces pistes ou voies cyclables, il faut s’assurer d’offrir un chemin alternatif sécuritaire.

C’est facile. Il suffit d’utiliser des cônes orange.





Cyclistes urbains : les péripéties de Magenta Baribeau sur son Écovélo

23 05 2008

Cyclistes urbains est une série de portraits d’hommes et de femmes qui roulent à vélo à Montréal ou ailleurs. Pas besoin de circuler exclusivement à bicyclette pour voir votre portrait et votre réalité de cycliste épinglés ici. Il suffit d’enfourcher votre vélo de temps à autre, que ce soit pour les loisirs, le travail, le magasinage ou toutes les autres occasions de la vie courante.

Magenta Baribeau

Magenta Baribeau sillonne les rues de Montréal à vélo depuis huit ans. Cycliste chevronnée comptant 25 années d’expérience sur deux roues, l’artiste et rédactrice a déjà foulé le sol de plusieurs villes : Hull, Ottawa, Gatineau, Montréal, Longueuil, Saint-Lambert, Brossard et Paris en ce moment même! Alors qu’elle s’apprête à souffler ses 30 bougies, elle a accepté de répondre aux questions de Rouler à vélo.

Décrivez votre vélo actuel.
En général, j’aime bien mon vélo. C’est un Écovélo de SOS Vélo, pas trop cher et éthiquement intéressant. Par contre, comme je n’ai pas payé le vélo très cher au départ et qu’il n’est garanti qu’un an, il devient dispendieux à la longue avec tous les morceaux qui brisent. Je blâme en partie les rues de Montréal pour avoir détruit ma roue arrière, la saison dernière. Mais malgré les réparations quasi continuelles à effectuer, ce que j’aime le moins de mon vélo est mon siège qui fuit. Lorsqu’il pleut, il s’engorge d’eau et pendant une semaine, je dois mettre un sac de plastique sur le siège afin d’éviter d’avoir les cuisses détrempées. Mais sinon la tenue de route est bonne et il possède une bonne vitesse de croisière.

Quel est votre plus beau souvenir à vélo?
Mon tour de ville en une heure, partant de Centre-Sud pour le Vieux-Port allant sur la piste cyclable jusqu’au pont de la Concorde, continuant sur le circuit Gilles-Villeneuve, retour par les îles et le pont Jacques-Cartier. Une très bonne manière de se défouler et de faire de l’exercice. On peut rouler vite sans avoir peur des automobilistes puisqu’ils sont inexistants dans ce coin.

Quel est votre plus mauvais souvenir à vélo?
En même temps un des plus beaux et des plus mauvais… Quand j’étais enfant, j’habitais à Hull et mes parents en profitaient pour m’amener aux abords du Canal Rideau pour faire du vélo. Onze kilomètres entre l’embouchure du canal et le lac Dow, aller-retour : 22 kilomètres. Quand tu es un enfant avec des petites roues, c’est long longtemps. C’est tellement beau que tes parents arrêtent constamment pour sentir les fleurs ou regarder les maisons. Toi, tu veux aller vite. Il y a des vieilles mémés devant toi qui vont lentement. Tu as des petites roues qui ne roulent pas vite. C’est le fun et éprouvant en même temps. Surtout quand on le fait une ou deux fois par année pendant des années. On vient à redouter le Canal Rideau; l’été pour le vélo, l’hiver pour le patin. Depuis j’ai toujours une petite crainte des pistes cyclables que je trouve mémères.

Décrivez votre rencontre typique avec un automobiliste.
Moi, gesticulant allègrement pour montrer à l’automobiliste que je suis là, que ceci est une piste cyclable et que j’ai priorité. Ou sinon moi, sur un coin de rue, gesticulant et criant pour montrer à l’automobiliste que quand la flèche verte pointe tout droit, ça veut dire de ne PAS tourner et par le fait même de ne pas m’écraser.

Décrivez votre engueulade la plus spectaculaire à vélo (avec un automobiliste, un piéton ou un autre cycliste).
Je ne peux pas la qualifier de spectaculaire puisque j’ai eu tellement d’altercations avec cyclistes, automobilistes et piétons au fil des ans que ça perd de son aspect extraordinaire pour tomber dans le domaine du quotidien. Bref typiquement avec les cyclistes c’est : « Pourquoi tu te mets devant moi au feu rouge? Tu le sais bien que je vais ENCORE te double puisque je viens de le faire deux fois! » Avec les piétons, c’est : « Putain! C’est une piste CYCLABLE! Cyclable! Le trottoir, il est à droite! » Avec les voitures, c’est moi qui gesticule et qui leur dis que je suis là parce que je ne veux pas être frappée. Et avec les taxis, je les frappe avec mon pied gauche quand ils tentent de faire une crêpe de moi en se collant le plus possible sur l’auto stationnée à leur droite tandis que je suis là.

Vous arrive-t-il de contrevenir au Code de la sécurité routière (rouler sur les trottoirs, rouler dans le sens contraire d’une rue à sens unique, brûler un arrêt ou un feu rouge)?
Oui, il m’arrive souvent de contrevenir au Code de la sécurité routière. Mon infraction la plus fréquente est d’aller à contresens d’un sens unique. Ce que j’aime du vélo c’est qu’il me permet d’aller vite alors j’aime prendre les chemins les plus directs. Surtout qu’à Montréal parfois les sens uniques, omniprésents, ne nous rendent pas la vie facile et on doit faire un grand détour pour rien. Quant à brûler des arrêts et feux rouges, disons que je fais un stop à l’américaine. Je ralentis, je regarde bien et ensuite je traverse. Je reste quand même quelqu’un avec un grand sens du civisme et donc lorsque je contreviens aux lois, j’essaie d’être la moins dérangeante possible et si je croise une voiture ou un autre cycliste allant dans le sens de la rue, je lui laisse bien sûr la priorité.

Quelle est votre rue préférée pour rouler?
Il s’agit de la rue Lafontaine entre Papineau et de la Visitation. Elle a été repavée à l’été 2007. C’est un plaisir d’y rouler parce qu’on peut aller vite sans peur de tomber dans une crevasse ou trou.

Quelle est la rue où vous détestez le plus rouler?
Sherbrooke ou Ontario entre De Lorimier et Pie-IX, les deux ont vraiment trop de nids-de-poule, ce qui devient dangereux parce qu’au lieu de rouler à droite, on doit souvent faire un détour soudain par la gauche, risquant ainsi de se faire frapper par les voitures.

Faites-vous du vélo l’hiver?
Non. Enfin si, s’il n’y a pas de neige et qu’il ne fait pas froid. Disons que j’ai déjà fait du vélo en février et en décembre, mais ce sont plutôt des exceptions. Généralement de la fin novembre à la mi-mars, je range mon vélo.

Selon vous, avez-vous déjà dépassé le .08 de taux d’alcoolémie dans le sang (permis pour les automobilistes, mais pas pour les cyclistes) à vélo?
Oui, quelques fois. Mais comme j’emprunte généralement des petites rues très calmes, tard le soir, je ne suis pas très dangereuse. De plus, je maintiens que contrairement aux automobilistes, quelqu’un de saoul à vélo n’est dangereux que pour lui-même.