BIXI : à qui appartient la responsabilité des blessures de ses utilisateurs?

29 07 2011

Le nombre de blessures liées à la pratique du vélo reste stable au Canada depuis 2001, rapporte La Presse. Or, selon le Dr Jean-Marc Troquet, chef des urgences au Centre universitaire de santé McGill, l’arrivée du BIXI est responsable d’une augmentation du nombre d’accidents à vélo à Montréal. La faute à qui? À ses utilisateurs!

Dans l’article, il est mentionné que beaucoup d’utilisateurs de BIXI ne portent pas de casque. Je roule à vélo tous les jours et je constate pour ma part que de plus en plus de gens qui utilisent BIXI en portent un. Simple observation qui n’a rien de scientifique. Ce ne sont pas tous les cyclistes qui ont leur propre vélo qui portent un casque non plus. Quant à l’insouciance des utilisateurs de BIXI… disons que ce ne sont pas tous des cyclistes expérimentés. Or, une personne qui s’achète son propre vélo et qui commence à en faire sera moins expérimentée qu’un utilisateur régulier de BIXI. Et un conducteur qui vient d’obtenir son permis de conduire représente également un grand danger. Il me semble qu’on devrait également parler de ces derniers!

D’un côté, l’arrivée de plusieurs cyclistes dans les rues de Montréal qui ne portent pas de casque peut mener à plus de traumatismes crâniens. Or, avant de blâmer les utilisateurs de BIXI, il faut déterminer à qui appartient la responsabilité de l’accident comme dans tous les cas de collision.

Le Dr Patrick Morency, de la Direction de la santé publique de Montréal, indique de son côté que BIXI est une bonne nouvelle puisque le vélo est bon pour la santé. Il dit que ce n’est pas BIXI qui est problématique, mais le manque de sécurité de certaines routes. Il recommande de continuer d’améliorer les infrastructures pour les cyclistes. Comment ne pas être d’accord avec lui? J’ajouterais que de respecter le désuet Code de la sécurité routière n’est pas une mauvaise idée non plus malgré son petit côté archaïque.

Statistiques vélo

Un autre article de La Presse mentionne que, selon le rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé, les traumatismes crâniens ont diminué depuis 2001 (907 à 665) et que le nombre d’accidents est resté stable à 4300.

Vélo Québec rappelle que plus il y a de cyclistes dans les rues, plus ils deviennent visibles aux yeux des automobilistes.

J’ajouterais que parfois, ça fait plus de cibles mouvantes et que des points sont rattachés selon qu’on frôle dangereusement un cycliste ou qu’on ne respecte pas sa priorité, mais bon, je vais m’abstenir.








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