L’émission Edge of Discovery a diffusé le 5 août un court reportage sur le système de vélo en libre-service montréalais Bixi. Des rediffusions sont prévues le samedi 8 août entre 16 h et 17 h et le dimanche 9 août entre 18 h et 19 h. Intitulé Pedal Power, le reportage est disponible sur le site de l’émission.
Une station temporaire pour les vélos Bixi sera installée au Parc Jarry dans le cadre de la Coupe de tennis Rogers. Les membre de l’escouade Bixi seront sur place pour vous accueillir et s’assureront de libérer des espaces à la station afin d’accueillir les cyclistes à Bixi. Il s’agit d’une bonne initiative. Rien de plus frustrant que de devoir se chercher un point d’ancrage à une station sinon à plusieurs. Ce n’est pas tous les jours qu’un service VIP est offert, profitez-en! Une station temporaire comptant 23 points d’ancrage sera également installée à la station de métro De Castelnau.
La question du port du casque à vélo revient chaque été. Les spécialistes de la santé publique le recommandent vivement alors que les cyclistes demeurent partagés sur son utilisation. Ceux et celles qui ne l’utilisent pas reconnaissent son utilité, mais déclarent qu’ils n’enfourcheraient plus leur vélo s’ils étaient obligés de porter le casque. Le gouvernement préfère ne pas légiférer en la matière.
En tant que cycliste, je porte peu le casque. Pratiquement jamais le jour, mais de plus en plus après le coucher du soleil. Plusieurs de mes amis ont des histoires qui font frémir et à chaque fois je me promets de porter mon casque dès ma prochaine sortie à vélo. Mais c’est une promesse à moi-même aussi vite oubliée que celle de faire le ménage dans mon classeur ou dans mes amis Facebook. Lorsque j’ai acheté mon vélo il y a quelques années, je me suis senti coupable de ne pas porter de casque à chaque fois que je voyais des cyclistes en porter. Au bout de quelques semaines, ce sentiment s’est volatilisé. Aujourd’hui, j’avoue y penser de plus en plus. C’est peut-être pourquoi je crois remarquer que de plus en plus de cyclistes portent un casque. Selon le Regroupement des associations de personnes traumatisées cranio-cérébrales du Québec (RAPTCCQ), le nombre de blessés graves à Montréal a bondi de 26% entre 2007 et 2008.
L’organisme demande à la Ville de Montréal de rendre disponible un service de location de casques de vélo pour les utilisateurs de Bixi à Montréal. «Ce dont il s’agit, c’est de rendre disponible un service de location. Alors que le nombre de blessés graves ne cesse d’augmenter, il nous apparaît incohérent que des autorités publiques puissent offrir un service de location de vélo sans avoir la possibilité d’avoir accès à un casque pour se protéger », souligne Nicole Tremblay, la présidente du RAPTCCQ.
Selon le regroupement, au Québec, chaque année, au moins 30 décès et 200 blessés graves sont causés par des accidents de vélo, la majorité étant des enfants âgés de moins de 16 ans. Les traumatismes crâniens sont responsables de 75% des décès et de 30% des blessures graves. Le RAPTCCQ souhaite que, dans un court laps de temps, le gouvernement du Québec légifère sur le port obligatoire du casque à vélo. L’organisme indique que la Ville de Montréal aurait une belle opportunité de sensibiliser ses citoyens d’ici à ce que la loi souhaitée apparaisse sur l’écran radar du gouvernement.
« Au lieu de lancer un message aux cyclistes de prendre l’habitude d’être munis d’un casque protecteur, la Ville, en n’offrant pas le service, donne l’impression que le port du casque n’est pas important, est à la limite un accessoire décoratif », poursuit Mme Tremblay.
L’équipe de Bixi installe présentement et graduellement un nouvel autocollant explicatif sur les bornes Bixi. Le but est de faciliter la compréhension du système et des tarifs de location pour les nouveaux utilisateurs. Un des lecteurs de la page Facebook de Bixi où est présenté l’autocollant propose maintenant de rendre les 50 pages que doit lire un nouvel utilisateur un peu plus conviviales. J’avoue qu’à voir les écrans, on se dit que le DOS n’est pas si loin… bon, j’exagère un peu. Un peu.
Il faut reconnaître que sans graffiti sur les bornes, sans panier brisé et sans point d’ancrage défectueux, le Bixi accroche l’oeil sans l’égratigner du tout. Des grands penseurs du design international sont visiblement d’accord avec nous puisque le Bixi vient de remporter un International Design Excellence Awards (IDEA) – Bronze dans la catégorie transport.
L’organisme honore depuis 1980 l’excellence du design dans la conception de produits dans différentes catégories comme le transport, l’éco-design, le divertissement, les accessoires domestiques et la recherche.
« Une initiative comme BIXI, qui implique des designers québécois de talent, rend tangible le statut de Montréal comme Ville UNESCO de design. Montréal a su se montrer avant-gardiste en développant ce projet unique, qui cadre bien avec notre volonté de promouvoir l’excellence en design, en architecture et au niveau du transport actif », a déclaré le maire de l’arrondissement Rosemont – La Petite-Patrie et vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal André Lavallée.
Roger Plamondon, président du conseil d’administration de la Société de vélo en libre-service, se dit également très flatté que le BIXI soit encore une fois reconnu à l’étranger. « Pour nous, le design a été un aspect extrêmement important dès le début du projet, car nous réalisions que le vélo deviendrait une partie intégrante du paysage urbain montréalais. Le travail de Michel Dallaire Design Industriel a été impressionnant et nous sommes fiers de ce nouveau prix remporté à l’intérieur d’une compétition si prestigieuse », a mentionné Monsieur Plamondon.
Le designer Michel Dallaire n’est pas cité dans le communiqué émis par Stationnement de Montréal / Société de vélo en libre-service, puisqu’on n’y parle que de design après tout et qu’il n’est que le designer dudit vélo, mais on est bien certain qu’il est très heureux du prix.
Le jury a reçu 1631 propositions et a octroyé 31 prix dans la catégorie Or, 47 prix dans la catégorie Argent et 72 prix dans la catégorie Bronze. Soixante-six designers de 15 pays autres que les États-Unis ont été récompensés.
Les usagers toujours plus nombreux du Bixi commencent à en avoir assez du vandalisme qui afflige un nombre croissant de stations Bixi. Un morceau de plastique essentiel afin de pouvoir remettre un vélo est souvent brisé dans les points d’ancrage, obligeant les usagers à chercher une station puis une autre pour rendre un vélo. La situation en rend plusieurs furieux, un peu contre la lenteur du remplacement de la fameuse pièce, amorcé à la mi-juillet, mais surtout contre les vandales. Pourquoi s’attaquer à un système de vélos en libre-service ? C’est malheureusement facile et sans danger peut-on croire. Je ne crois pas que des vandales se soient fait prendre la main dans le sac jusqu’à maintenant. Des caméras avaient été installées sur la rue Saint-Denis afin d’en éloigner les vendeurs de drogue. Pourquoi pas des caméras cachées près des stations Bixi ? L’effet dissuasif pourrait être assez fort pour les petits vandales.
Selon un sociologue, les vandales s’en prennent à un système utilisé par des gens plus aisés. Vrai ou faux, les deux selon moi. Je ne crois pas qu’à Montréal ce soit une source de motivation au vandalisme. Sinon les voitures de luxe seraient davantage ciblées que de simples vélos. Les principales nouvelles concernant Bixi ne devraient pas faire oublier les derniers chiffres sur le système de vélos en libre-service de Montréal:
Au 22 juillet, Bixi comptait 7671 membres et 271 stations d’installées. Beaucoup, suffisant, pas assez ? Lisez les commentaires des utilisateurs du Bixi afin de connaître l’opinion des usagers. Plusieurs des commentaires tournent autour des points d’ancrage. Un commentaire très intéressant porte sur l’utilisation des camions pour déplacer les vélos de stations en stations afin de les rendre plus disponibles et des effets pervers de l’utilisation de véhicules motorisés à cette fin. Un petit deux minutes de lecture qui en vaut le coup.
Je comptais écrire un bref article récemment afin d’indiquer que le blogue avelocitoyens.com n’avait pas été mis à jour depuis que la controverse avait éclaté à son sujet. Il s’agissait du blogue officiel de Bixi, mais avait été présenté comme étant une initiative de trois jeunes passionnés du vélo urbain qui finalement n’existaient pas.
Je n’ai pas été assez rapide pour vous annoncer que le blogue était à l’abandon. Je viens tout juste de constater que le blogue n’est tout simplement plus en ligne. L’adresse nous amène directement sur le site de Bixi.
Pour ceux et celles qui veulent en savoir davantage sur le Bixi, n’attendez pas après votre lettre d’information envoyée pas très souvent et ne contenant que très peu d’informations.
Allez plutôt sur la page de « l’athlète Bixi » sur Facebook, c’est là que ça se passe. Bixi compte plus de 3200 fans et l’équipe de Bixi y propose des solutions aux problèmes rencontrés pas les utilisateurs. Les commentaires des usagers sont nombreux et constructifs. Le ton est sympathique et honnête.
La Ville de Montréal a décidé d’accélérer le déploiement du système de vélos en libre-service dans la métropole dès cet été avec l’implantation de la deuxième phase qui débutera dans les prochaines semaines. Il est vrai que les utilisateurs du Bixi réclament des vélos dans plusieurs quartiers de la ville. Et avec les élections municipales de novembre prochain, les maires et mairesses d’arrondissement sont certainement nombreux à vouloir que cette très visible réussite s’implante dans leur quartier.
Ce sont donc 2000 vélos et 100 stations supplémentaires qui seront ajoutés dans les arrondissements de Mercier/ Hochelaga-Maisonneuve, Côte-des-Neiges/ Notre-Dame-de-Grâce, Villeray/ Saint-Michel/ Parc-Extension et le Sud-Ouest. Des stations seront également ajoutées dans Outremont et Rosemont-La Petite-Patrie. Ces ajouts porteront à 5000 le nombre de vélos et à 400 les stations qui complèteront la phase deux.
Le Parc Olympique, le Marché Atwater, l’Université de Montréal, le Technopôle Angus, le Jardin botanique et le Collège de Maisonneuve figurent parmi les endroits où le Bixi sera offert.
Selon le communiqué émis par la Ville de Montréal, Bixi compte plus de 6300 membres et 46 500 utilisateurs l’ont utilisé depuis le 12 mai pour un total de plus de 220 000 déplacements. Le projet devrait s’autofinancer d’ici trois ans si tout va bien. Les récents problèmes de vandalisme et de vol de vélos lors des célébrations de la Saint-Jean pourraient faire augmenter les coûts si le problème devenait plus important.
Une phase trois pourrait voir le jour l’été prochain. Un total de 22 millions ont été investis dans les deux premières phases du plan qui en compte… on se sait combien, mais le plus possible!
La Ville analyse également les habitudes de déplacement des utilisateurs du Bixi afin de régler les problèmes de disponibilité des vélos et des points d’ancrage.
Voici une carte montrant clairement la phase 1 et la phase 2 du projet. L’image tirée du site de nouvelles du journal Métro.
La firme à l’origine du faux blogue À vélo citoyens, qui avait suscité l’indignation générale il n’y a pas si longtemps, a obtenu de Stationnement de Montréal un second contrat afin de mettre en ligne une application pour les téléphones cellulaires afin d’aider les Montréalais à savoir où sont les stations Bixi. Or, la compagnie Sparko, qui avait déjà lancé une application pour iPhone, avait dû retirer celle-ci de la toile après avoir reçu une mise en demeure de Stationnement de Montréal. Sparko était prête à vendre à bon prix ou même à donner le travail déjà accompli à l’organisme. Mais celui-ci a mandaté Morrow Communications afin qu’elle optimise le système. Une décision qui risque d’irriter les anciens lecteurs du faux blogue À vélo citoyens qui avaient été déçus de l’initiative à l’éthique discutable de Stationnement de Montréal.
Le propriétaire d’un immeuble résidentiel du quartier Rosemont à Montréal s’est plaint de l’installation d’une station Bixi directement devant chez-lui. Bien qu’il appuie le projet, il déplore le bruit causé par les cyclistes, parfois en pleine nuit, alors qu’ils utilisent les vélos. De plus, il estime que la rue étant étroite, l’emplacement de la station met en danger les utilisateurs en raison de la vitesse des véhicules sur cette artère.
Stationnement de Montréal a prévu envoyer une équipe évaluer la situation. L’organisme a reçu plusieurs plaintes de citoyens et de commerçants en raison de l’implantation de stations Bixi, mais rappelle que les changements entraînent toujours des réactions, positives et négatives.