Conférence vélo de Mikael Colville-Andersen à Montréal : les quatre façons de promouvoir le vélo urbain

2 06 2011

Par Dominic Ratthé

En me levant hier matin, je respirais d’aise à l’idée de débuter ma journée en allant assister à la conférence Quatre façons de promouvoir le vélo urbain que donnait Mikael Colville-Andersen à la Grande bibliothèque (GB) à l’invitation de Vélo Québec dans le cadre de la Féria du vélo.

Puis, je me suis rappelé que l’auditorium de la GB ne pouvait accueillir que 200 personnes et que c’était « entrée libre », donc aucun siège réservé.  Inquiet, je suis arrivé à 9 h 30 devant l’édifice pour constater que j’étais parmi les cinq premiers à être arrivé.

J’étais convaincu que l’endroit allait être trop petit pour accueillir les spectateurs. Or, tout le monde a réussi à se trouver un siège, mais il n’en restait pas beaucoup de libres. C’est vrai qu’une conférence à 10 h 30 en semaine, ce n’est pas l’idéal pour tout le monde. Présentée en soirée, la conférence aurait nécessité un endroit beaucoup plus grand.

La conférence

Jean-François Pronovost et Suzanne Lareau de Vélo Québec ont d’abord pris la parole. Le vp développement et affaires publiques a présenté le conférencier comme étant un « anthropologue du vélo » alors que la pdg a mentionné que le Copenhaguois possédait une vision du vélo en ville similaire à celle de Vélo Québec.

Puis, la star s’est pointée le bout du nez sur la scène, accueillie pas les applaudissements chaleureux d’une foule enthousiaste. Le « pape du vélo urbain » tel que surnommé par Gabriel Béland dans La Presse, allait commencer sa messe et ses fidèles l’écoutaient religieusement.

Décontracté, sympathique, l’air un peu gamin, voire espiègle, Mikael Colville-Andersen, appelons-le Mikael le temps de ce billet, a pris la parole tout en présentant un PowerPoint contenant des images de Copenhague, ville où il habite.

Il a débuté par dire que Montréal possédait des atouts qui pouvaient faire l’envie de d’autres villes. Il reconnaît que certaines solutions, préconisées par d’autres, s’appliquent très bien en Europe, mais pas vraiment en Amérique du Nord. Il a passé son enfance sur un vélo, comme bien d’autres jeunes, avant que ne s’installe une culture de la peur envers le vélo. Il dit que les gens de Copenhague trouvent bizarre qu’il parcoure le monde afin de parler de vélo urbain, une chose si naturelle dans sa ville d’adoption.


D’entrée de jeu, il affirme qu’il n’y a pas de cyclistes à Copenhague. L’homme aime piquer la curiosité. Tout le monde l’écoute. Il présente ensuite des images d’avocats, de familles, d’une personne âgée, d’un couple et de gens qui roulent à vélo en hiver (80 % des gens qui roulent l’été à vélo à Copenhague roulent l’hiver également). Selon lui, il ne faut pas dire que 500 000 cyclistes se déplacent à Copenhague. Le mot « cycliste » est un terme inadéquat. On parle plutôt de gens ordinaires qui utilisent simplement un vélo pour se déplacer.

Bon là, je suis parti pour vous décrire en détails ce qu’il a dit, ce qui serait un peu trop long. J’ai pris pas mal de notes tout au long de la conférence. Mais comme le but n’est pas de vous transcrire tout ce qui a été dit, je serai bref pour le reste. Voici donc un aperçu des quatre façons de promouvoir le vélo urbain telles que présentées par Mikael.

1-A2B-ism : Get me there quick 

Autrement dit, les cyclistes sont plus susceptibles d’adopter le mode de transport qui est le plus efficace. Si c’est le métro, alors ce dernier sera privilégié par une grande part de la population. Si c’est l’auto, idem et même chose pour le vélo. Il faut comprendre la nature humaine, voilà tout. Des infrastructures adéquates sont également nécessaires, bien entendu.

Les principales raisons pour lesquelles les Copenhaguois utilisent le vélo sont parce que c’est :

- facile et rapide (56 %);

- un bon exercice (19 %);

- abordable (6 %);

- bon pour l’environnement (1 %).

2- Applying basic marketing techniques to urban cycling

Appliquer les techniques de base du marketing au cyclisme urbain. Il faut vendre le vélo urbain comme étant glamour, abordable, noble, sans trop efforts, ordinaire même, dans le bon sens du terme. Trop souvent, le vélo est présenté comme étant difficile, dispendieux, dangereux, faisant transpirer et appartenant à une culture alternative.

Il cite Apple comme étant une « hero brand ». « Tout le monde veut un iPhone. Pas parce qu’ils en ont besoin. Ils savent seulement qu’ils veulent un iPhone et télécharger des dizaines d’applications! »

Il propose de mettre les avertissements des publicités de tabac sur les publicités pour automobiles, les messages ayant à peine besoin d’être adaptés.

3- Stop Ignoring the Bull

Hum… comment traduire de façon pas trop littérale sans perdre le sens de l’affirmation. Le problème, c’est l’auto qui prend trop de place. Il faut prendre le problème par les cornes et le castrer au besoin plutôt que d’enrouler les piétons et les cyclistes de papier bulle. Il faut donc viser là où ça fait mal et s’attaquer au noeud du problème.

4 – Re-democratisation

Il faut effectuer une « redémocratisation » de la bicyclette, donner à celle-ci une image de marque liée au mieux-être de nos sociétés et à des villes où il fait bon vivre. Il y a beaucoup d’avantages à rouler à vélo : on économise, on garde la forme, on souffre moins de problèmes de santé en vieillissant et on vit plus longtemps.

Mikael Colville-Andersen a par la suite répondu aux nombreuses questions du public. Mon opinion : il s’agit d’un succès sur toute la ligne pour cette première conférence à Montréal. J’espère que Vélo Québec poursuivra sur sa lancée et proposera aux Montréalais des personnalités prestigieuses à tous les ans pour des conférences du même genre. Et c’était gratuit!

Ce soir, rendez-vous au lancement du blogue Montréal Cycle Chic!

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Petits faits dans le désordre

- Mikael Colville-Andersen habite chez un ami à Outremont le temps de son passage dans la métropole.

- Il est l’homme derrière les blogues très connus et respectés du mouvement Cycle Chic et de Copenhagenize.com.

- Vélo Québec lui a prêté un de leurs vélos de courtoisie (photo ci-haut). Il ne l’aime pas! « Je suis trop penché par en avant », dit-il lors de la séance photo. C’est vrai que les vélos de ville permettent une tenue plus droite, contrairement aux vélos hybrides.

- Il n’avait pas essayé de Bixi mercredi midi. Peut-être en fera-t-il l’essai avant son départ.

- Il y a 40 000 « cargo bikes » à Copenhague pour les parents qui veulent transporter leurs enfants. « C’est notre version des VUS », ajoute-t-il a la blague.

- S’il a une crevaison, il la fera réparer dans une boutique spécialisée. Ils préfère les gens qui sont sur les vélos à la mécanique.

- Il croit que les pistes cyclables séparées de la circulation automobile sont préférables afin de créer un sentiment de sécurité chez les cyclistes potentiels et les convaincre d’adopter ce moyen de transport.

Photo officielle de groupie (votre blogueur et Mikael Colville-Andersen)

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60 minutes au coin de…

5 06 2008

Rouler à vélo sur une piste cyclable peut être relaxant et pratiquement sans danger. C’est du moins ce qui ressort d’une heure d’observation au coin des rues Berri et Sainte-Catherine par un après-midi tranquille du début juin.

Beaucoup de piétons marchent sur les trottoirs de ce coin de rue achalandé où l’on retrouve deux pavillons de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), une sortie de la station de métro Berri-UQAM et une succursale Archambault.

L’observation a été effectuée le mercredi 4 juin de 13 h à 14 h et ne concerne pas les cyclistes qui circulaient sur la rue Sainte-Catherine. Seulement ceux s’engageant sur la piste cyclable de la rue Berri ou la rue Berri ont été pris en compte.

- Total des cyclistes : 143

- Total des cyclistes portant un casque : 57 (39,86%)

- Total des cyclistes en direction nord : 65 (45,45%)

- Total des cyclistes en direction sud : 78 (54,54%)

Quelques infractions

Peu d’infractions au Code de la sécurité routière ont été observées. La présence d’une circulation automobile et piétonne dense peut expliquer en partie cette situation. Six cyclistes ont circulé sur les trottoirs dont un portait un casque. Cinq ont brûlé un feu rouge pour poursuivre leur chemin tout droit ou pour tourner à droite sur la rue Sainte-Catherine et se retrouver en sens inverse de la circulation. Aucun ne portait de casque. Enfin, des deux personnes qui ont circulé sur Berri en sens contraire du trafic, une a terminé son chemin en roulant sur le trottoir. De plus, comme elle n’utilisait pas la piste cyclable, elle aurait pu recevoir une troisième contravention.

Malgré une présence policière plus importante que lors de la dernière observation aucun constat d’infraction n’a été émis.

Quelques observations

Les piétons avancent souvent sur la piste cyclable pour attendre que leur feu change au vert et bloquent ainsi la piste cyclable.

Quelques cyclistes sortent de la piste cyclable et continuent de rouler sur le trottoir pour se garer près de l’UQAM.

Un cycliste arrivait sur la piste cyclable en direction sud et un autre cycliste a décidé d’emprunter la piste sans regarder et a failli causer un accident.

Pour rassurer les piétons, plusieurs cyclistes s’immobilisent avant leur ligne d’arrêt.





Les cônes orange sont de retour!

4 06 2008

Par Dominic Ratthé

Non, il ne s’agit pas d’une promotion pour vous vendre des hambourgeois, du vin plus ou moins bon ou une bébelle saisonnière. En se promenant près de la Grande bibliothèque, on peut simplement voir une série de cônes de signalisation qui protègent les inscriptions et symboles fraichement peints sur les pistes cyclables. Quoi de plus utile que de se faire dire avec une flèche que l’on doive circuler à droite? Ou avec des images de cycliste et de patin à roues alignées qu’une piste cyclable c’est fait pour rouler et non marcher?

Le rappel, j’imagine, doit justement être pour les piétons qui s’aventurent encore parfois sur les pistes au coin des rues avant de traverser ou pour faire du jogging. Des lignes plus épaisses et plus rapidement peintes à tous les coins de rue afin que les automobilistes sachent où s’arrêter seraient vraiment plus utiles pour les cyclistes et les piétons. Parce qu’un coin de rue avec une pancarte d’arrêt ne semble pas toujours suffisant… Déjà que plusieurs confondent un feu rouge pour un feu jaune…

Oubliez maintenant cette critique. Si aucune piste cyclable n’était identifiée comme telle, cela causerait également des problèmes. La peinture, c’est bien beau, mais ça ne cache pas le piètre état de certaines pistes cyclables. En plus de se donner les moyens de développer un réseau cyclable en ville, il faut aussi s’assurer d’avoir les moyens de l’entretenir. De plus, lors de l’entretien de ces pistes ou voies cyclables, il faut s’assurer d’offrir un chemin alternatif sécuritaire.

C’est facile. Il suffit d’utiliser des cônes orange.





Écocycliste no 1254

3 06 2008

Les écocyclistes se multiplient pour le plus grand bonheur de la planète.

C’est avec beaucoup d’émotion que je vous annonce m’être converti aux numéros. Je viens en effet de me faire attribuer le 1254, rien de moins. Et je retire une certaine fierté de ce changement dans ma vie. Depuis le 2 juin 2008, je suis devenu le 1254e écocycliste du monde entier.

C’est du moins ce que m’a confirmé le site Tous écocyclistes qui offre gratuitement le titre d’écocycliste à qui se sent prêt à respecter certaines consignes de vie. Ainsi, on doit choisir au moins un des dix engagements de l’écocycliste. Parmi ceux-ci : Je nettoie mon vélo, sans excès de lavage, avec des produits biodégradables, ou encore, je choisis le vélo pour mes petits déplacements utilitaires.

Le site propose également de s’engager à utiliser le vélo dans un rayon de déplacement et de bouder la voiture les jours de canicule. La qualité de l’air montréalais se dégradant presque à vue d’oeil, il s’agit là d’un engagement que plusieurs devraient songer à prendre.

Hors, ne croyez pas que d’utiliser votre vélo afin de diminuer vos rejets de gaz à effet de serre vous dédouane d’adopter « une attitude responsable et engagée ». Il faut recycler, réutiliser, bien entretenir nos avoirs afin de prolonger leur durée de vie, utiliser des produits bio, consommer avec modération (et on ne pense pas seulement à l’alcool ici) de même que respecter l’environnement et les autres usagers de la route. Tous écocyclistes offre également plusieurs témoignages inspirants.

La liste des gestes verts à pratiquer au quotidien est longue. Chaque ajout à ses habitudes de vie fera de chaque écocitoyen un danger public de moins pour la planète. Rouler à vélo est un des principes de base des écocyclistes. Mais qui veut se contenter de si peu?





Sondage juin 2008

2 06 2008

Rouler à vélo vous invite à répondre à ce premier sondage mensuel sur le vélo et ses adeptes. Les résultats seront publiés au début du mois de juillet.

Date limite : 30 juin 2008

Sondage

Âge:
Ville de résidence:
Homme / Femme:
Question 1: Depuis combien d’années roulez-vous à vélo à Montréal ?
Réponse:
Question 2: Indiquez les dates de début et de fin de votre saison de vélo
(aux deux semaines près. Exemple : mi-avril à mi-octobre):
Réponse:
Question 3: Combien de kilomètres parcourez-vous en moyenne par semaine ?
Réponse:
Question 4: Utilisez-vous votre vélo pour vous rendre au travail ?
Oui Non Selon la température
Réponse:
Question 5: En tant que cycliste, évaluez l’état des routes à Montréal :
Excellent Très bon Bon Mauvais Dangereux
Réponse:
Question 6: Quelle était la valeur de votre vélo au moment de l’achat ?
Réponse:
Question 7: Combien dépensez-vous en moyenne par année pour l’entretien de votre vélo
(excluant l’achat du vélo) :
Réponse:
Question 8: Possédez-vous une automobile ?
Oui Non
Réponse:
Question 9: Utilisez-vous le transport en commun :
Oui Non
Réponse:
Question 10: Avez-vous déjà été victime d’un vol de vélo ? (Si oui, précisez la ville)
Oui Non
Réponse:




Le vélo en chiffres

1 06 2008

Par Dominic Ratthé

Le nombre de bicyclettes fabriquées dans le monde chaque année est plus élevé que celui de voitures. En fait, selon certaines statistiques, il l’aurait toujours été, mais de façon nettement plus marquée depuis la fin des années 60.

Vous désirez connaître le nombre exact de bicyclettes produites cette année? Le site Worldometers offre des statistiques mises à jour en temps réel sur la population mondiale, les ordinateurs vendus cette année et bien entendu sur les vélos.

Le 1er juin 2008 à 11 h 40, heure de Montréal, 45 572 356 vélos avaient été fabriqués et le chiffre augmente chaque seconde. Il devrait atteindre 108 799 200 unités d’ici la fin de l’année. Plusieurs sources sont utilisées par le site pour en arriver à ce chiffre qui, dans la réalité, pourrait très bien différer de quelques milliers d’unités produites.

Quel pays fabrique le plus de bicyclettes? La Chine avec 58 % du marché selon des données de 2004. La Chine, l’Inde, l’Union européenne, Taiwan et le Japon accaparent 87 % de la production mondiale de vélos. Environ 86 % des bicyclettes vendues aux États-Unis sont produites en sol chinois. Symbole de richesse et de statut social élevé, l’automobile gagne toutefois en popularité en Chine alors que le nombre de déplacements effectués à bicyclette décroît régulièrement.

Voici quelques données (en millions d’unités) sur le nombre d’automobiles et de bicyclettes fabriquées dans le monde.

Année

Vélos

Voitures

1950

11

8

1960

20

13

1970

36

23

1980

62

29

1990

92

36

2000

104

41

Combien de bicyclettes y a-t-il dans le monde?

Voici quelques estimations :

Top 5

Chine

450 millions

(1992)

États-Unis

100 millions

(1995)

Japon

72 540 000

(1996)

Allemagne

62 millions

(1996)

Inde

30 800 000

(1990)

La France, avec 20 millions de vélos en 1995, devançait le Canada qui en 1992 en comptait 10 150 000. Environ 5 200 000 deux-roues roulaient en Belgique en 1995.

Une différence majeure existe quant au vieillissement des vélos et des voitures. Alors que les deux parcs augmentent chaque année, l’impact des vieux vélos demeurera toujours nul, sauf pour la production et l’entretien, alors que les vieilles bagnoles aggravent la pollution où elles roulent, souvent dans des pays en voie de développement.

International Bicycle Fund





Pédaler jusqu’au bureau sans y laisser sa peau

28 05 2008

Par Dominic Ratthé

Les raisons pour ne pas se rendre au travail à vélo ne tiennent pas la route selon Rory McMullan. Dans son ouvrage Biking to Work, l’auteur explique comment un automobiliste peut envisager en toute quiétude de délaisser son véhicule polluant pour une bicyclette dans les rues saturées d’une métropole à l’heure de pointe.

Pourquoi utiliser le vélo pour se rendre au travail? Les raisons sont aussi nombreuses que les minutes perdues dans les bouchons de circulation matin et soir : pour améliorer votre santé générale, rallonger de deux années votre espérance de vie, demeurer plus en forme plus longtemps, diminuer les risques de sombrer dans la dépression, respirer moins d’air pollué, brûler des calories, freiner l’exode de vos dollars vers les pompes à essence, vous rendre plus rapidement d’un point A à un point B (selon la distance), combattre le réchauffement climatique et surtout parce que rouler à vélo, c’est fichtrement amusant!

À travers les 83 pages de ce livre à la page couverture sympathique, mais aux photographies plutôt ternes, Rory McMullan rassure le cycliste débutant sur tous les aspects reliés à la pratique du vélo en milieu urbain. Dans le second chapitre, l’auteur donne des suggestions sur la planification du meilleur trajet à emprunter pour vous rendre au travail. Il propose quelques arguments pour l’installation de douches et de casiers sur les lieux de travail afin d’encourager les employés à délaisser la voiture au profit d’un moyen de transport qui compte de nombreux avantages pour l’entreprise : ponctualité accrue, absentéisme à la baisse et coûts reliés au stationnement des automobiles (s’il y en a un de fourni) à la baisse.

Dans les chapitres suivants sont abordés les thèmes de l’achat du vélo, de l’équipement et des vêtements nécessaires, de même que de l’entretien de base à effectuer régulièrement. N’hésitez pas à vous pratiquer la fin de semaine afin de bien calculer le temps nécessaire au trajet, suggère Rory McMullan. Pas besoin non plus de n’utiliser que le vélo. Le transport en commun peut devenir un salutaire complément à vos coups de pédales lors de vos premiers essais ou si vous demeurez loin de votre lieu de travail.

Avant de conclure sur les différentes occasions où il est possible de faire du vélo, l’auteur aborde dans le chapitre le plus intéressant de l’ouvrage le thème de l’espace accordé à la petite reine sur les lieux de travail. Y a-t-il des places de stationnement sécuritaires en nombre suffisant? Des douches et des vestiaires sont-ils présents et bien entretenus? Des incitatifs financiers afin de vous aider à délaisser la voiture sont-ils offerts? L’entreprise s’implique-t-elle dans la démarche cycliste ou laisse-t-elle le soin à ses employés de résoudre tous les problèmes sans les appuyer dans leur aventure écologique?

Agrémenté de plusieurs exemples de villes où il fait bon pédaler, Biking to Work se révèle un guide très pratique et complet malgré sa brièveté. Vous apprendrez comment réparer une crevaison, quel modèle choisir selon vos besoins et surtout vous gagnerez en courage avant de prendre la route sur deux roues au lieu de quatre. Qu’attendez-vous? Ne cédez pas le passage à la paresse, vous avez priorité!

Publié dans la collection Chelsea Green Guides des éditions Chelsea Green Publishing. Imprimé sur du papier sans chlore contenant 100 % de fibres recyclées postconsommation.





Cyclisme nocturne au Tour la nuit

27 05 2008

Découvrir l’Est montréalais en pleine nuit accompagné de quelques milliers de cyclistes, ce n’est pas très original, j’en conviens. Mais quand on n’a rien de mieux à faire un vendredi soir de mai… sauf peut-être aller voir Sex and the City au cinéma… hummm… Non, non, non! Carrie et ses amies devront patienter une soirée de plus!

Je suis donc un fier participant de l’activité « Tour la nuit » organisée dans le cadre de la Féria du vélo de Vélo Québec. Moi et mes 12 000 amis cyclistes que je connais autant que certains de mes amis sur Facebook circulerons dans les quartiers Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Anjou, Saint-Léonard et Rosemont-Petite-Patrie et à Montréal-Est. Le trajet de 22 kilomètres nous mènera au parc Maisonneuve où nous aurons droit à un contenant de lait Natrel, gracieuseté de la Fédération des producteurs de lait du Québec. Il est tout à fait logique de penser qu’après avoir pédalé 22 km, ce n’est pas de l’eau, mais du lait que j’aurai envie de boire. Je sais, je sais, je peux m’apporter de l’eau. Je critique, mais c’est pour la forme.

J’ai reçu mon magnifique dossard où d’un côté on m’identifie comme étant « lait » et de l’autre nul autre que Jean Coutu. Je me prévois déjà un mal de tête juste à entendre tout le monde se trouver bien original en lançant la blague « Heille, c’est moi le vrai Jean Coutu, c’est écrit sur mon dossard! ». Je soupçonne le geste d’être prémédité, ce qui est toujours plus grave.

Une voiture qui voudrait être un vélo
Dans mon enveloppe, en plus du dossard se trouve une publicité de Toyota, commanditaire de l’événement. Il faut reconnaitre que Toyota en fait plus que bien d’autres compagnies automobiles en matière d’innovations technologiques favorisant une réduction de la consommation d’essence. Par contre, voir un géant automobile commanditer un événement cycliste fait penser aux anciennes commandites d’événements sportifs par des compagnies de cigarettes et invite à la réflexion. La visite à la zone « écolonomies » de Toyota est censée nous coupler le souffle et nous apprendre à rouler vert au quotidien. Les prix élevés de l’essence pousseront bien des gens à s’informer des solutions de remplacement à l’automobile dont, lecteurs informés, font partie le vélo traditionnel et le vélo à assistance électrique. Pas besoin de chercher plus loin que l’arrêt d’autobus pour trouver une solution à ses problèmes de transports.

Également dans mon enveloppe se trouve une publicité de Gaz Métro. La compagnie s’associe avec SOS Vélo afin de récupérer nos vieilles bicyclettes le mercredi 28 mai entre 7 h et 18 h au parc La Fontaine (angle Brébeuf et Rachel) ou au siège social de Gaz Métro (1717, rue du Havre). SOS Vélo est un organisme sans but lucratif dont la mission est l’insertion sociale et professionnelle de jeunes en difficulté en donnant une seconde vie à nos vieux vélos. J’y ai acheté mon plus récent vélo et j’en suis très heureux.

Je vous invite à visiter le site de Vélo Québec pour obtenir plus d’informations sur les autres activités de la Féria du vélo, dont le Tour de l’Île de Montréal où 30 000 cyclistes sont attendus le dimanche 1er juin.








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