La façon dont les médias abordent la question du comportement des cyclistes donne parfois froid dans le dos.
Je suis tout à fait d’accord pour que l’on parle autant des comportements fautifs des cyclistes que ceux des automobilistes ou des piétons. Or, la mode cet été est plutôt d’axer le propos sur les cyclistes. C’est, je n’en doute pas, le groupe d’usagers de la route qui suscite le plus de mécontentement ces temps-ci.
Une des raisons pourrait être que la population s’est habituée à voir des piétons traverser n’importe où et n’importe quand. Elle s’est aussi faite à l’idée de circuler parmi des automobilistes trop pressés pour effectuer un arrêt au complet, s’immobiliser à un feu qui vient de tourner au rouge ou respecter les limites de vitesse. Il faut le rappeler, le chiffre indiqué sur le panneau est le maximum, pas la vitesse suggérée.
Pour ce qui est des cyclistes, ils sont beaucoup plus nombreux sur les routes de la métropole depuis quelques années. Sont-ils nécessairement plus délinquants qu’avant en pourcentage? Comme ils y en a davantage, les comportements fautifs se sont sans doute multipliés, mais règle générale, on ne parle encore que d’une minorité. Difficile à comptabiliser toutefois.
Tout ça n’a absolument rien de scientifique. C’est une simple observation. Parce que c’est souvent de cela dont il s’agit quand on lit des articles de journaux. Des observations effectuées au coin d’une rue pour voir combien de cyclistes brûlent des feux rouge, circulent avec des écouteurs sur les oreilles, etc. Je n’ai rien contre ces exercices. Il faut assumer. Par contre, j’ai peut-être la mémoire courte, mais je ne me rappelle pas avoir vu une page couverture de journal accuser de façon si directe des automobilistes qui roulaient trop rapidement ou qui faisaient leur arrêt en ralentissant seulement.
Je reproduit ici deux unes de journaux pour le simple plaisir de vous montrer à quel point un sujet semblable peut être traité différemment. Le Journal de Montréal étant, comme d’habitude, beaucoup plus agressif dans son approche que La Presse. Pour ce qui est de présenter les cyclistes comme des criminels en liberté, bien joué JdeM.













