1er juillet : pourquoi ne pas déménager à vélo?

30 06 2011

Je vous parlais il y a quelques semaines de l’expérience très positive d’une amie qui a fait appel à Déménagement Myette, un service de déménagement à vélo, pour passer d’une adresse à l’autre.

1er juillet oblige, les médias s’emballent à propos du sujet de prédilection des Québécois, le déménagement. Je voulais juste dire que je suis bien content de voir que Déménagement Myette, une entreprise montréalaise écolo, fait beaucoup parler d’elle ces temps-ci. Il s’agit d’une très belle réalisation. Ils méritent le succès qu’ils obtiennent et l’attention des médias est pleinement méritée. De plus, en tant que cycliste utilitaire, je supporte à 100 % leurs activités et leur mission.

Je ne déménage pas cette année, mais je vais certainement considérer cette option lorsque ce sera le cas. Je vous propose en attendant de voir mon reportage en photos ou encore de consulter la section médias du site Internet de Déménagement Myette afin de voir de quelle façon les journalistes abordent le sujet. Les vidéos donnent également l’occasion de voir les déménageurs à l’oeuvre.

Lâchez pas!

(Regardez en bas, à droite!)





Cycliste septuagénaire agressée par un automobiliste

30 06 2011

Un crime dégueulasse. Pardonnez le vocable, mais vraiment, c’est la bonne terminologie compte tenu de la situation.

Une cycliste septuagénaire a chuté de son vélo dimanche soir après avoir été poussée par un automobiliste qui roulait à côté d’elle, selon cet article du Nouvelliste. La cycliste roulait sur l’accotement lorsqu’un automobiliste a ralenti à sa hauteur. Il roulait dans la même direction qu’elle. Des témoins racontent que le passager du véhicule a sorti le bras afin de pousser la cycliste par terre. Le tout s’est déroulé à Bécancour.

Je rêve ou quoi??? Il existe des imbéciles dans ce monde c’est incroyable!

Le geste était prémédité selon le fils de la victime puisque le véhicule a ralenti. Le conducteur et le passager ont donc discuté de ce qu’ils allaient faire. La dame est septuagénaire, ça veut dire dans les 70 ans. Non mais, je fulmine là!

Des automobilistes qui ont vu la scène ont suivi les criminels, noté le numéro de la plaque d’immatriculation, appelé la police et sont retournés afin de porter secours à la victime.

Celle-ci s’en sort avec des éraflures, des ecchymoses aux bras et aux jambes et une bonne peur. Elle est sortie de l’hôpital, mais est sous le choc.

La Sûreté du Québec enquête

Au Québec, les crimes contre les cyclistes sont la plupart du temps impunis. La police qualifie ceux-ci de « bête accident » même lorsqu’une personne décède. Il existe un no fault qui n’a pas sa raison d’exister lorsqu’il s’agit d’un accident ou d’un crime contre des plus petits que des véhicules motorisés.

Je vous invite à indiquer clairement à la Sûreté du Québec, qui est en charge de l’enquête, que vous vous attendez à ce que des accusations soient déposées contre ces criminels. Je suis mieux de ne pas entendre un « bête accident » sortir de la bouche d’un policier.

Oui, je fulmine encore.

La SQ sur Twitter.

La SQ Bécancour (responsable de l’enquête) : 819 298-2211 de 8 h 30 à 16 h 30 tous les jours.

La nouvelle suscite, et avec raison, une vague d’indignation dans la communauté cycliste sur Twitter.





Les BIXI vieillissent-ils trop rapidement?

28 06 2011

Cliquez sur l'image afin de regarder la vidéo sur Cyberpresse.

Cyberpresse a réalisé un reportage vidéo à propos des vélos BIXI qui en sont à leur troisième année sur les routes de la métropole. Premier constat : la flotte de vélos montre des signes de vieillissement. Plusieurs bris sont dû à l’usure régulière, mais également au vandalisme. Il y aurait eu plus de crevaisons causées par des méfaits cette année et les vandales sont rarement attrapés.

Les usagers constatent que les problèmes se multiplient lorsqu’ils utilisent le vélo en libre-service. Je suis un nouvel utilisateur de BIXI et je dois avouer que même si j’adore le concept, il m’arrive de devoir essayer plusieurs vélos avant d’en trouver un qui soit fonctionnel. Soit il y a une crevaison, soit le vélo refuse de sortir de la borne pour une raison inconnue, soit le panier se détache du vélo, soit il n’y a qu’une seule vitesse (la plus petite) qui fonctionne, etc.

Mais, quand le vélo roule du premier coup, c’est super!

Un employé de CycloChrome, l’entreprise d’économie sociale en charge de l’entretien des BIXI, indique que les crevaisons sont plus nombreuses cette année. Les techniciens en réparent des dizaines par jour. De plus, ils apportent des améliorations aux vélos afin d’augmenter leur durée de vie. Les BIXI sont utilisés environ cinq ou six fois par jour chacun.

J’ai bien hâte de voir quel sera l’état de la flotte dans quelques années. J’espère que le vandalisme n’ira pas en augmentant et que les vélos tiendront le coup longtemps.

Cyberpresse a également publié un article sur le sujet.





80 000 autobus équipés de supports à vélo en Amérique du Nord

28 06 2011

La STM a officiellement annoncé hier matin son projet pilote de supports à vélo sur deux lignes d’autobus, la 140 Fleury et la 180 De Salaberry, à Montréal. Alors que le syndicat des chauffeurs dit craindre pour la sécurité des piétons, les cyclistes de la métropole se questionnent sur la pertinence de cette peur alors que 80 000 autobus appartenant à 200 sociétés de transport collectif sont déjà équipés de tels équipements en Amérique du Nord.

Ces informations proviennent de cet article du Soleil où Marc Jolicoeur, directeur de la recherche à Vélo Québec, parle notamment de Seattle, première ville à avoir tenté l’expérience des supports à vélo en 1993.

On apprend également dans cet article que les chauffeurs d’autobus de la Ville de Québec sont d’accord avec les supports et que ceux-ci ont été conçus sur mesure et en collaboration avec la partie syndicale. Ils sont toutefois plus coûteux que leur équivalent montréalais, 1700 $ l’unité contre 900 $ à Montréal. Aucun accident n’a été rapporté depuis leur installation qui se fait d’ailleurs de façon progressive.

À Sherbrooke, aucune plainte des chauffeurs n’a été répertoriée.

Ce qui ne veut pas dire que tous les chauffeurs de toutes les sociétés de transport en Amérique du Nord ont tous été d’accord avec les supports à vélo sauf ceux de la STM.

Montréal

La STM installera 25 supports à vélo, ce qui revient à moins de 25 000 $ pour le projet pilote. Ces deux lignes, 140 Fleury et 180 De Salaberry, ont été choisies avec la collaboration des représentants de Vélo Québec notamment parce qu’elles croisent des pistes cyclables très fréquentées. En effet, la ligne 140 – Fleury croise la piste cyclable Christophe-Colomb alors que la ligne 180 – Salaberry croise celles du boulevard Gouin  et du boulevard O’Brien.

Deux vélos peuvent être installés à la fois sur les supports. Quelques règles s’appliquent. Des instructions pour l’usage des supports à vélo sont disponibles ici. On mentionne notamment que les usagers ne doivent pas s’attendre à avoir de l’aide pour mettre et enlever leur vélo des supports. Ce qui est justifié. Ce n’est pas le travail du chauffeur. De plus, le cycliste doit s’assurer de la bonne communication avec le chauffeur. D’autres règles s’appliquent.

Comme les chauffeurs ne sont pas autorisés à quitter leur siège pour aider les utilisateurs, ils craignent les altercations verbales. Effectivement, si les supports ne fonctionnent pas bien, cela créera une occasion de chicane.

Fait à noter : si un cycliste utilise ce service, c’est qu’il a un long parcours à faire en autobus avant de pouvoir rouler à vélo. Il ne devrait donc pas y avoir des cyclistes qui prennent et enlèvent un vélo à tous les arrêts.





Publicité vélo : garage à vélo

28 06 2011

En faisant un peu de ménage dans mes magazines, je me suis rendu compte qu’il y avait des publicités intéressantes dans le Vélo Mag pour les cyclistes urbains.

Voici une publicité de Primeau vélo tirée du numéro de mai… 2008.





Supports à vélo sur les autobus de la STM : danger clament les chauffeurs

27 06 2011

Dans un article publié ce matin dans La Presse, le journaliste Gabriel Béland indique que la STM installera dès aujourd’hui des supports à vélo au devant des autobus de deux lignes, soit la 140 Fleury et la 180 De Salaberry. Une nouvelle qui ne plaît pas aux chauffeurs de la STM qui craignent pour la sécurité des piétons.

Je me permets de reproduire cette partie de citation du président du syndicat de la STM qui donne froid dans le dos : « On en accroche déjà avec nos rétroviseurs à l’occasion, alors imaginez avec un rack à vélos. »

Selon les chauffeurs, les supports à vélo diminuent le champ de visibilité, rendant la circulation plus difficile dans un environnement urbain déjà surchargé. De plus, les supports représentent un danger pour les piétons qui ne se méfient pas, règle générale, des autobus lorsque ceux-ci arrivent et se collent au trottoir. Les supports empiètent sur le trottoir. Ce qui voudrait dire qu’un autobus qui dépasse un cycliste par la gauche représenterait également un danger pour le cycliste (mon interprétation).

Des supports à vélo sécuritaires

Le conseiller municipal Marvin Rotrand estime toutefois que les craintes des chauffeurs sont exagérées puisque des systèmes de supports à vélo sont utilisés dans plusieurs autres villes dans le monde de façon sécuritaire. Bonne nouvelle pour les cyclistes donc!

Montréal à vélo annonçait la chose dès le 25 juin.

La STM invite les médias ce matin à 10 h au métro Sauvé.

Merci également à @pasqualelm et à @_VeloCite sur Twitter.





Un abonnement BIXI à 19 $ si…

27 06 2011

… vous vous abonnez à la carte OPUS de la STM à l’année. Il s’agit d’un rabais de 59 $ sur un abonnement à coût régulier à BIXI. C’est ce qu’on appelle un incitatif à la complémentarité des transports.

Dans le même ordre d’idées, j’aimerais que les cyclistes puissent obtenir un rabais sur leur passe mensuelle de la STM les mois d’hiver quand ils délaissent leur bicyclette. En utilisant le vélo l’été, les cyclistes libèrent bien des places dans les autobus et le métro, rendant moins pénibles les trajets dans ces transports généralement surchauffés en juillet-août pour ceux et celles qui ne souhaitent pas rouler à vélo. Un petit merci serait bien apprécié!

Voici le texte officiel tel que publié sur le site de la STM :

Spécial Bixi – OPUS à l’année
Abonnez-vous à BIXI pour 19 $ avec OPUS à l’année. En vous abonnant à OPUS à l’année, vous recevrez un rabais de 59 $ sur l’abonnement annuel à Bixi. Vous roulerez donc à petit prix tout l’été!

Pour profiter de cette promotion : 
Cochez la case « Bixi » lorsque vous remplirez le formulaire OPUS à l’année. Dès que vous soumettrez votre abonnement, vous recevrez un code. Vous aurez à fournir ce code lorsque vous vous abonnerez sur le site de Bixi.

Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre offre et est disponible en quantité limitée.





Bixi : un succès inégal à l’étranger

20 06 2011

La Presse publie ce matin une série d’articles sur le succès de Bixi à l’étranger. Les titres sont accrocheurs, mais ne disent pas tout, évidemment!

On aurait souhaité un succès incroyable dans chaque ville où Bixi a été implanté pour plusieurs raisons. Premièrement, avec le récent plan de sauvetage, les contribuables montréalais ont à l’oeil ce qui se passe du côté du vélo en libre-service. Puis, question de fierté, on préfère entendre parler des entreprises québécoises en bien plutôt qu’en mal quand ça vient de l’international.

Je pense que le Bixi est un succès à Montréal, ce qui n’est pas remis en question dans la série d’articles. Oui, il manque 10 000 abonnements annuels afin que le projet soit rentable au seul niveau de la métropole, mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’on y arrive. Rares sont les entreprises qui sont rentables dès la première année. On parle aussi d’un service qui selon moi mériterait d’être subventionné, mais la Ville préfère que le tout soit autofinancé, ce qui est responsable d’un point de vue des finances publiques.

À l’étranger

L’article principal intitulé Bixi : un succès mitigé à l’étranger parle de la manière de faire à l’étranger de Bixi et de sa réputation. À retenir : Bixi est un gros joueur, mais pas le seul. À New York, un récent article sur ce qui se passe du côté des finances a été publié, ce qui n’était pas pour plaire aux dirigeants de Bixi, surtout que le système québécois est un des deux organismes en lice pour s’occuper des vélos en libre-service dans la ville américaine. Rien n’est dit toutefois sur les difficultés potentielles des autres entreprises de l’international qui sont en compétition pour obtenir ce genre de contrat.

À Boston, le système devrait être lancé le mois prochain.

Enfin, on devrait connaître sous peu les résultats de l’enquête du vérificateur général Jacques Bergeron.

Melbourne

On parle d’un désastre dans la ville australienne. Or, le système a été lancé en hiver… et le casque est obligatoire, un frein majeur au développement du cyclisme utilitaire dans une ville. Je ne dis pas que les gens ne devraient pas porter de casque. Sauf que l’obligation fait en sorte que les gens utilisent moins le vélo qu’ailleurs, le vélo en libre-service du moins. La faute ne revient donc pas à Bixi.

Minneapolis

On parle d’un succès dans la ville américaine. Les abonnés sont au rendez-vous et on parle d’expansion.

Washington

Un succès éclatant, rien de moins! En huit mois, le système compte 14 000 abonnés et 500 000 déplacements. On parle d’expansion vu que les attentes ont été dépassées.

Londres

Les Boris Bikes roulent beaucoup dans la capitale britannique qui compte 125 ooo abonnés et 5 millions de déplacements. Or, un sous-traitant qui s’occupe de la facturation aux usagers a suscité du mécontentement en raison des nombreuses erreurs qui ont été commises. Ce n’est pas Bixi qui s’en occupait directement. Une deuxième phase doit être lancée avant les Jeux olympiques de Londres en 2012.








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