Cycliste heurté par un autobus de la STM : il passe 30 minutes sous les roues du véhicule

31 05 2011

Ok, ok, c’est pas fin de mettre un titre à la sauce « Journal de Montréal » en parlant d’un accident du genre. C’est arrivé hier à Pointe-Claire vers 11 h 40 sur l’avenue Delmar près du boulevard Hymus. L’autobus a heurté le cycliste de 20 ans. Celui-ci a été traîné sur quelques mètres (autre détail à la Journal de Montréal, désolé). Les secours ont mis 30 minutes avant de pouvoir l’extirper en soulevant l’autobus. Il a été conscient tout le long de l’opération de sauvetage, rapporte Montréal Express.

Selon le SPVM, il repose dans un état stable et aura la vie sauve. Ses blessures : multiples fractures au bassin aux poignets et aux chevilles et abrasions multiples. Des témoins ont rapporté à Cyberpresse que le cycliste roulait en plein milieu de la rue avant de bifurquer devant l’autobus.

Des spécialistes tenteront de comprendre comment l’accident a pu se produire.

Cohabitation vélo-autobus

Je ne parle pas souvent de la cohabitation entre les vélos et les autobus. J’ai pas mal plus souvent des problèmes avec les automobilistes qu’avec les chauffeurs d’autobus. Cette vidéo d’un cycliste qui se fait dangereusement frôler par des autobus à Longueuil avait fait parler dans la communauté cycliste. Il y a peut-être trop d’impunité à frapper un cycliste. Peut-être pas dans ce cas-ci, mais en général, j’ai l’impression suivante : l’opinion publique est défavorable aux cyclistes et que la police n’est pas répressive vis-à-vis des automobilistes qui s’en prennent à des cyclistes parce qu’ils n’ont pas de pression dans ce sens. C’est juste une impression.





Quelques statistiques sur le vélo à Montréal

31 05 2011

C’est évident, mais tout de même amusant de le répéter : la marche est le moyen de transport le plus économique en ville. Viennent ensuite le vélo puis l’auto. Les transports actifs sont plus verts, mais aussi plus abordables selon cet article de l’hebdomadaire Le Plateau signé par Philippe Boisvert.

Quelques statistiques

C’est triste, mais les Montréalais préfèrent encore la voiture comme principal moyen de transport. Sur le territoire de la ville de Montréal, ils sont 53,2 % à l’utiliser pour se rendre au travail contre 34,8 % pour le transport collectif et 10,8 % qui préfèrent le vélo ou la marche.

Sur le Plateau-Mont-Royal, la première place revient au transport collectif avec 35 % des déplacements, la deuxième va à l’automobile avec 32,3 % et la troisième à la marche et au vélo avec un très respectable 30,7 %. Les transports actifs y sont donc très populaires si on compare au reste de l’île. Évidemment, un quartier central avec une très bonne mixité de zones commerciales et résidentielles a des atouts dans sa manche pour arriver à un tel résultat.

Si on ne considère que le vélo, la proportion de Montréalais qui l’utilise pour leurs déplacements est de 2,4 %, chiffre qui bondit à 9,7 % sur le Plateau-Mont-Royal. Ces statistiques, tirées de je ne sais où puisque le journaliste protège trop bien ses sources, me mettent toutefois l’eau à la bouche pour la prochaine édition de l’état du vélo qui devrait être publiée sous peu par Vélo Québec. Du moins je l’espère!

L’article nous apprend aussi que d’utiliser une voiture coûte cher, 21, 28 $ par jour pour une Chevrolet Cobalt. Les transports collectifs coûtent 2,39 $ par jour avec un abonnement annuel, soit un peu plus de 10 % du montant quotidien pour utiliser l’automobile. Pour le vélo, c’est plus difficile à calculer. Il faut tenir compte du coût du vélo amorti sur plusieurs années, des réparations et de l’entretien et du coût des accessoires. Mais on peut chiffrer Bixi puisqu’un abonnement annuel y est vendu 78 $. Et la marche vous coûtera une paire de bonnes chaussures, c’est tout!





Laval aura deux nouveaux tronçons de pistes cyclables, mais pas avant l’automne

30 05 2011

Deux nouveaux tronçons de piste cyclable sont prévus dans le quartier Sainte-Dorothée à Laval, mais les cyclistes ne pourront y rouler avant l’automne.

Le premier tracé de deux kilomètres sera aménagé sur le chemin du Bord-de-L’Eau, selon ce que rapporte le Courrier Laval. Un autre de trois kilomètres sera aménagé sur la rue Principale. Le retard est dû au déplacement d’utilités publiques. Il s’agit des poteaux appartenant à Hydro-Québec et des fils de Bell, Telus et Vidéotron. Vingt-huit arbres seront également coupés.

Ces projets sont dans les plans de la Ville de Laval depuis deux ans. Le Courrier Laval indiquait déjà en août 2009 que ce secteur de l’île est le moins bien pourvu en voies réservées aux vélos avec moins de deux kilomètres.

Je vous parlais en 2008 de l’expérience d’une journaliste du même journal qui avait tenté de mesurer l’étendue du réseau cyclable lavallois… avant de se rendre compte qu’on ne pouvait pas vraiment parler de réseau parce que les pistes cyclables n’étaient pas reliées.

J’écris rarement à propos des voies cyclables dans les municipalités autres que Montréal puisque j’habite la métropole. Ici, il est facile de justifier des dépenses en infrastructures cyclables parce qu’il y a presque des bouchons de circulation cycliste sur certaines pistes le matin et le soir. Mais à Laval, j’imagine que l’Administration devra oser afin de développer un réseau dans un environnement totalement construit pour l’automobile.

Si vous ne me croyez pas lorsque j’affirme qu’il existe des pistes cyclables à Laval, visitez la page officielle des voies cyclables sur le site Internet de la Ville de Laval. Vous pourrez y télécharger les cartes des voies cyclables de l’est et de l’ouest de la municipalité.





Mikael Colville-Andersen à Montréal

29 05 2011

Depuis les débuts de ce blogue en mai 2008, j’ai découvert tout un univers à propos du vélo urbain, tant sur la route que sur la toile. L’objectif de Rouler à vélo a toujours été de parler de la place qu’occupe le vélo en ville. Je m’intéresse aux infrastructures cyclables de Montréal et d’ailleurs de même qu’aux relations cyclistes-piétons-automobilistes.

Je souhaite voir le nombre de cyclistes utilitaires augmenter de manière fulgurante à Montréal. Je suis convaincu que plus il y aura de cyclistes dans les rues de Montréal, plus nous serons en sécurité. Les défis sont nombreux, notamment au niveau des investissements en infrastructures cyclables, de l’apaisement de la circulation et de la cohabitation sécuritaire et respectueuse des divers usagers de la route.

Parmi les villes qui devancent Montréal au niveau du vélo urbain, il y a bien entendu Copenhague. Et justement, l’un de ses plus illustres citoyens est de passage dans la métropole pour deux raisons ces jours-ci. Mikael Colville-Andersen, le fondateur des blogues du mouvement Cycle Chic et de Copenhagenize.com, prononcera une conférence intitulée Quatre façons de promouvoir le vélo urbain mercredi le 1er juin dès 10 h 30 à la Grande bibliothèque. J’y serai c’est certain!

 

Montréal Cycle Chic

Puisqu’une bonne nouvelle ne vient jamais seule en cette semaine qui marquera le début de la Féria du vélo, Montréal entrera dans le club des villes Cycle Chic avec le lancement du blogue Montréal Cycle Chic jeudi le 2 juin dès 17 h au Bar Waverly (5550, boulevard Saint-Laurent, angle Saint-Viateur).

Comme le croit Mikael Colville-Andersen, Montréal peut devenir la Copenhague d’Amérique. Un défi que les cyclistes d’ici sont certainement prêts à relever!

Je vous propose la lecture de deux articles à propos de Mikael Colville-Andersen publiés dans des médias montréalais ces jours-ci :

Zoom sur la bicyclette – Le vélo, mode de vie d’Émilie Folie-Boivin dans Le Devoir et « Montréal doit montrer la voie », dit le pape du vélo urbain de Gabriel Béland dans La Presse.

Au plaisir de vous rencontrer le 1er et le 2 juin!





La délinquance des cyclistes selon le journal 24 H

27 05 2011

Le journal 24 H a publié hier un article où on apprend que les cyclistes montréalais sont « encore délinquants ». Rien de neuf sous le soleil. Le comportement de tout Québécois qui circule en voiture, à vélo ou à pied est le même. Une partie respecte à 90 % le Code, l’autre partie pas mal moins.

Je suis en faveur du respect du Code par les cyclistes même si je crois qu’il devrait être adapté. Si on permet le virage à droite sur feu rouge aux automobilistes (en dehors de l’île) malgré les blessés, peut-être pourrait-on le permettre pour les cyclistes sur l’île (pas pour les automobilistes toutefois). Je me questionne aussi sur l’obligation de l’arrêt complet. Quand il n’y a personne, un ralentissement marqué ne serait-il pas suffisant?

Reste que pour l’instant, les cyclistes doivent respecter le Code de la sécurité routière et que visiblement, c’est difficile selon l’article. Je m’étais amusé à cet exercice à deux reprises lorsque j’ai commencé à écrire ce blogue en 2008. Deux fois, dans des articles intitulés 60 minutes au coin de…, j’ai relaté les méfaits des cyclistes. Je me suis fait vertement accusé d’être du côté des automobilistes alors que le but de l’exercice était d’avoir l’heure juste sur les comportements cyclistes à une intersection donnée d’une façon pas scientifique du tout.

Je n’ai rien contre ce genre d’article dans les journaux puisque je trouve, comme Suzanne Lareau le mentionne dans l’article, que les cyclistes qui brûlent les feux de circulation et qui enfreignent d’autres règles donnent une mauvaise image des cyclistes. C’est la manière polie de dire que les automobilistes ragent de nous voir agir de la sorte et qu’ils adoptent par la suite des comportements dangereux à l’égard des cyclistes afin de nous donner une leçon ou quelque chose du genre.

J’aimerais toutefois que les journalistes fassent la même chose avec les automobilistes. Ils en verraient des arrêts « oubliés », des feux de circulation peu respectés, des comportements dangereux, des priorités aux piétons et aux cyclistes bafouées et des limites de vitesses pas du tout respectées. Les cyclistes et les piétons ne sont pas les seuls à devoir se faire pointer du doigt.





Conférence Partager la route : comment cyclistes et automobilistes peuvent mieux coexister

25 05 2011

L’Association canadienne des automobilistes (CAA) organise aujourd’hui à Vancouver une conférence intitulée Partager la route où automobilistes, cyclistes et spécialistes tenteront de trouver comment les usagers du réseau routier pourraient mieux cohabiter sur les routes du pays.

La conférence veut offrir un espace de dialogue axé sur la recherche de solutions fructueuses pour améliorer la relation autos-vélos sur les routes et assurer la sécurité de tous, selon le communiqué de l’organisme. Un sujet qui prend encore une fois toute son importance au Québec avec cet automobiliste pris de rage au volant qui a intimidé deux cyclistes de la capitale nationale dimanche dernier.

« Partout au pays, on observe une recrudescence des problèmes d’infrastructure, de sensibilisation et de sécurité liés à la cohabitation grandissante des vélos, des automobiles et des véhicules de transport en commun sur les routes canadiennes. Il en résultera une pression accrue sur les infrastructures de transport, et les villes canadiennes doivent s’y préparer », constate Jeff Walker, vice-président des affaires publiques de la CAA. « Nous croyons que les spécialistes qui se penchent sur ces questions à l’échelle nationale et internationale ont beaucoup à nous enseigner, et souhaitons favoriser les échanges quant à la manière dont nous aborderons tous ensemble ce dossier. »

Un sondage de Harris/Decima Research révèle que 33 % des Canadiens songent à aller travailler à vélo occasionnellement ou régulièrement. Or, 55 % des Canadiens ne se sentent pas en sécurité sur les routes. Le problème majeur étant le manque d’infrastructures adaptées à la réalité des cyclistes.

La Ville de Montréal a récemment annoncé ses intentions quant au développement du réseau cyclable Montréalais pour la prochaine année.

Plusieurs spécialistes et conférenciers reconnus se feront entendre. Quelqu’un de Vélo Québec y sera. Ils parleront d’infrastructures, de sécurité, d’occasions d’affaires et des coûts liés à la modification de nos habitudes de transport. « Nos membres nous ont clairement fait savoir que cette question les préoccupait. Étant donné que nous effectuons un transfert progressif vers des moyens de transport plus écologiques, il est essentiel de s’assurer que la population aura facilement accès à des services et à de l’information fiable pour se déplacer en toute sécurité », ajoute Jeff Walker.

Plusieurs clubs automobiles, comme celui de la Colombie-Britannique, offrent un service d’assistance routière aux cyclistes membres de la CAA.

La conférence, organisée avec la British Columbia Automobile Association, sera diffusée sur le web. Les internautes pourront poser des questions. Pour plus de renseignements sur la conférence et savoir comment accéder à la diffusion Web de l’événement, veuillez consulter le CAA.ca/changinglanes. L’essentiel des présentations sera fait en anglais.

Pour soumettre vos questions ou participer à une séance de clavardage : changinglanes@national.caa.ca

Voici quelques sujets qui seront abordés dans le cadre de la conférence :

  • « Favoriser une meilleure harmonie » – Comment peut-on construire des infrastructures qui amélioreront la relation entre les cyclistes les automobilistes?
  • « Un avenir plus sécuritaire » – Cette discussion portera sur les stratégies et les mesures que les cyclistes et les automobilistes peuvent mettre en œuvre pour contribuer à rendre les routes un peu plus sécuritaires pour tous.
  • « Le cycle économique » – Cette discussion permettra aux promoteurs et à leurs opposants de débattre des coûts réels et des occasions d’affaires qu’apporterait une utilisation accrue du vélo dans les villes canadiennes.

La présence des conférenciers suivants a été confirmée :

  • Gil Penalosa, directeur général, 8-80 Cities, Toronto
  • Margaret Mahan, directrice générale, Better Environmentally Sound Transportation (B.E.S.T), Vancouver
  • Jean-François Pronovost, vice-président, développement et affaires publiques, Vélo Québec, Montréal
  • Eleanor McMahon, fondatrice et PDG, Share the Road Cycling Coalition, Burlington, Ontario
  • Hans-Jurgen Becker, Velocities 2012, Vancouver
  • Jennifer Dill, Oregon Transportation Consortium, Portland
    … et bien d’autres encore!




Rage au volant contre deux cyclistes : quatre accusations

24 05 2011

L’automobiliste qui a agressé deux cyclistes dimanche à Québec dans un cas de rage au volant fait maintenant face à quatre accusations. Michel Charette, 59 ans, a embouti le vélo d’un des deux cyclistes alors que celui-ci venait d’en descendre afin de s’expliquer avec l’automobiliste.

Tout a commencé quand l’automobiliste aurait vu les cyclistes ne pas compléter un arrêt obligatoire. Il aurait alors été pris de rage. Il a suivi les cyclistes et les a intimidé. Il aurait tenté de les envoyer dans le gazon alors qu’ils roulaient.

L’homme fait face à des accusations de voies de fait, de menaces de mort, de méfait de moins de 5 000 $ causé sur un vélo haut de gamme et d’avoir omis d’obéir à un policier. Il a retrouvé sa liberté sous plusieurs conditions dont celle de ne pas entrer en contact avec les deux victimes. Il reviendra en cours le 7 septembre 2011.





Un automobiliste de Québec s’en prend à deux cyclistes

23 05 2011

Un automobiliste de 59 ans comparaîtra lundi à Québec après s’en être pris à deux cyclistes dimanche. Il reprochait aux cyclistes de ne pas avoir complété leur arrêt obligatoire. L’automobiliste a alors été pris de rage. Il a talonné les cyclistes et leur a crié des insultes. Il a réussi à frapper la roue arrière d’un cycliste et a continué d’avancer jusqu’à ce que la bicyclette soit sous son véhicule. L’automobiliste sera accusé de voies de fait armées et menaces. L’article ne mentionne pas l’état de santé des cyclistes. J’espère qu’ils s’en sont sortis sans trop de blessures.

Si je donnais un coup de pied sur chaque véhicule qui fait un arrêt incomplet, j’aurais assez mal aux pieds merci. Ce n’est pas facile de garder son calme au volant ou au guidon quand on voit quelqu’un faire une manoeuvre illégale, j’en conviens. Mais de se permettre de mettre la vie des autres en danger pour leur donner une leçon, c’est un crime. Que les automobilistes s’en rappellent. Et s’ils veulent régler quoi que ce soit avec un cycliste, qu’ils aient le courage de le faire sur deux roues plutôt que quatre!








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