Retour du boulot à vélo

30 04 2010

Je vous parlerai éventuellement de choses plus sérieuses qui concernent le vélo urbain, promis. En attendant, lisez ou relisez les billets un peu plus anciens de ce blogue ou faites comme moi et profitez du beau temps!

J’aimerais bien un jour essayer ce vélo conçu pour trois cyclistes.





La météo à vélo

29 04 2010

Je vous parle encore de météo aujourd’hui simplement pour souligner qu’il s’agit d’un blogue bien québécois et aussi pour que tous les cyclistes réalisent à quel point l’hiver est derrière nous! Voici quelques photos de mardi :


Et une photo de mercredi :

Aujourd’hui, le ciel sera encore plus bleu!





Les cyclistes avancent à travers les flocons ce matin

27 04 2010

Il fait froid et il neige ce matin à Montréal. Mon vélo prendra une petite pause puisque je suis fait en chocolat. Sa courte saison ayant débuté seulement hier, il aimerait bien se promener dans la journée, mais son propriétaire n’est pas très courageux! Je tiens à souligner la persévérance des cyclistes qui circuleront dans les rues de la métropole aujourd’hui. Les cyclistes qui roulent dans les rues l’hiver sont habitués à de telles conditions routières. Au moins les pistes cyclables sont ouvertes. Mais je crois qu’il y aura pas mal moins de gens qui se rendront au travail à vélo ce matin. Ça réglera le problème de la congestion des pistes cyclables aux heures de pointes pour une journée. Le retour du beau temps est heureusement prévu pour demain! Bonne journée!





Masse critique à Montréal vendredi 30 avril 2010

26 04 2010

Il fera encore plus beau et plus chaud qu’en mars, soyez-en certain! Des excuses valides pour ne pas participer à la masse critique alors que des milliers de cyclistes vont déjà travailler à vélo depuis quelques semaines, il n’y en a plus! Comme à chaque dernier vendredi de chaque mois, la Masse critique de Montréal partira du Carré Phillips, situé au coin des rues Union et Sainte-Catherine, ce vendredi 30 avril à 18 heures. L’heure du rendez-vous est 17 h 30, question de rencontrer d’autres participants avant le grand départ de 18 heures. Qu’est-ce qu’une masse critique? C’est une grande randonnée collective à vélo à travers les rues de la ville. La masse, composée de dizaines voire de centaines de cyclistes, roule en prenant toute une voie ou tout un côté de rue dans différents quartiers de la ville.


Visitez le site officiel de Masse critique Montréal ou la page Facebook.





Supports à vélo sur les autobus : qui est responsable en cas de vol ou de bris?

24 04 2010

Les supports à vélo que les Montréalais aimeraient bien voir apparaître sur les autobus de la STM deviennent ces jours-ci réalité à Québec. La capitale n’est toutefois pas la première société de transport du Québec à installer de tels supports. Peu importe la ville, une question demeure : en cas de vol ou d’incident, qui est responsable? Le cycliste ou la société de transport?

La réponse : le cycliste. Il suffit de consulter les dépliants des différentes sociétés de transport qui offrent le service. Voici le texte contenu dans le dépliant du nouveau service VéloBus à Québec : Le RTC (Réseau de transport de la Capitale) n’est pas responsable des vols ou bris de vélos survenant lors de l’utilisation de ce service.

Autrement dit, si un chauffeur, pour une raison qui peut être légitime puisque les automobilistes n’ont pas tous un comportement routier exemplaire, a une légère collision avec un autre véhicule et qu’une bicyclette est endommagée, c’est le cycliste qui paie. L’assureur ou la société de transport va payer pour faire réparer l’autobus, le support à vélo qui aura subi des dommages et pour l’automobile, mais pas le vélo. Ce n’est pas très rassurant parce qu’un accident peut toujours arriver. Il m’est arrivé à quelques reprises lorsque j’étais dans un autobus que celui-ci fonce à basse vitesse dans une automobile qui, croyant que l’autobus était immobilisé pour longtemps, lui a coupé le chemin en tournant à droite à partir de la voie de gauche.

Avec un vélo en avant de cet autobus pour servir de pare-choc, qu’est-ce qui écopera? J’aimerais préciser ici que je suis totalement en faveur d’un tel service à Montréal. Mais ce n’est pas la même réalité que dans des villes où il y a une densité de circulation automobile moins dense que dans la métropole. On verra.

Quant aux vols… J’ai écrit au Conseil intermunicipal de transport Laurentides pour savoir à qui incombait la responsabilité des dommages en cas d’accident ou de vol. Voici la réponse :

Il est mentionné, dans le dépliant Vélo-Bus SURF, que le réseau SURF et les transporteurs ne sont pas responsables des vols ou bris de vélos qui pourraient survenir lors de l’utilisation du service Vélo-Bus.

Toutefois, notez que l’utilisation de ce service est sécuritaire; aucun vol de vélo ne nous a été signalé depuis sa création. De plus, vous avez la possibilité de vous asseoir à l’avant de l’autobus et d’avoir votre vélo à l’oeil.

Malheureusement, à Montréal où les chauffeurs nous demandent constamment d’« avancer en arrière », garder un oeil sur le vélo sera la plupart du temps impossible. N’importe qui pourrait, à un coin de rue, partir avec un vélo. Il peut arriver de la droite de l’autobus comme s’il venait d’en sortir. Même si un maximum de deux vélos peuvent être accrochés, il n’est pas de la responsabilité du chauffeur de se rappeler à qui appartient le vélo. Et en plus, ils ont généralement la consigne légitime de ne pas sortir de l’autobus pour aider les cyclistes.

Autrement dit, quand le service arrivera à Montréal, il faudra ouvrir l’oeil et prier pour que l’autobus ne soit impliqué dans aucun incident. Ce qui, règle générale, devrait être le cas. Sinon, à moins de circuler avec un vélo aussi robuste qu’un Bixi, préparez-vous à sortir vos billets verts.

Et je ne vous parle par des trains de banlieue de l’AMT qui ont encore des croûtes à manger en matière de complémentarité des transports actif et collectif.





Les véhicules sur les pistes cyclables suscitent de vives réactions

23 04 2010

Le billet intitulé « Ces véhicules qui bloquent les pistes cyclables » a suscité de vives réactions chez les lecteurs et lectrices de Rouler à vélo. Je publie ici un de ces commentaires, écrit par ProStef, car il s’agit d’une description très intéressante de la réalité du vélo urbain à Montréal. Bonne lecture!

Sérieusement, moi j’ai abandonné l’utilisation de pistes cyclables à Montréal. Trop frustrant, pas assez sécuritaire. Les bandes cyclables ne servent absolument à rien, toujours une voiture dedans ou des piétons. Même des cyclistes qui roulent dans le mauvais sens. J’habite sur le Plateau et si je veux suivre le chemin de la piste cyclable à partir du coin Gilford/Brébeuf, c’est une vraie farce et il faut être d’une patience sans reproche. Au coin de Mont-Royal, pas de feu pour vélo, il faut passer sur le feu des piétons, on est en sens inverse de la circulation ici, faut pas s’attendre à ce que la Ville nous mette un feu bien à nous. Même chose à l’intersection Rachel. Ensuite, on traverse le parc La Fontaine avec les chiens (en laisse ou non), les piétons qui marchent dans la piste (ou la traverse à tout moment), les coureurs, les carrosses et poussettes.

Et le calvaire continue. On arrive à Cherrier, des voitures nous coupent régulièrement ne voyant pas que nous venons d’une piste cyclable. Là je ne leur en veux pas car c’est pas évident. Ensuite, on doit traverser quelques rues dangereuses comme Mentana et Saint-André où à tout instant une voiture s’avance dans la piste cyclable sans vraiment vérifier s’il y un vélo qui circule. Par la suite, on attend à la lumières à Berri. 90% des cyclistes commettent une infraction en quittant la piste (si c’est la norme, c’est un méga problème) pour rouler en sens inverse et prendre la piste Berri au sud de Cherrier et non pas par l’îlot de protection. Je n’en veux pas aux cyclistes, cela prends quatre minutes pour continuer sur la piste légalement par le nord, car il y a deux lumières coup sur coup à attendre. Ensuite, belle côte qui descend, on peut filer sans crainte sauf qu’il faut mettre les freins, car la lumière nous attend immanquablement en bas de la pente. Une fois arrêté, il faut regarder derrière nous avant de repartir au vert, car il y a toujours des casse-cous qui te dépassent sur la rouge ou veulent tourner immédiatement à droite sur Ontario.

Par la suite, pas sorti du bois, on circule sur la piste jusqu’à Viger en surveillant de chaque côté, car des piétons traversent la piste à tout instant sans avertissement. Il y aussi ceux qui sortent de leurs voitures et qui débarquent immédiatement en plein milieu de la piste. De plus, comme la Ville a pensé aux cyclistes, si on est réglo, il faut faire attendre en moyenne à
75% des feux de circulation, surtout ceux à Viger et Saint-Antoine une après l’autre. Pas besoin de vous dire que la plupart des cyclistes ne respectent pas ces feux. Ensuite, on arrive dans le Vieux. Mais où diable est la piste cyclable? C’est supposé être la Route verte. Ne cherchez pas, elle n’existe tout simplement pas jusqu’à Saint-Laurent à moins de passer près de l’eau avec tous les touristes et rouler en zigzaguant à 8km/h. À Saint-Laurent, il semble que la piste recommence, mais est-ce vraiment une piste cyclable où seuls les vélos et les patins à roues alignées ont le droit de circuler? Bien sûr que non, il y a toutes sortes d’utilisateurs sur cette piste, même des gens qui pêchent!*

Tout cela pour vous dire que ça prend 5-10 minutes de plus sur la piste cyclable que dans les rues non achalandées. On est confronté aux automobilistes, mais c’est pas mal moins stressant!

Il y a aussi les bandes cyclables sur McGill. Je défie quiconque de trouver un moment de la journée (pas en soirée) où ces bandes sont totalement libres de véhicules! La police ferme les yeux et fait preuve d’une incroyable tolérance.

Au nord du parc Laurier intersection Christophe-Colomb, c’est aberrant, on doit passer sur le feu des piétons. Pourtant, c’est une infraction! Tu passes sur la verte et tu te fais klaxonner! Comment conscientiser l’automobiliste si tous les cyclistes passent sur le feu des piétons? La Ville est supposée reconfigurer la piste à cet endroit. On attends toujours et surtout pas question de nous installer un feu de signalisation pour vélos seulement.

Les vélos à Montréal sont considérés comme des maux nécessaires, y compris par l’administration. C’est une ville nord-américaine concentrée sur la voiture qui se donne des airs écologiques, mais en réalité, il n’y a pas de véritables intentions.

* Comme toute bonne histoire de pêche, il s’agit d’une exagération. Il s’agissait en réalité de piétons se promenant sur la piste cyclable avec leur canne à pêche et le crochet qui pendait… Danger, quand tu nous guette!





Rouler à vélo sur Twitter

23 04 2010

Il me fait plaisir de vous annoncer en moins de 140 caractères que Rouler à vélo est désormais sur Twitter.





Ces véhicules qui bloquent les pistes cyclables

22 04 2010

Les cyclistes ont régulièrement la mauvaise surprise de devoir disputer l’espace qui leur est réservé avec des véhicules motorisés qui se trouvent au mauvais endroit. Une automobile ou un camion qui se stationne ou qui circule sur une bande cyclable sinon carrément dans la piste cyclable met en danger l’intégrité physique des cyclistes en obligeant ces derniers à se déplacer plus près des véhicules en mouvement. Est-ce que le QI descend avec le nombre de roues?

Ce camion de location bloque totalement la piste cyclable de la rue De Brébeuf à Montréal, obligeant les cyclistes à circuler dans la rue. De plus, les cyclistes risquent de se retrouver face à face avec un autre cycliste sinon une automobile en contournant le camion.

Au coin des rues Papineau et Marie-Anne, les véhicules ne s’arrêtent pas derrière la ligne d’arrêt. La situation perdure plusieurs feux de suite. J’ai dû attendre trois feux avant de pouvoir traverser. Piétons, cyclistes et automobilistes étaient victimes de cette très mauvaise habitude bien montréalaise.

Attendre l’autobus au milieu de la piste cyclable est toujours plus intéressant que sur le trottoir, tout le monde sait ça. Mais ce n’est pas le sujet du jour. J’y reviendrai dans un futur billet.

Cette voiture a été bloquée par un taxi. L’automobiliste, même en voyant que le taxi lui bloquait le chemin, ce qui est injuste, stupide et frustrant, je comprends, a malgré tout décidé de s’avancer, bloquant ainsi le chemin à plusieurs cyclistes. Une étoile en moins pour les automobilistes.

Cette voiture de taxi est demeurée près de deux minutes sur la piste cyclable de la rue Rachel. Elle n’était pas en train de tourner.

Ce camion de livraison s’est garé directement sur une piste cyclable comme si elle n’existait pas. J’ai volontairement brouillé la plaque d’immatriculation puisque je dois me renseigner si publier cette dernière sur Internet est une atteinte à la vie privée. Peut-être est-ce davantage le cas lorsqu’il s’agit d’un véhicule d’un particulier. J’attends vos avis légaux sur la question! En tout cas, difficile de cacher qu’il s’agit d’un camion de livraison Sleeman… Rien n’arrête la livraison de bière à Montréal, pas même les pistes cyclables!

Même les camions de la Ville de Montréal se permettent de bloquer les pistes cyclables!

Dans le coin de la nouvelle Place des festivals, j’ai pu constater de mes propres yeux à quel point la piste cyclable de la rue Rachel aura dorénavant de la compétition en tant que pire piste cyclable où rouler dans la métropole. Le tronçon de la piste cyclable de la rue De Maisonneuve qui mène au centre-vile, une piste achalandée s’il en est une, se transforme en cauchemar cycliste. La piste est jolie, certes. Or, elle n’est séparée de la Place des festivals, où les piétons sont à juste titre rois, que par une légère différence de teinte de gris. J’y ai vu plusieurs piétons marcher sur la piste cyclable sans s’en rendre compte, sans faire attention. Ce qui s’avère dangereux tant pour les cyclistes que pour eux. Sans compter le véhicule stationné en plein milieu de la piste. Vous pouvez lire ici un échange en anglais entre un collaborateur de Spacing et l’un des concepteurs de la piste. Vélomane en parle également. En gros, c’est la Ville qui avait ses exigences pour la piste afin que tout soi visuellement cohérent. Pas sécuritaire, mais joli, il n’y a pas à dire…

Les relations entre piétons, cyclistes et automobilistes ne seront jamais faciles. Un peu de bonne volonté aide toujours, mais lorsque ce sont des aménagements urbains créés en 2010 qui causent des problèmes de cohabitation, on peut se poser des questions quant à ce qui se passe sur les planches à dessin des concepteurs de la Ville de Montréal.

Dominic Ratthé, auteur du blogue Rouler à vélo : http://rouleravelo.wordpress.com/








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